Après avoir redécouvert notre propre monde intérieur féerique, il devient important de faire le tri entre ce que les autres
nous donnent et ce qui nous appartient vraiment ; c'est-à-dire ce qui donne un sens à nos choix.
Il y a toujours des gens bien intentionnés pour vous dire ce qui est acceptable de ce qui ne l'est pas pour nous.
Il y a souvent parmi ces gens, des êtres dévoués "aux autres", et qui se permettent , au nom de notre Bien, de décider pour nous de ce que nous ressentons et de notre droit à exprimer nos
véritables sentiments.
Dans une socièté où tout le monde parle et revendique le droit d'expression et le droit à la Liberté, personne ne prend le temps d'écouter les besoins profonds et sensibles de ceux qui sont sur
son chemin.
Or, il ne faut pas faire beaucoup d'efforts pour cela, juste être attentif à reconnaître ses propres valeurs et ses propres besoins en soi, et regarder si d'autres ont les mêmes est un début de
chemin, c'est ce que le Maître Jésus a su faire, et que nombre de "pèlerins du coeur" continuent de pratiquer.
C'est une façon d'être ouvert à ses propres ressentis et en même temps une ouverture au besoin de reconnaissance des "autres".
Pour arriver à ce point de tolérance, il faut se dégager de tout ce qui est "orgueil", c'est-à-dire d'esprit de séparation et de discrimination.
La discrimination est le résultat d'une séparation et renforce le jugement, faisant peser sur l'individu qui en est victime un poids, une charge, un joug, qui ressemble à un fardeau....ou à une
trop lourde croix.
A l'inverse, le discernement prend naissance dans l'acceptation de nos propres fonctionnements, avec ce qu'ils contiennent de faiblesses et de forces, de mensonges et d'authenticité.
Le discernement permet la réunion et le partage, car les faiblesses des uns sont compensées par les forces des autres.
Mais, pour réellement apporter sa pierre à l'édifice, il est nécessaire de connaître sur quels piliers est fixée notre identité. Il faut être capable d'auto-estime, de respect vis-à-vis de
soi-même et se sentir apte à remplir son rôle d'être vivant au sein d'une communauté d'autres êtres, différents mais
complémentaires.
Comment faire la différence entre nos besoins réels
et nos désirs d'immédiateté, nos "caprices"?
Il suffit de sentir l'estomac.
Une chose est importante c'est notre liaison à notre estomac, qui est la poche à partir de laquelle nous "goûtons" le monde.
L'estomac est le lien avec le lait maternel et donc la première version de l'Amour terrestre.
L'estomac est le premier lieu de communion avec les éléments terrestres : les aliments.
L'estomac est la "poche de convivialité", à partir de laquelle nous nous socialisons et nous apprenons notre rôle et notre statut dans la société. Manger c'est donc exister socialement,
énergétiquement , emotionnellement et spirituellement, puisque les religions ont toujours adopté des règles quand à l'ingestion de la nourriture et même un calendrier pour rythmer la vie
sociale.
Au sens stricte, l'estomac devient un laboratoire des émotions, des sensations et des interdits. C'est le lieu à partir duquel nous construisons notre image de nous-mêmes.
Ainsi, "avoir de l'estomac" signifie "oser", se montrer entreprenant.
"Ne pas digérer" en parlant d'une situation, d'un conflit, c'est être blessé, ne pas l' accepter.
"Avoir l'estomac retourné", c'est se sentir bouleversé, secoué.
A chaque fois cela concerne nos certitudes, notre vision de nous-mêmes et de la vie. Vous remarquerez que les êtres véritablement équilibrés n'ont pas un gros -ni un petit- estomac! Et que
le bouddha rieur, a un beau ventre rebondit...
C'est en prenant plaisir à être nous-mêmes que nous réalisons que le monde est beau, et que nous nous sentons entreprenants.
Prendre conscience de nous-mêmes c'est accepter de ressentir par ses sens.
et le lien entre le monde extérieur et le ressenti intérieur est précisément la zone de l'estomac.
Dans notre société, la place de l'ego (la perception du "moi") est très valorisée, et l'on donne un très grand espace à la cuisine, aux recettes et aux traditions culinaires. Notre
façon de manger, nos choix culinaires déterminent notre appartenance à un groupe social, à une "famille" de pensée ou de sang : c'est la "communion", c'est le "co-pain" celui avec qui l'on
partage ce que l'on mange, ce que l'on est.
Il y a deux comportements déviants pour l'estomac : l'avidité et l'indifférence.
L'avidité est de se nourrir sans faim, parce que c'est possible dans une situation d'abondance.
On peut se montrer avide de toutes sortes de nourritures : les aliments, les livres, les sons, les couleurs, les objets, les connaissances, les expériences, les aventures, les liaisons....à
chaque type d'avidité correspond un manque intérieur profond à combler.
Si l'on se sent "inférieur" dans un domaine, on va compenser en collectionnant les connaissances, les diplômes, les expériences dans ce domaine jusqu'à la reconnaissance de nos limites et
l'expérience de l'Equilibre...ou la nausée!
L'indifférence est le refus catégorique de "consommer" d'une nourriture ou de lui donner du respect.
L'athéisme, c'est le refus de la religion ou de la conscience du Sacré.
L'anorexie, est le refus de la sacralité de la Terre et des aliments et un moyen social d'appartenir aux "hautes sphères" sociales ou spirituelles (il y a beaucoup de "purifications" qui
sont des jeûns!!) Il ne s'agit pas de rejeter mais de comprendre pour mieux "entendre" le besoin de pureté et d'innocence de l'humanité.
Entreprendre une purification en se privant de nourriture est utile, si elle est soutenue par une Conscience du Sacré et que les règles du rituel sont respectées.
Si non, cela revient à du sabotage de notre équilibre émotionnel et psychique, un refus d'acceptation de l'Alliance entre le terrestre et le céleste.
Enfin, c'est en comprenant ce que nous ingérons, à quel rythme nous nous "nourrissons" que nous pouvons mieux cerner notre personnalité, notre "moi".
Sachant qu'il est la racine terrestre de l'expression du Soi (c'est-à-dire l'équivalent angélique). La façon dont nous entrons en communion avec le monde terrestre est liée à notre besoin
d'expression spirituelle : notre "mission", en quelque sorte.
La "passion" c'est le rythme, l'enthousiasme que nous mettons dans l' Agir.
Trop de Passion entraîne des blocages, trop peu de passion amène des retards.
Nous sommes nos propres grâals, mais de quoi sommes-nous emplis?
De frénésie ou de sérénité? Telle est la question auquelle nous sommes conviés à répondre tout au long de notre vie. Et sur ce chemin de connaissance intime et collectif -puisque chacun y
participe depuis son intérieur afin de l'exprimer dans le quotidien- il nous faut affermir notre auto-estime, renforcer notre autorité intérieure de sorte à laisser le véritable Respect
et l'équilibre entre l'autre et Soi s'installer.Lila
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