Témoignage

Publié le par lila

Puisque le temps est venu de partager les expériences de conscience, je vous transmets le passage qui décrit l’ouverture de l’âme individuelle à l’âme planétaire.

J’avais 16 ans, j’étais en voyage scolaire en Californie, et nous avions visité de nombreux endroits avec une énergie féminine planétaire très ancienne et préservée.

Ces quinze jours avaient été une bouffée d’oxygène pour mon corps énergétique, dormir sur un waterbed (lit à matelas d’eau), visiter le Séquoia’s Park et le Yosemite Park, participer à de nombreuses réunions spirituelles baptistes étaient des occasions de changer mes vibrations et donc mon niveau d’attention.

 

C’était déjà notre dernière excursion, nous allions visiter Sao Francisco.

Nous avons commencé par la fameuse église ; puis nous avons traversé le Golden Gates, ensoleillé ce jour-là.

En descendant de l’autobus sur le petit bout d’île, mon corps s’est enivré ; le soleil était éclatant, l’air frais du mois d’avril embaumait grâce aux fleurs jaunes qui s’étalaient en parterre sauvage jusqu'à la mer bleue et dansante. Il faisait bon vivre. J’avais l’impression de me nourrir par tout mon corps à la fois, comme si mes sens étaient devenus des antennes. Je me sentais « chez moi », joyeuse et calme à la fois. Mon intuition me transmettais la sensation que tout se passerait bien désormais, que je serais protégée de tout mal.

 

Toute la journée nous avons marchés dans les rues montantes et descendantes de Sao Francisco.

Vers quatre heures nous nous sommes promenés sur le quai 39, la tête me tournait d’avoir tant absorbé et j’avais faim.

Nous marchions  par petits groupes de deux ou trois parmi cette foule bigarrée et presque inimaginable pour une personne habituée au conformisme des petites villes.

Notre groupe suivait un fumeur de pipe au tabac à l’odeur de caramel,  quand soudain mes sens se sont trouvés décuplés, il me semblait que ma tête était surdimensionnée et que j’absorbais toutes les odeurs, toutes les couleurs et les mouvements au ralenti ; j’étais pénétrée d’une énergie joyeuse et transcendante, mes yeux zoomaient et j’assistais ahurie à un concert de vie. Mon cœur débordait et remontait jusque  sur ma tête. Ma nuque portait une immense énergie qui se déployait sur 5 mètres au-dessus de moi, tel un ballon léger et puissant. J’envoyais des ondes aux alentours pour mieux recevoir celles du monde en retour.

 

J’avais des yeux partout autour de ma tête, j’étais conscience d’exister à plusieurs niveaux de l’espace. Le temps semblait s’être arrêté et à la place des stridences de la rue, j’entendais une musique douce et cristalline qui me donnait la certitude viscérale de mon appartenance à ce peuple, j’étais une fille de la Terre, saluée par les Anges ; j’étais devenue la sœur de ces êtres colorés et multiples, j’en étais profondément fière.

 

Chaque personne présente dans cette cohue était absolument parfaite, chacune d’elle était une mélodie particulière pour un concert universel, bien qu’aucun bruit ne me parvenait par l'audition, les gestes de chacun participait d’un TOUT, d’une danse harmonieuse et unique.

Chaque image était au ralenti et chaque détail  semblait destiné à donner plus de beauté à l’ensemble ; en réalité, les gens dansaient leur vie et ils ne le savaient pas !

Après quelques secondes de cette vision, je savais que j’étais unique et je représentais un magnifique potentiel de création et de liberté, comme tous les autres, j’étais vivante.  Et je voulais Etre.  Je savais que je ne supporterais plus de devoir simplement paraître vivante, je voulais vibrer de l’intérieur, sentir ce fourmillement vivant et vrai à chaque instant.

 

Entre ce que notre âme désire et ce que notre corps peut donner, il y a Malkut, la densité et la loi du karma qui lui a été associée.

Et ensuite, lorsque la Loi de Grâce est la seule à laquelle nous devons obéir, tout devient possible.  

Mais alors, l'Amour de la liberté, la Sagesse issue de l'expérience nous ont appris à ne pas demander plus que ce que nous pouvons assumer sans succomber sous le poids de la lourdeur de nos possessions, chaque désir cherche l’assouvissement et chaque objectif atteint fait tourner la roue du karma…ou de la libération

Parfois, votre âme est si belle, si grande et si pure, qu'elle ne travaille plus pour se libérer elle-même des chaînes qu'elle n'a jamais eues, elle aime et dissout  les chaînes et les incompréhensions de ceux qui n'en sont pas capables, tant ils se sont oublié dans leurs désirs matériels : l’âme  devient assistante de Compassion, Don de vie, retour à la liberté.  Lila-Sananja

 

Publié dans Expériences vécues

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