Mercredi 28 octobre 2009
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Ce n'est pas dans les groupements de spiritualistes (quels qu'ils soient) que j'ai trouvé le sens de l'Amour. La plupart de ceux qui choisissent de se consacrer exclusivement à la
recherche spirituelle ont une très haute estime d'eux-mêmes, ils se sentent supérieurs aux autres humains. Pourtant, ceux que j'ai approché de près, de l'intérieur, m'ont semblé fragilisés et
peureux des autres gens au point de vouloir les contrôler : ce sont souvent des gens abusés qui deviennent des manipulateurs pour mieux se prémunir des relations avec les
autres.
Pour ne pas devenir responsables d'eux-mêmes ils s'étirent en une adolescence qui n'en finit pas et, pour vivre dans la société et gagner de l'argent, ils developpent d'abord l'instinct de
détournement du plus grand Bien à leur profit, abusant du besoin de fraternité et de la nécessité d'appartenir à une communauté humaine qui contienne à la fois un but spirituel et un objectif
social, pour entraîner les personnes à se soumettre à des régles plus ou moins saines comme l'adoration de personnes humaines et la commémorations des sacrifices de sang (crucifiction,
guerres).
Je n'ai jamais sentie le besoin de faire partie d'une communauté spirituelle justement parce que j'aime les êtres humains imparfaits et normaux, et que je me sentais suffisamment adulte pour éviter
les groupes d'ados attardés qui se sentent meilleurs simplement parce qu'ils ne s'embarrassent pas des convenances sociales et de la vie en famille.
Je n'ai pas besoin d'appartenir à un groupement d'êtres "supérieurs", d'abord parce que la supériorité dont il s'agit se nomme "maturité" et qu'elle vient naturellement, avec une vie équilibrée et
des défis ordinaires à relever. La vie nous offre des occasions de faire des choix et cette succession de positionnements nous donne un chemin, une profondeur, un sillon.
Les gens qui revendiquent des convictions spirituelles et donnent des messages ne sont pas toujours capables de simplicité, de franchise, de transparence dans leurs relations avec les autres.
Il est inévitable alors, que les gens se sentent suspicieux face à des gens dont les paroles et les comportements ne sont pas en harmonie.
On finit pas penser que les gens cherchent un réconfort dans la vie spirituelle seulement lorsque la vie avec les autres humains est décevante ou humiliante. Et c'est dommage de constater que cette
conception de la spiritualité est la même dans tous les groupes religieux et chez nombre des représentants des religions.
Faut-il, pour developper l'Amour véritable, se jeter corps et âmes dans les relations humaines ? Dans la défense d'une cause? Dans ce cas, on comprend que ceux et celles qui sont devenus des
Saints, soient justement les êtres qui ont crées des lieux pour prendre soin des autres, simplement.
Curieusement, au moment où leurs convictions sociales s'affirmaient, ils se sont vus exclure de leurs communautés religieuses....doit-on être égoïste pour être religieux? Et si on n'est pas
égoîste, peut-on quand même suivre un rituel? Drôle de question, n'est-ce pas? Lila
Par lila
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Publié dans : philosophie
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bon courage et à bientot lila
valou 25
Je n'ai pas souvent cotoyer des syndicalistes, et probablement que leur humanité s'est laissée submergée par leur esprit de revanche politique! Mais nous devrions pouvoir compter sur ceux qui se tournent vers le "Ciel", puisqu'ils se destinent à une vision détachée des jugements....or, chez ceux-là il n'y a pas d'entraide, de fraternité mais le sens de la compétition, de leur soi-disant supériorité ou de leur "travail" qui est sensé venir d'une volonté divine.
Ce que je connais de l'Esprit me fait être très simple; plus on s'imagine de choses plus on nourrit son image plus que son Etre. La charge que nous occupons est souvent soutenue de manière discréte, dans la persévérance et l'humilité. Rarement la vie spirituelle s'exprime de manière explosive et rayonnante...et lorsque c'est le cas, c'est toujours pour laisser un sillon de lumière sur une longue période. Il suffit d'un seul être habité par l'Esprit pour transformer la vision que nous avons du monde pour des siécles. Si tant d'êtres de ce type existaient aujourd'hui, nous n'en serions pas à parler de syndicalisme, je crois. Ceux qui se sentent si fiers d'eux et de leurs savoirs, devraient réfléchir un peu, avant de se mettre en avant comme ils le font.
Dans les deux cas - religion ou social - on a affaire à des constructions collectives qui relèvent de l'égrégore. Dès qu'une égrégore a un peu de pouvoir, elle attire fatalement les personnes en quête de ce pouvoir, qui sont des pathocrates.
bien sûr il est assez généralisant de dire "les gens qui... sont en fait..." puisque bon nombre a une démarche sincère de quête d'authenticité, dans le partage fraternel, sans perdre un gramme de maturité... bon nombre qui d'ailleurs fuient tout de suite devant la manipulation par le sentiment de culpabilité ou devant les appels de dons répétés...
il y a tout de même quelques groupements profondément respectueux des individus dans leurs magnifiques différences, et qui se construisent autour de projets communs et non de rites obligatoires... qui fondent la volonté d'un partage présent et non le culte d'un passé ou la promesse d'un avenir...
tu as dit des choses très importantes qui permettent au chercheur de vérité de bien saisir le centre de sa démarche et d'introspecter... pourquoi je recherche la compagnie des autres? j'attends quelque chose? ou bien j'ai quelque chose à donner? la deuxième démarche procédant de la maturité et de l'altruisme bien sûr...
le don de soi étant toujours le vecteur de ce que tu as abordé comme la "sainteté"...
il est à noté qu'il est des saints qui furent discrets dans leurs actions... comme dans leur vie...
et enfin, je relève la leçon sur l'authenticité, l'harmonie entre le ressenti et le faire/le dire, vecteur majeur de relation humaine entière et non toxique.
merci pour ce billet, vraiment
belle soirée à toi