Sananja

Publié le par lila

L’Avion à peine posé sur le sol de France et ma tête était reformatée au carré.

Avant même d’être arrivée au bureau des douanes de l’aéroport, je savais que le monde ici, n’avait pas changé.

Depuis la France, le monde est un vaste estomac ; non pas que l’on mange beaucoup, mais on pense et on  parle constamment de la nourriture et des repas. 

La Fraternité et le sentiment de soutien, de chaleureux encouragement s’évaporaient comme une illusion.  La boî-boite psychique m’emprisonnait le mental, histoire de me remettre bien à ma place, rien ne devait dépasser, pas d’idée trop haute… rangez, s’il vous plaît, votre grandeur d’âme au panier….ça empêche de digérer.  Je suis une personne tranquille, adaptable et polie…mais quand les idées sont mortes ou pourries, la société végète et ce n’est pas joli. 

 J’étais triste de voir la France, si princière, si fraîche, si délicatement pommelée s’enfoncer dans le marasme, la morosité d’état. Triste, mais pas découragée.

 

S'installer, c’est galérer. Il nous a fallut dix-huit mois pour que nous retrouvions un toit et notre identité enregistrée et validée par tous les organismes. Les enfants n’en ont pas souffert, c’est le principal.

 

Revenir avec un diplôme et des capacités ce n’est pas suffisant pour trouver sa place et être acceptée.

Je me suis présentée à ceux qui me semblaient aux endroits utiles, et puis en attendant, j’ai travaillé bénévolement pour un magazine de spiritualité et bien-être.

J’ai cherché des relations ; partout où je suis allée j’en trouvais facilement, sans forcer…c’était sans compter la Franche Comté, Comté, Comté.....et le long décompte du temps qui passe, passe, passe sans que rien ne bouge ni ne trépasse, passe, passe…c’est lourd ? Pour moi aussi ! Leur lenteur me faisait monter en pression!

 

J’ai appris le courage et l’intégrité, ce ne sont pas des mots vides de sens, ce ne sont pas des termes d’écrivain pour parler de l’orgueil et de la fierté mal placée, cela décrit la force et l’endurance de ceux qui se sont battus pour exister, pour avoir le droit de vivre en liberté.

Vous n’y croyez pas ? Alors ne vous gênez pas pour moi, restez assis et regardez passer votre vie, et grossir votre estomac.

Obstination et lenteur, traînez les pieds et avancez les yeux baissés, histoire d’être sûrs de ne rien voir, de ne pas parler. Pour ne pas mourir ? Combien de temps croyez-vous encore tenir ?

 

Puisque rien ne venait de l’extérieur, j’ai continué à m’entraîner. Tous les jours après avoir déposer les petits à l’école, je fonçais m’installer à ma place pour méditer. J’ai continué d’arrache cœur sans faiblir.

 

Un nouveau maître est venu. On l’appelle Jésus. C’est un guérisseur d’il y a longtemps…vous le connaissez peut-être ?

Il m’a présenté son Maître, son Guide, son Mentor, sa Lumière.

 

J’étais accompagnée de l’intérieur, j’embaumais les fleurs. La rose ou le lilas, parfois le jasmin, la vanille ou le lait.  On se voyait tous les jours, Jésus et moi et mon cœur grandissait, grandissait, grandissait.

Il traînait par terre tout autour de moi, et personne ne voyait, ne regardait ni ne sentait, parce que ce n’était pas mon estomac, ni mon foie, ni mes intestins ….ce n’était que mon cœur, rosé d’Amour Pur.

 

Un jour, le Souffle de l’Esprit est passé dans la grand’rue devant chez moi. 

Avec Lui il y avait tous mes amis d’ici : François d’A, Odile, Bernard, Antoine et Marie

Ils faisaient le marquage pour la Récolte. Tout était joyeux, tout était clair, ce jour est inscrit dans mon âme  comme un tatouage, c’était au mois de Mai de 2005.

Le soir, j’étais tellement enthousiaste de cette journée que mes yeux restaient grands ouverts, plaidant encore pour l’Innocence des Hommes.

 

Et puis le Conseil m’a appelé à mon tour, pour me donner mon nom et ma place ; Sananja  du deuxième cercle.

Dans le grand espace galactique, ma robe blanche de vestale s’est mise à briller, et nous avons dansé, chacune à notre tour, avec le Bien-aimé, le charmant, l’incroyable, le magnifique Christ, évidemment !

Ce jour/ nuit, qu’importe, j’ai pris le voile d’humilité, récompense des Initiées.

 

J’étais mère et vestale, innocente âme devant Dieu  -vierge de karma.

 

Alors, une chose surprenante s’est produite, mon cœur est devenu encore plus brillant, plus immense et j’ai pris sur moi, un autre Karma, pour le Service.

Pour l’Amour de l’Amour et sans attente en retour. Lila-Sananja.

Publié dans Expériences vécues

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