Prémisses

Publié le par lila

 

Pour comprendre les dimensions, voici un extrait de mon livre "Semeuse de Foi",

Cette expérience est authentique et donne un exemple des sensations qui nous relient aux dimensions.

 

 

(....) alors que je me concentrai pour entrer en méditation avant de m’endormir, un guide ressemblant à une rosace de cathédrale par sa forme et ses couleurs jaune, vert, bleu royal et rouge, présentées en roues virevoltantes et émettant des vagues de compréhension comme autant de bras fluides et chaleureux, apparut sur l’écran de mon esprit. Il m’expliquât qu’il élèverait mes vibrations pour que je puisse m’étendre en cinq niveaux de perceptions différents et simultanés mais qu’avant toutes choses nous devions nous rendre dans un sanctuaire de purification par l’Amour.

Je me retrouvai traversant l’espace et le temps et j’arrivais dans un lieu inimaginable tant il était beau et vivant : mon corps d’énergie était baigné par une brise fraîche et régénératrice à chaque inspiration. Nous allions dans  un palais fait d’une matière claire comme le cristal et vibrant de vie. Partout des cascades, des petits ponts, des paysages à la fois colorés et translucides, et une sensation enivrante d’exister par l’amour et pour l’amour.

Après ce voyage éclair et fantastique nous nous trouvions de nouveau au-dessus de mon lit et soudain je perçus cinq niveaux d’échanges énergétiques qui existaient là où je vivais.

D’abord, je pris conscience de l’infra monde ; cet état de conscience qui est la réalité de ceux qui vivent en volant, trichant, mentant, leurs visages sont laids et leurs traits bestiaux, l’air qu’ils respirent est visqueux et fétide à cause de la violence et de la haine qui se dégagent d’eux, c’est en quelque sorte la porte de l’Enfer.

Au dessus de cet état se trouve la Vallée des Perdus, où errent ceux qui ne sont pas conscients d’être morts et ceux qui n’ont plus d’espérance en une vie meilleure. C’est une prairie grise, sans fin où les gens ont l’œil perplexe de ceux qui ne retrouvent pas le chemin : il n’y a ni sons, ni couleurs, ni odeurs, l’air est dense et mouillé comme par des milliers de larmes, chagrin comme une solitude éternelle ; c’est la réalité des dépressifs et des suicidés. C’est la réalité que j’avais atteinte dans mes moments d’égarements.

Ensuite, il y a la réalité ordinaire, celle dans laquelle nous interagissons quand nous nous sentons écrasés par le poids des réalités matérielles, par le rythme de l’extérieur et les exigences du monde, par l’excès de contrôle.

Dans cette réalité les couleurs sont souvent pâles ou salies, le temps passe lentement et s’étire sans enthousiasme. Il n’y a pas d’Amour mais des attachements, des contrats et des possessions, des routines et des obligations limitatives. C’est la réalité des gens qui ne « peuvent pas » changer les choses ou s’investir avec enthousiasme dans leur vie. C’est une forme de prison mentale, émotionnelle ou énergétique.

Enfin, au-dessus se trouve une réalité alerte et joueuse, où tout est vivant et vibre de musiques, de bruissements et de couleurs flamboyantes. Dans cet état de conscience tout semble rapide, léger, diversifié ; c’est la réalité des désirs réalisés, et de l’interpénétration de l’Esprit dans la matière dense, celle à laquelle nous accédons lorsque nous sommes amoureux, que rien ne semble impossible, comme une ivresse qui tourne la tête. C’est la réalité des jours de fête, des mariages heureux, c’est la dimension des Fées de mon enfance, et des rencontres importantes pour notre Destinée, celle où apparaissent l’inspiration et les solutions idéales pour nous. Lorsque nous sommes capables de vivre dans cette réalité, nous sommes « vrais » et spontanés, notre vie prend un nouveau départ à chaque instant. Nous sommes épanouis.

 

Et puis il y avait enfin le point de conscience vers l’Unité.

Dans cette réalité les atomes ressemblent à des soleils distants les uns des autres. Mon guide m’emmena me promener à travers les systèmes solaires qui constituaient  la table de ma salle-à-manger, je passais en conscience à travers le canapé et dans tous les meubles et les murs de mon appartement. A chaque fois, je savais différencier la matière qui constituait la réalité matérielle, ainsi l’énergie qui constitue la mousse du canapé n’était pas aussi dense et verticale que celle qui servait pour édifier les murs. A chaque matière correspondait une pensée « moule » qui lui permettait de conserver l’énergie dans la forme choisie et d’être perçue par nos sens. Chaque énergie était marquée d'un sceau, l'équivalent d'un brevet technique. Dans cet espace gigantesque, illimité, j’avais la compréhension cellulaire de vivre hors du Temps, je comprenais le sens du terme «  immobilité dans le mouvement » : aucun bruit d'abord, et puis un rythme tranquille comme le battement d’un cœur au repos. Mon guide avait changé d’apparence, les couleurs qui le constituaient étaient devenues plus brillantes, pastelles et iridescentes, et elles se transformaient en sons aussi harmonieux et doux que ceux d’une harpe. Ces sensations sont reprises dans le film Abysses.

D’ailleurs chaque atome transmettait cette sensation d’harmonie, de cohésion et de paix véritable. C’était comme regarder la Voie Lactée lors d’une chaude nuit d’été ; Immensité, Paix, et dans la nuit noire des millions de lumières qui bougent et scintillent dans un mouvement immobile. C’était absolument fantastique !

 

Il me fallut six heures pour m’éveiller de ces sensations le jour suivant. Je tournais et retournais incrédule dans mon appartement, touchant chaque meuble, palpant les murs comme si je cherchais à passer les mains à travers, rien de tout cela n’était réel, rien n’avait de consistance, en fait c’était la force mentale de millions d’âmes qui rendait solide la matière ! Mon appartement coquet dont j’étais si fière quelques temps auparavant semblait désormais être une grotte sombre et antinaturelle. L’illusion était si énorme !

Comment était-ce possible qu’autant de gens acceptent de souffrir pour défendre une illusion ?

 

Publié dans Expériences vécues

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