Les Valeurs Féminines

Publié le par lila

Nos nerfs sont menés à rude épreuve car il est temps de lâcher les bagages de violence que nous avons portés dans nos cellules corporelles, dans notre histoire familiale et notre histoire nationale.

Nos corps sont fatigués d’étreindre le souvenir des histoires passées, nous sommes las des joutes verbales et des guerres inutiles, nous sommes blasés devant l’obligation hérétique de faire la compétition avec le futur afin de battre les chiffres de l’année précédente et gagner encore plus d’argent quitte à perdre sa dignité.

 

  

  

Le système économique dans lequel nous vivons a mit au premier plan les vertus du combat, de la dureté envers soi-même, de l’exigence avec son propre corps, autant qu’avec tous ceux qui sont investis dans un projet collectif : il faut « faire sa part » sans compter les heures, sans compter la fatigue ni même prendre le temps de respirer.

Les rudesses du climat ne doivent pas être prises en compte et chaque jour nous devons agir selon le « code de la survie » : serions-nous en perpétuelle guerre contre le temps, contre les concurrents, contre l’avenir qui s’ouvre paisiblement pourtant ? Ce rythme choisi par quelques uns s’affirmant à travers leur testostérone machiste est-il vraiment le nôtre ?  

 

J’ai l’impression que le rythme aléatoire et haché laissé sur nos ancêtres par les guerres s’inscrit encore lorsqu’il s’agit de trouver des moyens de vivre, d’échanger avec les autres, de trouver un secteur d’activité et un travail : on envisage d’abord comment disqualifier les autres, comment se distinguer de la masse et « sortir du lot ».

Ce monde envisage-t-il que nous soyons des clones les uns des autres ?

Ce monde croit-il que les différences ne sont pas aussi la marque de notre originalité, de notre personnalité unique ?  Si nous nous ressemblons tous, si nous sommes interchangeables : pourquoi pleurons-nous nos proches lorsqu’ils meurent ? Pourquoi mettons-nous du temps à sortir de la grande tristesse qui accompagne les ruptures et les changements ? Serions-nous si attachés à nos habitudes ? Ou bien sommes-nous touchés par l’absence de ceux qui nous apportent leur personnalité unique ?

 

 

 

En posant cette question on approche le basculement des valeurs entre la Féminité et la Masculinité.

Beaucoup de violences ont été faites aux femmes et aux hommes qui portaient les valeurs de la Féminité Sacrée, du droit au temps de vivre, à l’épanouissement sur la durée de sa vie.

Aujourd’hui encore ces êtres doux doivent savoir s’affirmer et se montrer combatifs pour réussir à apporter de la douceur, de l’éducation, des repas et des soins, dans un monde qui -sans cela- serait monstrueux.

Personnellement je n’ai jamais alimenté le monstre de la compétition avide et de l’excellence inutile : je n’ai jamais envisagé l’autre comme un « être à éliminer », ni désirer humilier d’autres pour mon profit.

 

A la place, j’ai cherché à insuffler les vertus de la Féminité Sacrée qui ne s’imposent pas mais se font naître dans l’accueil de la douceur, par l’éducation à la joie, à la simplicité et au partage sans jugement. J’ai partagé sans chercher à recevoir, car en moi il était inscrit que ce qui est donné un jour est rendu par la vie elle-même : l’échange est une loi constante.

Les valeurs de la Féminité ne sont pas destinées aux femmes mais à l’équilibre des fonctions de la société pour tous les êtres : femmes, enfants, hommes, animaux et tout ce que l’on peut envisager de vivant.

On ne peut pas concevoir une société basée sur le « prendre », sur la vitesse et l’expansion continuelle ; ne valoriser que la réussite individuelle construit la société sur une forme pyramidale où seule l’élite décide pour tous les autres. Ceux qui se sont montrés plus agressifs se trouvent en haut de l’échelle sociale et renvoie tous les autres talents vers la marginalisation.

Cette conception de la société montre que nous ne sommes pas encore sortis de l’époque paléolithique où le meilleur chasseur devenait légitimement le leader du groupe.

 

La démocratie ne s’inscrit pas dans cette conception antique.

La démocratie universelle dans laquelle nous  aimerions vivre doit prendre en compte les valeurs du « soin », du temps de croissance et du droit à évoluer tout au long de notre vie.

Rendre de la valeur à l’existence humaine et à ceux qui s’occupent de l’Homme dans ses différentes étapes de croissance permettrait de concilier travail, respect de la vie et des écosystèmes, avec joie de vivre et sécurité.

 

La société idéale a déjà été rêvée par les Grecs et avant eux par les Egyptiens, les Toltéques et les Atlantes.

Cette vision contient une condition : prendre en compte les ressources véritables et les gérer sainement, c’est-à-dire en ne déséquilibrant pas la société avec de trop nombreuses naissances ou des projets destructeurs de la nature nourricière : la féminité est pragmatique, économe et multiple.

Le secret de la gestion de la planète tient d’abord dans un authentique décryptage de nos ressources réelles et une éducation au respect de l’environnement et aux sentiments.

Cet aspect semble dérisoire pourtant la sécurité –si importante pour le développement équilibré des individus- est une question d’acceptation de soi et de  compréhension de l’autre.

Les peuples où les sentiments sont respectés progressent mieux vers l’équilibre de la santé individuelle,  vers l’équilibre entre la nature et les activités humaines et accepte mieux la civilité.

 

 

En changeant de perspective on est d’abord perdant puisque lors de la compétition on ne participe pas avec la même rage de vaincre, avec l’énergie de la survie mais ensuite, on s’aperçoit que la vie s’adapte à nos demandes et nous tend de nouvelles opportunités d’émerveillements et d’enrichissements personnels et collectifs ; l’alliance avec l’autre est un moyen de doubler ses chances de réussite, de multiplier les chances de succès, c’est pour cela que la nature s’appuie sur la tendance protectrice et nourricière autant que sur l’expansivité et le perfectionnement des talents.

Cherchons l’équilibre et nous trouverons le Bonheur. Devenons partenaires les uns des autres. Lila

 

Publié dans Messager de lumière

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