Les Pieds sur Terre

Publié le par lila

C’est paradoxal pour moi, médium dévouée au rôle de transmetteur entre les mondes visibles et les autres dimensions de devoir prendre le rôle d’apôtre du Réalisme mais le thème de cette période à éclipses met l’accent sur le décollement de nos œillères. Cette désillusion est un moyen efficace de recentrer les forces nouvelles qui nous serons bientôt données et qui doivent être tournées vers plus de pragmatisme, vers plus d'humanité.

 

Il n’y a pas besoin d’être médium pour constater l’embourbement moral des peuples autour du monde, la confusion des marchés financiers et le charivari des personnes politiques : partout la pression créée par notre mode de consommation et d’échanges commerciaux pose le problème de la limite. Si l’Esprit Divin et l’âme peuvent tout créer et tout imaginer, notre planète et notre mode de vie ont trouvé leur limite et il nous faut réapprendre à voir la réalité telle qu’elle se présente et non telle qu’on la désire…

 

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Les années 60 nous ont bercés d’idéalisme et de liberté, effaçant des habitudes millénaires avec de nouveaux usages : téléphonie, climatisation, voyage spatial et transport intercontinental en quelques heures. Ces fantastiques avancées techniques ont profondément ouvert les structures psychologiques des peuples, créant des mélanges insolites de culture, ouvrant vers de nouveaux modèles de spiritualité, d’échanges sociaux et de visions des échanges autant au sein du couple que dans les relations, ce qui a fait sauter les tabous puis la moralité car dans cette nouvelle appropriation du monde. Dans un monde en mouvement, la seule valeur sûre restait l’argent, sésame des acquisitions, de la valorisation, ultime clé pour ouvrir le monde.

Toute liberté prend naissance dans un rêve qui progressivement devient la réalité et parfois vire au cauchemar, aujourd'hui le rêve d'un avenir meilleur n'est pas mort mais la forme de ce rêve s'est transformé. Celui de la génération "yéyé" a amené une grande bouffée d’optimisme et un enthousiasme confiant dans tous les jouets que la technologie pouvait inventer, aujourd’hui ce souffle de Liberté s’est épuisé et le besoin de mouvement a fait place à la nécessité de se stabiliser car on ne construit rien de durable sur du vent, aussi léger et doux soit-il.

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Progressivement, nous sommes passés d’un monde dans un autre: le temps y est modulable, personnalisable, la lumière et les éléments y servent de décor, les structures simples métalliques et vitrées ont détrôné les effets baroques. On peut s’en chagriner ou bien s’y adapter, qu’importe ! La Terre est sous nos pieds et maintenant c’est là qu’il faut construire, de manière à s’adapter à ce monde plastique, devenu une autre matière première. Il est vrai que le passage d’un siècle à l'autre s'est réalisé si vite que nous ne nous voyions plus vieillir, ni l’être humain ni la nature ne sont restés intouchés. Le monde ne redeviendra plus jamais sauvage tant il s’est OGMisé et tandis que la jungle naturelle disparait, elle renaît dans les coeurs des cités sous une forme sociale et aseptisée, plus dure encore, puisque les âmes qui grandissent dans le béton s’usent plus vite si elles s’attendrissent.

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Aujourd’hui l’argent est lui aussi une valeur numérique dans un monde qui s’aligne sur le virtuel, il est instable et fait défaut. On ne sait dire s’il y en a plus ou s’il est devenu rare !

La circulation de ce précieux sésame n’est plus décidée par les circuits d’échanges commerciaux basé sur le réel mais  par une multitude de réseaux virtuels, financiers, nationaux, internationaux.  En quelques décennies notre monde a connu une formidable expansion de ses structures et les ressources financières colossales ont permis de construire des infrastructures variées tout autour du globe, ces gigantesques projets ont définitivement modifié le paysage à travers les réalisations des rêves des architectes, on se s'est jamais autant enrichit mais tandis que l’argent s’est mis à se déverser vers l’Est, il s’est drastiquement retiré des pays d’Occident, alors que nos besoins individuels augmentent, les ressources collectives baissent.

Ce déséquilibre temporaire est dû au choix de permettre l’égalité et le développement moderne pour tous, sachant que les pays vivant dans une vision communiste du monde n’avaient pas développé les mêmes infrastructures et le même mode de vie il nous appartenait de les encourager et d’investir. Bonne ou mauvaise idée il ne nous appartient plus d’en juger, la croissance a changé la vision des peuples, leurs attentes et elle leur a donné des rêves qui faute de mieux s'alignent sur nos délires ! Chaque pays imagine l'abondance et la liberté à sa manière : culture hip-hop ou bollywood à chacun ses structures.

 

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Malgré ces décalages et les désillusions, le monde va encore changer pour le mieux.

 

Les mouvements cycliques prouvent que l’on balance d’un extrême à l’autre : si nous sommes aujourd’hui dans le creux de la vague, c’est donc que nous allons bientôt accompagner le balancier dans sa prochaine remontée. Que nos yeux se tournent alors vers les besoins des gens, jusqu’à présent tout a été faits pour développer les technologies mais la grande urgence de ce monde est la lutte contre la précarité et la solitude, que la multiplication des moyens de communication n’éteint pas. Que l’on soit jeune ou vieux les besoins de valorisation sont les mêmes. Le travail doit s'adapter aux besoins : aujourd'hui, le visage du monde a changé mais l’humanité est restée la même.

Pour l’instant il est difficile de concevoir tout l’impact de ces changements qui cette fois viendront des êtres humains et seront dédiés aux êtres humains pour un mieux-vivre ensemble. Si l’argent fait parfois des miracles, il n’est qu’un instrument au service de la société créée par l’Homme et celui-ci va lui rappeler qu’il ne doit pas nous asservir et encore moins nous limiter dans l’exercice de nos droits et de nos libertés. L’argent n’a pas de droit constitutionnel, nous oui…pensons-y ! L’Homme crée les lois selon ses besoins peut-être est-il temps d’intégrer à nos sociétés de nouveaux concepts? Puisque nous ne nous alignons plus sur la Nature nous devons trouver des bases qui nous rassemblent pour mieux vivre ensemble sur les Principes qui construisent nos sociétés. 

Ce qui vient ensuite reste une merveilleuse découverte, un monde fait d’impressions et de subtils détails qui vous enchanterons, en fait nous n’avons encore rien vu de si éblouissant depuis des millénaires : ma vision me porte à voir les liens comme des moyens positifs de relance d'espoir et de l'économie. Des choses admirables sont à venir qui portent les germes de la paix véritable et l’expression de notre véritable pouvoir d’autocréation : nous portons  la même grandeur que nos glorieux ancêtres, le même goût de défendre les libertés et les droits, il faut reprendre confiance.

Vous qui croyez au merveilleux, je vous salue bien bas ! Lila

Publié dans philosophie

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bernard 15/11/2012 12:01


our revenir sur l'utilsation actuelle de l'argent, effectivement il ne joue plus son r^le la spéculation qui se fait sur les besoins de base privent de l'essentiel ceux qui en ont tant besoin et
priver les gens de l'essentiel ne favorise pas le développement ni économique ni personnel ni social; L'argent virtuel est gagné sans contre partie et représente une telle masse que orsqu'il est
transforme en matière ( achat d'une ile d'un vaste territoire ou tout autre acquisition) cela représente de telle privatisations que ceal diminue d'autant la place ou les moyens pour les autres (
posséder un océan pour soi tout seul doit être bien triste et prive de beaucoup ceux qui n'y on pkus accés) L'argent etant devenu tellement virtuel tout en faisant des dettes à tous les étages
qu'on pourrait annuler ces dettes car ele ne reposent que sur du virtuel et cela ne retirerait pas grand chose à ceux qui gèrent et tirent leur revenus de cela car ils ont déjà suffisament. 
Je lisais tout récemment au sujet des templiers (au delà de l'aspect spirituel) ils étainet devenu telleemment puissant financièrement que nombre de royaumes étaient à leur merci.  Et
si  Philippe le Bel leur a voulu leur disparition c'est bien pour libèrer le royaume de la dette qu'il avait vis à vis des templiers. C'était à l'é^poque moins virtuel mais la situation
était comparable, alors il suffit d'une simple décision pour supprimer ces dettes devenue ridicules et partir sur d'autres horizons plus constructifs et humains.


merci

bernard 15/11/2012 11:41


entièrement d'accord, le meilleur est à venir, avoir cette vision permet de tenir et d'aller de l'avant alors que sur l'instant on ne comprend pas comment ceux qui 'guident" le monde actuellement
ne voeint pas que c'est la fin, d'un monde nous sommes arrivés au bout et les outils utilisés jusqu'à ce jour ne sont plus adaptés et même inefficaces ils ne sont utilsés que pour tenter de
maintenir un système qui vacille et va de toute façon être tranformé avec de nouveaux outils et de nouveaux but valorisant l'humain et offrant à chacun de proposer ses talents ( e talent ne
voudra pas dire le plus grand le plus beau le plus fort, mais se réaliser dans ce qu'on fait ce qu'on est)mais "pousser le monde vers cela n'est pas une mince affaire car il y a les hatudes et la
peur la peur de perdre même le peu qu'on a parfois, la peur de ne pas avoir de repère car ils vont changer ne plus être figés mais évolutifs, constrcutifs


merci