Le Sexe, la Morale et l’Energie

Publié le par lila

Le sexe est un sujet difficile à aborder sans être débordé. Malgré cela, je prends le risque d’en parler car il reste un sujet majeur dont traite les Livres Sacrés et presque toutes les religions lui ont écrit des règles strictes : pourquoi ?  

Dans ce texte j’espère que vous trouverez des pistes de réconciliation avec vous-même au naturel, que vous comprendrez mieux les ressorts cachés sous les exigences religieuses  et surtout  que vous envisagerez  le monde avec les yeux  des êtres vivants sur les plans supérieurs.

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Le Sexe est un organe physique.  De sa santé et de son apparence nous tirons notre bien-être intime, un accord tacite se crée entre  notre confiance en la vie et notre capacité de séduction, ce lien strictement psychologique est relié à l’image sexuée que nous avons de nous-mêmes et que l’entourage nous renvoie. 

Dès l’enfance nos comportements essaient d’attirer l’attention de notre entourage et selon les réponses que nous recevons, nous construisons les repères psychologiques qui nous aideront à exister et donc à « séduire » le monde.  Cette séduction est inconsciente  et n’est pas destinée à attirer un partenaire sexuel, c’est un moyen de dire que l’on est présent et vivant.  Ce n’est que lorsque le besoin de séduction et de sexualité devient omniprésent ou à l’inverse totalement absent,  qu’il y a un déséquilibre entre l’image intime que l’on a de soi et l’image que l’on donne aux autres.  

L’hyper-sexualisationest un moyen d’attirer l’attention et la bienveillance sur soi ; on met ses " atouts charmes en avant" même si ce n’est pas approprié.  A l’inverse, le désintérêt pour son apparence physique est  un manque d’égard pour soi en tant qu’individu sexué, avec des droits à la reproduction et par extension,  le droit d’être aimé : faire son possible pour devenir invisible et asexué démontre un dégoût des règles sociales ou de soi-même.  Dans chacun des cas il faut penser que les apparences sont un moyen de communiquer ce que l’on pense de soi autant qu’un moyen de cacher le manque de confiance en soi. Or, la place que l’on occupe dans la société dépend de ce lien invisible et intime que l’on tisse avec soi-même, ce lien donne la valeur du pouvoir que l’on s’attribue potentiellement.

Actuellement l’utilisation de facteurs de séduction et de postiches en tout genre nous révèle le besoin de consolidation de l’auto-estime et  l’importance croissante de la séduction comme moyen d’attraction et de pouvoir : l’exigence  du paraître étouffe le naturel puisque la société vieillit, on comble le décalage entre l’image intime et l’image extérieure par les artifices et les jouets afin de conserver son pouvoir personnel de séduction et d’attraction ; paradoxalement  ces pratiques révèlent le peu de respect que nous avons des phases de la vie et l’attachement aux apparences.

 

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Les religions et les sociétés réglementent  la sexualité,  l’apparence vestimentaire et les apports de nourriture puisque ces trois aspects de la vie quotidienne sont générateurs de confiance en soi et d’insertion sociale.

La sexualité en particulier  est contrainte à de nombreuses règles morales qui  servent  à la fois de moyen de contraception antique, à protéger contre les violences sexuelles au sein de la famille (certaines règles sont destinées à éviter l’inceste et les mélanges génétiques au sein d’un clan) et comme moyen de préserver des maladies sexuellement transmissibles.  La virginité féminine par exemple, est un moyen de protéger les jeunes femmes des grossesses non encadrées par leurs familles. Le pouvoir de donner la vie  -attribué à la femme- est  très envié par les hommes. En retour, ils ont édicté des règles  religieuses pour s’assurer que les enfants  sont bien issus de l’homme qui les nourrit.  En cas de doutes sur la fertilité de son épouse ou sur la provenance des enfants, l’homme (dans toutes les sociétés et toutes les religions) est autorisé à répudier sa compagne.  Le pouvoir de donner la vie doit être  encadré  par la domination masculine sous la forme de la religion, de la science ou de la législation. On peut donc en conclure que la sexualité est un sujet public religieux et législatif avant d’être un comportement intime.

Ce n’est que depuis la révolution sexuelle des années 60/70 que l’autorisation familiale préalable avant de devenir amants est devenue symbolique plutôt qu’obligatoire. En même temps cela a bousculé la morale religieuse toute entière remettant en question tous les tabous associés tels que l’inceste, la pédophilie, l’homosexualité et l’organisation familiale du mariage.  Nous en vivons actuellement les conséquences sociales : nous devons redéfinir ce qui est de l’ordre de l’intime, du privé et ce qui est de l’ordre du Droit donné à tous. Cette redistribution de la place de l’homme et de la femme s’accompagne de bouleversements technologiques et climatiques et de la redéfinition des puissances mondiales.  Intérieurement et extérieurement les points de repères bougent et cela demande à chacun de redéfinir ses priorités et ses valeurs personnelles.  

 J’ajouterai la dimension énergétique et invisible  à tous ces aspects de notre quotidien.

La religion est un moyen de relier le visible avec l’Invisible - l’énergie divine – et  la morale religieuse s’appuie sur les impératifs de l’Energie or le sexe (chakra muladhara) est le point qui nous relie à l’énergie  de la région où nous sommes nés ; c’est l’énergie qui nous fait vivre. Toute démarche spirituelle consiste à raffiner cette force primitive pour la relier  à une autre fréquence, plus spirituelle. C’est le sens de la chasteté, de la fidélité dans le mariage et des règles strictes pour s’habiller ou pour se nourrir. Ces lois sont destinées à créer une certaine pureté énergétique pour chaque individu, l’aider  dans sa vie quotidienne « énergétiquement ». Chaque religion étant née sur un territoire différent, elle pose des règles qui s’adaptent aux courants énergétiques de la région, au climat, et au type d’aliment que l’on y trouve ; l’objectif est d’atteindre la relation à Dieu. 

chakra-union.jpgMais l’énergie de l’aura n’est pas toujours du même genre que le corps ; c’est-à-dire qu’un homme ou une femme peut porter un double énergétique différent de son identité sexuelle visible. Ainsi l’attirance entre les personnes est d’abord une attirance énergétique, et ensuite il peut y avoir une attirance physique. Mais la chimie entre les gens dépend essentiellement de la complémentarité de leurs auras. L’Union Divine est la fusion des auras et elle ne peut pas être dissoute par les manipulations psychiques ou la séparation physique : l’amour romantique est  basé sur la symbiose énergétique qui influence les hormones physiques et crée une empreinte psychique.  Lorsque cette attirance énergétique est encadrée par une intention spirituelle, il y a fusion des âmes et l’aura de chacun est teintée par la Présence de l’autre :  le couple est normalement conçu pour atteindre cet objectif alchimique.  Les pratiques ésotériques incluent toutes la dimension mystique à la sexualité, sur les plans supérieurs de Conscience ces échanges d’énergie permettent de créer des cercles d’amitié et d’amour sans passer par le mélange des corps ( on fait partie du même arbre des âmes ou d'une Fraternité Universelle)

Or, la société aussi laïque qu’elle puisse prétendre être, continue de respecter ces règles d’allégeance et de partage de l’énergie sexuelle. Généralement pour obtenir un poste à responsabilité il faut « faire partie » du cercle des gens de confiance…sachant que confiance et  énergie sexuelle s’accompagnent on comprend pourquoi presque personne n’est choqué par la pratique de la promotion canapé ! La plupart des hommes politiques importants sont impliqués dans des scandales qui révèlent le mélange entre leur fonction et l’utilisation débordante de leur pouvoir de séduction.

Bilan : l’énergie sexuelle mène le monde, la morale on s’assoit dessus et la sexualité s’affiche !  

Et je n’arrive toujours pas à être choquée …Quelle génération !  Lila

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Nadine 11/03/2012 23:08


merci pour tes mots Lila. Ce que je trouve triste c'est de voir combien l'Humain parvient à se vautrer dans le sexe pour le sexe sans la moindre petite ombre de l'Amour sans
le moindre respect pour lui-même où pour l'autre... quel dommage, quel gâchis...


et comme nous approchons de demain, belle journée à toi Lilas et belle journée à tous :)

Eyaelle 11/03/2012 21:01


Merci pour ce message, je vais le lire tranquillement


 


pensées angéliques


Eyaelle

Nadine 10/03/2012 20:26


il m'arrive d'être non pas choquée, mais attristée. Merci Lila

lila 11/03/2012 14:19



Bonjour Nadine, merci de tes petits mots placés sur les textes. Je suis comme toi, parler de la structure énergétique et la hiérarchie montre que nous ne sommes pas évolués et que nous nous
comportons comme des animaux : il faut faire acte de soumission ou d'alliance énergétique et ça passe par "payer de sa personne" . Il y a un côté dégoutant parce que finalement le manque de
morale est encouragé, on ne récompense que ceux qui trahissent les principes sur lesquels repose les idéaux de la société (égalité, fraternité, liberté). Il faut se comporter encore et toujours
comme un animal et suivre les régles qui ne sont pas destinées à l'Homme et encore moins à l'Etre spirituel que nous sommes et cela blesse profondément. Donc le refus d'accepter un comportement
humain et bienveillant nous empêche d'être totalement humain et d'entrer dans une vision élargie de nos aptitudes ; à force de renifler le cul, on ne voit que ses pieds. Et ceux qui se
révoltent sont pris pour des fous, des marginaux.