Le pouvoir et la frustration

Publié le par lila

C’est le thème du moment, n’est-ce pas bien en accord avec les événements actuels ?

 

Le pouvoir est un droit d’exister, de se développer, d’affirmer ses compétences dans un cercle de rayonnement qui s’accroît avec le temps.

Le pouvoir est en chacun de nous et s’exprime avec plus ou moins de facilité selon que l’on a confiance en soi et en ses compétences. Or si notre pouvoir dépend de notre confiance, il ne s’exprime qu’avec le soutien et l’approbation des autres : qu’ils soient humains ou anges ou maîtres ascensionnés, en vérité un pouvoir s’exprime dans une communauté de pensée.

 

Les doutes, les à-peu-près constituent des failles à notre confiance intérieure, et c’est grâce à ces doutes, ces incertitudes que nous avons besoin des compétences et du soutien des autres, précisément.

Ainsi, le pouvoir s’exerce mieux à plusieurs, parce que nous ne pouvons pas gérer tous les savoirs à nous seuls. Cela explique certainement la place des chambres parlementaires, des conseils d’administrations et toutes les formes de fraternités pour prendre des décisions.

 

Notre pouvoir est limité à notre confiance en notre capacité à gérer les défis.

Il s’arrête avec notre ignorance. Nous sommes tous privés du pouvoir de tout connaître, c’est un privilège qui nous permet de vivre  et de partager avec les autres. Cela est valable à tous les niveaux de sociétés qu’ils soient du Ciel ou de la Terre.

 

La frustration naît chez ceux qui ne s’autorisent pas à exprimer leurs compétences, leurs savoirs.

Le désir qu’ils ressentent de s’exprimer, de donner ce qu’ils ont appris est contrôlé par la peur de ne pas être à la hauteur, par l’incertitude face à leurs véritables compétences.

Les gens frustrés s’imaginent que le monde tourne autour de leurs faiblesses, que leur maladresse sera un obstacle à leur réussite, et que ce qu’ils ont a proposer n’est pas extraordinaire ou à contrario, que la vie s'acharne sur eux de manière personnelle, comme s'ils devaient constamment démontrer leur droit à vivre.

Entre narcissisme et manque de confiance en soi, le cœur et la tête vacillent à la façon d’un culbuto;  le désir de s’exprimer qui vient de la pulsion de vie (du ventre ou du coeur) et le couvercle du mental plein de fausses raisons forme un courant d'énergie sous pression, une hésitation tumultueuse.

 

La frustration entraîne de nombreux dégâts : la confusion mentale, le sentiment de ne pas être aimé, d’être isolé, la sensation de ne plus être « soi-même ».  Irritabilité, colère inexpliquée, caprice pour des banalités, dégoût de la vie sociale ou déprime légère cachent souvent une frustration profonde, un manque de justesse entre ce que notre cœur désire et ce qu’il nous est permit d’ exprimer dans notre vie.

Pour limiter ses frustrations, il faut faire circuler l’énergie dans tout le corps, en ayant une occupation sportive ou affective, un loisir qui permet de délier les tensions. Ensuite, il faut être capable d’apprécier son niveau de confiance et poser les jalons intérieurs et extérieurs qui vont préparer la mise en place des choses que l’on désire. Prendre le temps nécessaire, la précipitation n’est pas forcément un gage de réussite même dans un monde pressé. Avaler les étapes ne permet pas toujours d’aller jusqu’au bout du parcours.

 

Chaque obstacle est un test de capacité qui nous permet d’évaluer nos acquis, et nos manques.

Lorsque l’on vit trop longtemps stressé, les niveaux de résistance du corps, des émotions et de l’intellect sont diminués, il faut en tenir compte pour continuer à progresser, et ne pas tirer sur les réserves d’enthousiasme, de patience et de joie qui seront les moteurs de l’expression positive de notre pouvoir retrouvé.

Car la frustration est l’annonce que vous posséder un pouvoir, de l’énergie en suffisance mais qu’il vous faut trouver le moyen de canaliser cette énergie en relation avec vos désirs véritables.

 

Reconnaissons que ceux qui cherchent le pouvoir, veulent avant tout être acceptés et aimés, et que paradoxalement le pouvoir lie à une certaine solitude, une autonomie affective qui est fatalement frustrante. Hélas,  notre pouvoir s’arrête là où commence celui des autres ! 

Dites-moi, n’ est-ce pas cela que l’on nomme la démocratie ? Lila

 

 

Publié dans philosophie

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princessesono 15/11/2010 11:11



Je ne pense pas de cette manière!!! Des frustrations nous en avons tous certes, elles existent pour nous faire avancer et apprendre, donc à l'arrivée, elles sont positives!!! A nous de comprendre
les leçons et de suivre notre voie! De plus, en temps que travailleur de lumière, je dirai que nous sommes tous à des degrés différents de notre chemin initiatique et c'est à nous de comprendre,
de ne pas juger et d'aider les autres en toute neutralité! Il y aura donc obligatoirement plusieurs ressentis, c'est à nous de reconnaître notre vraie famille et c'est aussi à nous de fédérer ces
nombreuses familles pour créer le monde de demain... Princesse sono



lila 15/11/2010 14:33



Je n'ai pas dit que les frustrations sont négatives, elles nous montrent nos limites.


Les "plusieurs ressentis" dont tu parles deviennent vite des dogmes : des façons de faire qui doivent être respectées sinon c'est l'exclusion du groupe....Et la notion de famille dépend moins de
nos désirs que de la façon dont on nous accepte.



lila 09/11/2010 18:49



Parler de la frustration ne fait pas de moi une personne frustrée. J'essaie d'aider à ma façon les gens qui ressentent les ajustements actuels sans les comprendre. De nombreuses forces sont à
l'oeuvre pour dérigidifier la société, l'organisation du monde selon des concepts d'opposition, de compétition. Le pouvoir et l'argent se font rares alors les préoccupations matérielles
deviennent frustrantes. Le pouvoir politique lui aussi est malmené par les émotions des peuples, au milieu de mandat les hommes adulés hier sont reniés bien qu'ils n'ont pas trahi leurs
promesses. Economiquement le pouvoir se déplace vers l'Asie ou les pays qui jusqu'à présent représentaient le developpement en "devenir"... Les étapes de notre vieillissement sont franchies, le
pouvoir de la génération d'après-guerre se déplace vers les loisirs et d'autres formes de vie sociale (bénévolat, engagement solidaire) Les "jeunes" ont  trente, quarante ans l'âge où leur
parents avaient des revenus qui leur donnaient du pouvoir d'achat et du respect...en comparaison nous n'avons pas ce pouvoir, c'est frustrant psychologiquement!


Tandis que le pouvoir social semble se défiler, le pouvoir énergétique, le pouvoir de la conscience et celui du coeur se renforcent. Le problème qui se posera dans quelques années sera issu du
pouvoir de la conscience énergétique : chaque groupe  se sera formaté selon une fréquence, qui s'auto-reconnaîtra comme "L'unique" fréquence, ainsi, entre les travailleurs de lumière, il y
aura encore de nombreuses incompréhensions, issues du ressenti de la puissance de rayonnement...des frustrations, il y en aura d'un autre genre! Nous ne sommes vraiment pas prêts de séparer le
pouvoir des frustration, qui servent de limites.



Stéphane 06/11/2010 11:43



Bonjour Lila,


Avez-vous le sentiment d'être frustrée ?  où êtes-vous frustrée tout simplement ?


En réfléchissant je pense que non, mais je pense que cela a dû être une étape.


Je laisse comme même ma question, elle n'est pas dans un but de vous juger, mais de me placer.


Stéphane