Le Mandala en papier de riz

Publié le par lila

Cette lune est difficile pour moi.

De très douloureux souvenirs sont ressortis de mon subconscient.

Je n'ai plus l'âge de me plaindre de mon enfance, d'ailleurs je n'ai jamais eût le goût de me plaindre.

Je me suis débattue pour sortir de ces soubressauts du passé avec fermeté mais, pour  tout vous dire j'avais très honte d'être passer par ça. Une honte tenace, de celle qui vous colle au désespoir , qui peut noyer notre lumière.

A mon niveau de compréhension je n'ai plus le droit de me plaindre, si tant est que je l'ai eu un jour.

Je n'ai pas le droit de demander, il ne me reste que le droit de donner.

 

 Alors, pour guérir le plus vite possible, je me suis offert une tasse de compassion, une dose aussi grosse que je pouvais la produire.

Au bout d'un moment, j'ai senti le goût de mon énergie en retour, et la compassion s'est transformée en douceur.

Cette merveilleuse sensation d'être aimée et lavée des résidus nefastes, m'a redonné ma place au coeur de mon Centre.

Au sol de cet extraordinaire volume chaud et caverneux, il y avait un magnifique mandala en papier de riz.

Je n'avais jamais vu ce délicat travail, fait de petites roses en papier plié dont  le motif rouge et rose se retrouvait à chacun des coins et au milieu.  

La lumière tamisée provenait du mandala lui-même, et d'une minuscule flamme de bougie, posée dans un recoin.

L'odeur subtilement parfumée du papier de riz à la rose rendait l'ambiance féerique et familière.

 

C'était une forme de baptême, un retour à la maison véritablement.

Cet instant avait été écrit il y a des lustres, et j'y avais déjà eu accés dans mes méditations d'enfance, comme une promesse, une récompense à venir et à mériter.

J'étais Qui je suis depuis toujours, et cela m'avait joué beaucoup de tours, coûter bien des détours.

 

Après cette pose de douceur et de reccueillement, j'ai suivi un sentier et j'ai débouché sur un couloir de lumière. Un homme barbu habillé d'une longue robe brune tenait un livre  ouvragé. Il me parlait dans une langue dont je ne comprenais pas les mots, mais j'essayais d'en saisir le sens.

Il a ouvert le livre par la couverture arrière, et a fait défiler les pages jusqu'à un certain paragraphe de six pages. Il voulait que je sache que ces six pages-là, c'était moi qui les avait écrites. Qu'elles étaient le résultat de mon travail pour les Hommes et leur progression.

 

Alors, je me suis sentie rassurée, je n'avais pas vécu pour rien.

Mon énergie s'est adoucit, elle a forcit pour devenir une montagne de laquelle naissait de petites rivières.

J'étais la montagne, j'étais la source des ruisseaux d'eau claire, j'étais vivante pour l'éternité.

 

Le jour suivant, je cherchais le sens du mandala en papier de riz....  j'étais surprise de découvrir que cela s'appelle le Gohonzon. Et on l'obtient par la pratique du Zen ...suis-je  pratiquante à mon insu? En tous les cas, pour les fêtes je vais demander un Zafu...Lila

Publié dans Expériences vécues

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