La Voie de la Cruauté

Publié le par lila

64844085nouvelle-conscience-jpgLe changement de paradigme ne se fait pas uniquement par « magie ».  Les conditions sont mises en place pour que les fonds obscurs des structures du monde soient révélés, le but est de les conscientiser pour ne plus les répéter par inconscience ou ignorance et s’en délivrer définitivement.

La libération de l’âme est un processus constant de mises en lumière, de révélation des attaches secrètes  qui  prédestinent nos comportements ; notre vie en tant qu’individu est en « résonance » avec des comportements hérités de nos vies passées et de notre arbre généalogique (les vies passées ne sont pas nécessairement les nôtres, mais celles de nos ancêtres). Ces répétitions de vies en vies proviennent des attaches énergétiques, formatent nos attitudes selon des réactions préinscrites en nous. Si nous ne conscientisons pas nos comportements, nous répétons sans y penser les façons d’être de nos parents, grands-parents alors qu’eux-mêmes n’étaient pas toujours conscients des conséquences de leurs réactions.

 Dans le cadre de la révélation des forces primaires qui attachent l’humanité à son karma (les conséquences des actes) il est important de définir ce qu’est la cruauté. C’est triste de devoir y faire référence, mais c’est un programme de comportement  utilisé à de nombreuses occasions sur la Terre et qui fait partie intégrante de nos vies même si nous ne le désirons pas : le karma s'efface plus vite dans le quotidien si nous choississons des comportements moins violents, indifférents et cruels.

Dès la naissance la souffrance est reliée au courage, à la force de caractère et à la capacité de survivre.  Dans de nombreuses cultures, il faut faire la preuve de sa résistance à la douleur en étant soumis à des souffrances depuis l’enfance. Et dans notre culture si passionnément évoluée et fière d’elle-même il y a peu de temps les médecins n’anesthésiaient  pas les nourrissons  opérés faute de produits adaptés mais aussi parce que la coutume populaire disait que les nourrissons ne gardaient pas de souvenir de la douleur. Aujourd’hui, on sait que les souffrances physiques ou psychologiques sont sources de dépressions nerveuses, de dérèglements hormonaux, de déficiences dans les apprentissages ; un enfant qui souffre, devient un adulte qui doit « compenser » pour se sentir bien.

La douleur est enregistrée dans la mémoire et prédispose à des comportements violents.

Il existe un manque de cohérence fondamental entre les principes du Bien et la Réalité quotidienne. Tout le monde ne résiste pas à cette pression intellectuelle entre « ce qui est bien » et « ce qui est l’usage ». Puisque l’usage n’est pas basé sur les principes du Bien, mais sur les compromis, il est difficile de reconnaître quand il faut appliquer les principes du Bien. Une personne qui a subi des moments difficiles  s’appuie sur la douleur pour résister aux pressions et cette résistance devient le chaudron d’où naissent les perversions.

177821781.jpgLa cruauté est une réponse à un dilemme entre ce qui est bien et ce qui ne l’est pas ; quand on a trop souffert, il semble naturel de faire subir des choses que l’on a soi-même vécu pour soulager sa propre tension intérieure. La société nous fait vivre les tendances entre le Mal et le Bien de façon si extrêmes et tendues, que les plus fragiles finissent par « péter un câble ». Le plus grave est que la plupart des formes de cruautés sont considérées comme normales puisque l’histoire de l’humanité s’est construite par l’expression de forces contraires et guerrières.

Etre cruel peut prendre des formes simples comme écraser des insectes, ouvrir le ventre des araignées.  Qui ne s’est amusé à écraser des fourmis, emprisonner des papillons, des mouches ou autre ? Dès l’enfance nous faisons preuve de réactions agressives et nous finissons par croire que l’Humanité est mauvaise mais celui qui reçoit de bons exemples est vite capable de les reproduire. L’humain s’adapte à  son environnement.

D’un point de vue spirituel, l’Humain actuel n’est pas encore un être divin dans sa forme physique, nous ne sommes que la graine d’un être spirituel que certains nomment « Adam » dont le point commun avec nous est l’aptitude à imaginer et à aimer. Nous avons donc les germes principaux de l’être spirituel mais nous n’en avons pas encore la Force et le Comportement Réalisé.

 Pour devenir des êtres véritablement positifs il faut cesser de cultiver les ambiguïtés or de nombreuses œuvres littéraires et théâtrales insistent sur les comportements « héroïques »  qui montrent la cruauté comme un moyen de révéler la grandeur cachée dans l’âme ; d’après les humains celui dont l’âme reste bonne et magnanime malgré les vicissitudes de l’existence est un être hors du commun alors que d’un point de vue angélique, cet être est seulement  un peu plus avancé sur le chemin de la sagesse, dans son processus de mutation vers la positivité.

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La cruauté ne fait pas partie des Lois Divines, elle ne sert pas le monde des Vivants éternels et doit disparaître mais à chaque âge et selon les cultures, les formes de cruauté sont différentes. Leur point commun est le degré d’inconscience et la souffrance qui a le plus marquée la personne qui  la pratique. On pense que la cruauté est une chose cachée mais elle débute par la frustration et fait ressortir l’arbitraire chez les gens qui se sentent investies d’un pouvoir, d’une supériorité. Le but de la cruauté est de conserver le pouvoir en stimulant les réactions  de peur chez les autres afin de les soumettre à  volonté.  C’est un fonctionnement du cerveau complétement inversé par rapport à la mise en confiance et au processus d’empathie.  Faire peur et pousser les résistances d’autrui sont des moyens pour réduire la capacité de création, rendre moins intelligent donc moins adaptable, formaté à répéter la violence subie.

Parler de la cruauté est cruel, car en soi, cette notion montre combien l’être humain est déficient et incohérent avec son milieu, sa progéniture, ses objectifs de société. Nous avons eu trop d’expériences de souffrances et pas assez d’expériences de véritable paix. La vie nous donne selon ce que l’on sème et pour quelques œuvres charitables et égalitaires, il y a bien plus d’argent investi dans des pratiques qui utilisent la cruauté sur les animaux, sur les plus vulnérables ou les plus isolés.

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Pour conclure sur le thème des sciences quantiques, si  l’on considère que toute la matière  composant notre planète est une énergie, et que l’énergie peut être un vecteur de conscience, alors on doit en déduire que la matière est vivante et consciente, même si elle ne communique pas cette conscience de la même manière que nous. En nous comportant avec malveillance, je ne suis pas sûre que cela donne envie à d’autres êtres de chercher à démontrer de la Compassion ou de l’Intention positive à notre égard. La cruauté nous place dans la catégorie des indésirables, des déviants…cette image de « déchus » que nous traînons depuis 6000ans, ne viendrait-elle pas de là ? Lila

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