La petite roue de médecine

Publié le par lila

Au cours de mes pérégrinations au cœur de la nature humaine, il m’est venu certaines intuitions. Je ne prétends pas en faire des règles, mais d’éventuelles balises qui vous aiderons pour conduire votre propre vie.

Dans ce blog, j’aime utiliser le pronom "nous " comme un lien, puisque nous partageons la même condition  humaine. J’ai bien conscience cependant que nous n’avons pas tous les mêmes acquis, et que nous n’en sommes pas tous au même point d’expérience de la roue des cycles pourtant, ce n’est pas l’âge qui donne des avantages sur le monde mais plutôt la connaissance des cycles d'apprentissage dans lequel se trouve notre âme. 

La petite roue de médecine permet de mieux se situer sur l’échelle des compétences spirituelles -cette interprétation provient de ma propre compréhension et de mon intuition.  

 

A l’Est s’élève l’Aigle.

Représentant de « ce qui est en haut », il vole jusqu’aux limites perceptibles par notre vue. Messager des Dieux, ami du soleil dont le rayonnement ne le gêne pas. Il est intouchable, comme l’enfance, il ne s’astreint pas aux réalités du monde terrestre, il est libre. Enfin, c’est ce qu’il semble vu d’en bas.

Avoir la vision de l’aigle c’est être capable de voir loin, de s’accrocher à un idéal et d’essayer de planer jusqu’à ses objectifs.

Ce qui ressemble le plus à ce comportement est certainement l’adolescence, pleine de vitalité, d’idées neuves qui ne se sont pas encore confrontées au sol du réel.

 

Progressivement  le symbole de l’Aigle se transforme en Faucon et peut-être même en Busard.

Ces rapaces, s’ils gardent des qualités de vol et d’agilité ont appris à restreindre leurs objectifs et leur territoire  : ils n’ont rien perdu de leur clairvoyance mais ils volent moins haut et se contentent de gibiers plus petits.

On ne perd pas sa noblesse lorsque l’on est conscient de ses capacités réelles et que l’on cherche des objectifs à sa taille.

 

 

Au Sud, le Renard pointe son nez.

Le renard est un petit carnassier opportuniste ; adaptable à la forêt, aux prairies ou à la vie urbaine. Il est suffisamment prévoyant et rusé pour se trouver des habitats  où la nourriture est abondante.

Le Sud, c’est la maturité épanouie, l’âge où l’on a posé sa conscience au sol : on a la réalité bien en face.

A ce niveau du cycle, on apprend à reconnaître une bonne occasion, à chaparder  si nécessaire. C’est l’âge où l’individu cherche à se montrer « plus malin » que les autres, se donnant toutes les excuses pour faire des choses qui, -du temps de l’âge de l’aigle- auraient été perçue comme des trahisons à l’Idéal.

Le Renard cherche à vivre quelques soient les conditions, il s’adapte et fréquente toutes sortes de territoires au risque de connaître des mésaventures : il reste pourtant le héros gagnant de la fable.

 

Pendant le cycle du renard, si notre âme devient sociable certainement qu’elle devient loup - pas toujours dominant- encore opportuniste mais un peu plus sélectif quand au choix de ses proies.

Le loup fascine par la force de sa présence, son regard lucide et droit évoque  la noblesse et la loyauté qu’il nous faut démontrer afin de grandir en responsabilité et en maturité au sein du groupe.

 

 

A L’Ouest vient le temps de l’Ours.

Carnassier omnivore : il a compris que la force vient de la détermination.

Il respecte ses rythmes et se soumet avec bienveillance à ceux de la Nature. Les couples d’ours sont de bons amoureux, romantiques ils savent folâtrer dans les herbes folles et partager de bons moments sans que leurs engagements les enchaînent.  Friant d’autonomie, ils peuvent aussi vivre en bandes. Sociables et protecteurs, ils sont malgré tout des prédateurs agressifs, capables de se tenir « droits » lorsqu’on leur manque de respect et que l’on envahit ce qu’ils estiment être leur territoire.

Le cycle de l’ours est le début des guérisons des blessures issues des cycles précédents. Les désillusions se transforment en baume guérisseur, en tendresse. Ce qui explique peut-être que Teddy Bear soit le compagnon  des « grands » et des « petits ».

La caverne hivernale de l’ours  donne le temps d’intégration nécessaire à l’alchimiste pour transformer le plomb  reçu dans sa jeunesse,  en compréhension lumineuse, en sagesse.

 

 

Au Nord est le Bison.

Partout dans le monde, les troupeaux de bovins sont pourvoyeurs d’Abondance.

Le Bison c’est l’équivalent de la Vache sacrée des hindous, d’Hathor, la déesse maternelle des Egyptiens.

Il est symbole de chaleur, de satisfaction, de bien-être sur la terre.

Dans les nations qui possèdent une tradition laitière on ne meurt pas autant de faim ni de froid. Ce sont les nations qui sont devenues les plus riches au fil du temps.

Les troupeaux sont la garantie –épargne des peuples nomades.

Bien qu’il soit resté indompté, le Bison est l’ami de la sagesse parce qu’il est naturellement paisible.

Le Cycle du Bison représente la gratitude,  le retour à la bienveillance naturelle. Après une vie bien remplie et de si nombreuses occasions d’apprendre de nous-même et des autres il n’y a rien à regretter. Temps de paix et de candeur, avant un nouvel envol, l’âme du Bison se dépossède de tout, pour mieux nourrir les Hommes. Il ne s’attache ni à ses os, ni à sa peau : toutes ses parties sont bonnes.

N’est-il pas une forme d’Etre Sacré ?  

 

 

Au centre de ce cercle médecine demeure la chouette hulotte.

Conscience clairvoyante des forces et des faiblesses de chaque direction.

Elle semble ne jamais vraiment dormir ni la nuit, ni le jour.

Douce et pelucheuse comme un chat à qui le destin aurait donner des ailes, et de si grands yeux pour voir partout même la nuit ou sous la neige, et une ouïe si fine qu’elle entendrait des pas dans l’invisible.

Bonne chasseuse, bonne découvreuse, persévérante et astucieuse, silencieuse en vol, ce petit rapace nocturne est une mine de trésors techniques.

Symboliquement  elle est la conscience de veille qui comptabilise nos expériences : alors parfois on l’habille avec des lunettes, pour illustrer sa patience et la Sagesse Eternelle qu’elle représente.

Ce qui est fascinant chez ce petit être est qu’il cumule les vertus : rapace efficace, opportuniste comme le renard, autonome et hibernant comme l’ours, pelucheux et pacifique comme le Bison…qui fait mieux ?

 

Avec ces quelques animaux-là on a un aperçu de certains de nos comportements et des étapes que nous sommes amenés à traverser.

Combien de temps encore pour que nos âmes délaissent le sang et les souffrances des comportements carnassiers ?

Nous nous dirigeons vers un nouveau cercle médecine.

Les valeurs qui étaient encore nichées dans l’Idéal de l’Aigle sont amenées à se poser directement au cœur des âmes bienveillantes.

Combien de trésors seront apportés par les prochains totems- animaux ? 

Il y a tant à découvrir ! Lila

 

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