La gardienne du portail : dimensions et équilibre

Publié le par lila

Dans les mois qui ont suivis cette étonnante fête solaire, où j’avais reçu de nouvelles fonctions et un autre nom, je me sentais sereine et posée. J’acceptais de mieux en mieux l’idée du Service avec ce qu’il implique de renoncement à ses propres désirs pour mieux se placer à l’écoute du Divin Soi.

 

Dans le courant des méditations quotidiennes qui rythmaient ma journée, je m’approchais du Silence.

C’est un état de béatitude dans lequel il n’y a rien qu’une obscurité réconfortante et chaleureuse.

A l’intérieur de cette sensation confortable, ouatée, je me percevais à la fois comme un adulte maternel et un nourrisson en sécurité. Peut-être était-ce une couveuse ?  C’était à n’en pas douter un espace de cicatrisation de l’être profond, depuis lequel tout est assourdi, lent, savoureux.

Car cet espace est également nourrissant ; régulièrement je recevais des vagues d’ondes qui produisaient un nectar dans ma bouche et des odeurs de fleurs tout autour de moi. Ces instants me semblaient toujours trop courts, même lorsqu’ils duraient l’après-midi entière. M’y retrouver était devenue une discipline de la douceur. Un moment d’intense tranquillité, de ressourcement, de don vers soi-même et depuis soi-même. J’étais devenue la Source et celle qui reçoit tout en restant consciente qu’une autre présence, plus vaste, m’englobait et participait de cet échange.

 

J’avais reçue des bains de lait, une onction d’huile, et un autre jour, des clochettes s’étaient mises à carillonner comme pour un jour de fête.

Après ces réjouissances invisibles,  j’étais sans doute rassasiée, je me suis concentrée sur « l’autre présence » afin de la connaître, je l’ai invitée en ouvrant mon cœur encore plus grand, et en restant un peu en retrait mentalement, à l’écoute du moindre son, des petits mouvements invisibles de l’énergie, dans une attention alerte et immobile…et l’Etre  qui se présentait comme «  Mère » s’est manifesté, sans toutefois se laisser approcher.

Au fur et à mesure que les rencontres entre nos deux silences se succédaient, je ressentais le besoin de toucher cette présence, alors, en guise de réponse mon troisième œil est devenu un tube de voyage, fait de lumière noire -comme illuminée de l’intérieur mais sans scintillements- Cet œil unique devenait mes mains, mon cœur et ma tête. J’ai été conduite en esprit, dans un espace merveilleusement vaste, tellement grand, qu’aucune limite n’était perceptible : quelque soit la direction dans laquelle je lançais ma conscience il y avait l’infini…

 

Sortie de ce nulle par, une femme vêtue à l’Egyptienne, avec une robe plissée et collante, une perruque et des attributs en or m’a dit « Je suis Nephtys, fille et gardienne du Portail de la Mère : que veux-tu, d’où viens-tu où vas-tu minuscule esprit ? »

Je lui répondis avec sérieux  que je cherchais l’ Etre appelé « Mère », que j’étais une enfant de la terre-planète Gaïa, du système solaire Solara, et j’ai montré avec mon minuscule esprit, la direction de laquelle je venais, et la dimension dans laquelle mon être incarné vivait.

Alors, elle a lancé sa lumière pour lire mon histoire à partir de ma dernière naissance.  Puis, elle m’a répondu que la Mère était à  3 portails et 5 dimensions de là où nous étions, que pour l’instant mon bagage était trop lourd pour y aller et la rencontrer mais que je pouvais essayer de passer, elle ne me le reprocherait pas.

 

J’ai suivi son conseil, je suis passée de l’autre côté du premier portail, l’énergie y était différente et me renvoyait ma propre vibration selon une autre gamme de fréquence, cassée. Je me laissais portée dans les couloirs de lumière noire par mon intention. J’ai eu froid puis chaud, en passant les deux autres portails qui s’enchâssaient dans un bel alignement architectural.  

La masse de rayonnement  du 3ème portail était presque insoutenable, mais je voulais m’en approcher au plus près et ressentir ce courant d’air magnétique. J’avais dû faire sonner une cloche invisible : la Gardienne m’est apparue. Elle est sortie du vide entre le portail et moi, elle était majuscule bien que semblable à la première apparition, elle était plus majestueuse et implacable.

« Que veux-tu, d’où viens-tu et où vas-tu minuscule esprit ? » dit la géante armée au-dessus de sa robe plissée.

Je n’ai pas souvent reçu les paroles des Etres spirituels comme une menace directe, mais je comprenais clairement derrière l’injonction policée «  Si tu passes, je te casses. » 

 

Je n’ai pas eu le temps d’ouvrir la bouche pour m’expliquer ; elle m’avait reconduit en un courant d’air, dans l’espace de la Terre. J’étais vexée d’avoir été éconduite et rassurée de revenir vivante, apparemment, ce n’est pas toujours le cas !

 

Après récapitulation de ces instants, je me suis aperçue qu’un rendez-vous avait été pris, pour moi plus tard, que j’en avais perdu conscience à cause de la vitesse du retour. En attendant, j’étais devenue pour quelques temps messagère de Nephtys sur la Terre. J’ignorais ce que cela impliquait et par la suite, j’ai compris qu’il ne faut pas demander plus que l’on ne peut porter.

 

Après cette rencontre je me sentais penaude, je n’avais plus envie de méditer, et pire, j’avais perçu ma taille de conscience comme vraiment minuscule, inutile. Je me recroquevillais d’humilité chaque jour un peu plus.

Comment prendre confiance si à chaque fois que l’on sort la tête du berceau, on vous y remet illico presto ?

 

Bon, et puis je m’en suis remise, grâce à la visite de Mohammed (le prophète de la paix), qui m’a ramenée vers la Paix sereine.

En un instant, il m’a expliqué que chaque étape comprend des degrés, et que le fait de ne pas faire ce que Je désirais, n’impliquait pas que je sois nulle, mais plutôt pas encore prête, et il me félicitait d’avoir essayer.

Dans sa tournure de phrase, il avait placé une énergie particulière qui m’a rendu à mes responsabilités spirituelles - une forme de tuteur psychique et moral- il se montrait encourageant et sévère à la fois, ce qui m’a immédiatement fait reprendre ma taille au sein de ma dimension et de mon travail.

 

Pour être un enseignant, il faut se sentir plus mature que ceux à qui l’on donne, tandis que lorsque l’on apprend, on se trouve dans une position d’enfant : d’humilité intérieure.

Ces deux positions psychologiques se complètent, et doivent s’alterner afin de rester en bonne santé au long de sa vie évolutive et d’éviter de prendre trop de charges sur soi.

Lorsque l’on veut tout gérer soi-même trop vite, des lacunes s’installent et pour continuer on va au plus court, on tire sur les réserves puis on devient irritable, arbitraire et finalement égocentrique.

Sans la maturité cœur/esprit on applique les mêmes règles à tous les niveaux de dimensions, et cela n’est pas bon.  

A l’inverse, être continuellement protégé empêche de se construire solidement et d’acquérir de l’expérience.

 

De plus, il y a des comportements justes sur Terre qui ne le sont plus ailleurs. Il faut donc prendre le temps de développer la profondeur dans le décryptage des énergies, puisque cette profondeur recèle des subtilités, des non-dits qui forment des codes de conduite.

Las ! Moi qui n’aie pas reçu d’éducation spirituelle…. Je ne sais pas ce que l’on va faire de moi ! !! Lila

Publié dans Expériences vécues

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