L’univers Symbolique

Publié le par lila

Le symbolisme est le langage de l’âme et au même titre que l’on peut déterminer le temps nécessaire à une chenille pour devenir papillon, il est possible de reconnaître à quel stade de maturation l’âme et la conscience se trouvent selon le niveau de symbolisme qui est atteint car les stades d’éveils sont codifiés.

Ce texte consiste en une cartographie des stades préliminaires, car après un certain nombre de ces paliers, les symboles sont reçus par ressentis intérieurs et connexion télépathique avec des entités ou des groupes d’entités qui servent d’appoint de connaissances, de supports stratégiques d’énergie et souvent nous choisissons ces groupes en fonction de notre cheminement particulier.

Par exemple, un être « démoniaque » pour une personne peut être un grand support, un appui pour une autre qui trouvera du réconfort dans un contact direct avec ce type de vibrations, les âmes se partagent le travail selon leur aptitudes et les plus lumineuses ne peuvent se défendre par affrontement direct, alors des amis moins éthérés le font à leur place. Ainsi, le mal peut servir le Bien, tout dépend du sens que l’on donne au Mal, et de la tolérance que l’on a acquise au fil du temps. Plus nos expériences sont douloureuses et plus notre âme est obligée d’affronter ses propres démons ou ceux des autres selon un angle ample afin de trouver un équilibre. Ce rayon de tolérance unifie l’être et transforme les expériences difficiles en opportunités de croissance sous un spectre d’expériences plus large : ce qui est le Bien dépend de notre vécu, c’est pourquoi globalement il est nécessaire de se retenir de juger le chemin et les choix des autres. Une personne ayant atteint le sens de la Compassion est capable de voir le Bien même dans des êtres aux comportements barbares puisque la Compassion est l’art de voir l’essence du Bien dans  l’être.

Ce petit aparté est nécessaire si l’on veut se mettre dans la position de « celui qui voit », entrer dans le monde symbolique c’est aussi dépasser la morale ordinaire et appréhender de monde selon un point de vue de découvreur des aspects cachés dans l’inconscient sous la forme d’archétypes et de bien d’autres choses.

 Si vous le voulez bien, allons-y.

 

http://tinkerbell.cowblog.fr/images/70597598small.jpgLe premier degré est celui du monde féerique. Lorsque vous étiez enfant, vous avez eu certainement la sensation de contact avec des êtres lumineux, des esprits de la Nature. Les Fées sont nos interlocutrices tant que nous sommes innocents et libres de chagrins. Les Fées ont des niveaux de conscience variés et plus notre niveau de conscience et de sagesse grandissent, plus nous rencontrons les aspects impersonnels et universels de ces êtres spirituels. D’abord nous sommes amenés à ouvrir  notre cœur vers l’extérieur, à apprendre les Dévas (mot sanskrit qui désignent tous les types d’esprits de la Nature) et leurs mondes vibratoires. Ces rencontres ont lieu en rêve nocturne ou par rêverie dans les moments de pause de la journée. Nous en retirons de l’émerveillement et de la joie. Ces instants sont des moyens de se recharger en lumière intérieure, c’est l’équivalent des « points de vie » pour les jeux vidéo.

Après avoir exploré les mondes subtils terrestres avec les fées et les esprits des éléments, on commence à aborder les Lois Naturelles qui président à l’ordonnancement des choses, pour cela on reçoit un instructeur spirituel qui s’ajoute à l’ange Gardien, une sorte de « mage » comme Merlin pour Arthur. Cet instructeur nous aide en répondant à nos questions éthiques ; les enfants se posent plus que les adultes les questions des raisons de leur venue sur Terre, de la position juste à adopter dans leurs rapports avec les autres, de la place du mensonge et de la tricherie dans le monde. Le mage est le symbole de l’embryon du Soi Supérieur de l’âme. Les rencontres avec cet aspect de la conscience ont lieu au moment des nouvelles lunes et également lorsque de fortes préoccupations envahissent l’âme.

Le travail avec l’Instructeur se poursuit jusqu’à la maturité émotionnelle et il s’arrête lorsque l’âme fait son Éveil au Soi supérieur et s’accepte comme un « enfant divin » à part entière.  Cet  auto-couronnement est la reconnaissance de notre vie comme ayant un sens, une durée limitée et une fonction pour l’ensemble. Il s’agit d’accepter que notre personne humaine soit au service de l’âme, elle-même n’étant qu’un instrument d’expression de l’Esprit Universel fragmenté en une particule individualisée et consciente de son appartenance au Tout. Cette longue phrase se résume en vérité à une fraction de seconde où l’ensemble de « mon être » est compris comme un ensemble de poupées russes chacune des poupées possède sa vision du monde, sa conscience, ses émotions : plus la poupée est petite, plus elle est humaine, les aspects les plus grands sont perçus intuitivement mais impossible à saisir dans leur immensité, alors le fil de lumière qui les relie entre elles, est « Je suis », l’essence de mon être et le lien qui m’unit à Dieu…si tel est Son Nom.

http://membres.multimania.fr/ensorcelleuse13/hpbimg/Chaman.jpgDurant cette phase de maturation les symboles utilisés sont tirés des mondes des éléments : les émotions inconscientes sont représentées par les fonds sous-marins, les émotions reniées sont des marécages, des méduses, des éponges ou de la vase. Le brouillard symbolise l’aveuglement, le renoncement à « ça voir », la perte, l’abandon, la tristesse. On pense à « Bernard et Bianca » les personnages de dessin animé partis rechercher une petite fille exploitée par une vieille mégère. Les crocodiles sont les « avaleurs » d’innocence et des parties mortes du soi. Les obstacles et les végétaux géants sont la représentation de la domination de l’entourage, l’asservissement aux codes sociaux étouffants. Le cracken (poulpe géant) symbolise la mère ou la féminité mal vécue. Il arrive que la sexualité prenne trop de place dans les relations avec l’entourage et cette insistance à mettre du sexe ou de la compétitivité sexuelle là où il ne devrait pas y en avoir, fait naître un sentiment d’étouffement qui se retrouve imagé sous la forme du poulpe. L’araignée est la version « sociale » et psychique de ce symbole de reliance à la vie et à la mort. Le feu et ses variantes ; volcans, braises, cendres, incendies sont les sentiments vifs non-domestiqués proches de la colère. La bougie, les temples en ruine, les escaliers qui ne mènent nulle part sont des symboles de l’Esprit, de la partie angélique qui cherche à entrer en contact avec la partie humaine. Les vents, tempêtes, déferlantes d’eau, représentent toujours un changement de vie et un déménagement ; parfois il s’agit d’une mutation, d’un changement de lieu dans la réalité mais il peut également s’agir d’un changement « intérieur », d’une brusque transformation des sentiments et des perceptions dû à une élévation de la conscience de l’âme.

Les aspects positifs sont atteints lorsque l’on réussit à pardonner, comprendre et s’individualiser (se couper des répétitions) alors, les rêves reprennent un cours lumineux ; ruisseau clair, jardins fleuris et ordonnés symbolisent la paix intérieure, les retrouvailles avec l’innocence dans un esprit mature. Les peintures de Dugay représentent les niveaux et les réalisations dans le langage symbolique du chakra cardiaque.

 

    469650478 557fbd6190Lorsque l’on a atteint la réalisation de l’âme, c’est-à-dire la libération des drames et des émotions personnelles familiales et karmiques, on rejoint un autre palier où les jardins sont cristallins, translucides et iridescents. Toutes les rencontres, les lieux et les sujets abordés sont purement spirituels, aucune référence n’est faite avec l’humanité et la vie humaine. C’est un temps de dualité entre la croissance de l’âme en conscience dans les mondes angéliques et les aspects humains qui semblent inutiles, basiques et extrêmement arriérés si l’on considère la grâce des mondes subtils. Durant cette phase, on est accueillis par des êtres vêtus de vertu, d’amour, d’harmonie et notre échelle de valeurs se transforme. Un grand besoin de  « vertu » se fait sentir, ce besoin va définir la vertu particulière, le rayon de lumière qui nous attire et que nous devrons incarner.

Dès lors, un nouveau processus de travail se met en place : des professeurs ont « entendus » notre besoin et viennent spontanément se ranger dans le cercle de nos amis-enseignants. Chacun vient avec un projet d’étude qui correspond à l’extension ou l’affermissement de la vertu que nous désirons voir exister dans le monde : tout nous est donné pour devenir le canal de ce qui manque en nous et autour de nous. Un cursus d’étude et d’apprentissage spirituel s’établit selon nos possibilités et la projection future de notre progression. Un panel de situations qui permettront la mise en valeur de nos limites et de nos forces est créé et nous visualisons les grandes étapes de ces exercices en avance - dans des états modifiés de conscience- à l’intérieur des rêves nocturnes ou des rêveries méditatives, c’est le « rêve dans le rêve » qui prépare la réalité vécue par la personnalité humaine.

    Des codes lumières sont installés pour retrouver les « étapes cruciales » du cheminement : ce sont des vols d’oiseaux comme des aigles, des faucons, des pies, des corbeaux selon le type d’expériences (positives ou désagréables), ce peut-être des éclairs de lumière dans les yeux sans raison http://www.doris-divinatoire.com/img/numerologie.jpglogique, des lieux accompagnés de sensations intérieures reconnaissables pour nous comme annonciatrices d’événements ou appelant au centrage. On peut également recevoir des bouquets de fleurs, des cadeaux, voir la même suite de nombres se répéter tout au long de la journée et sur plusieurs jours, sur des supports très différents (numéros de rue, d’habitation, de téléphone, de plaque d’immatriculation, les chiffres des heures et des minutes semblables) ces signes répétitifs sont censés attirer notre attention vers la signification symbolique et intuitive.  

A partir de là, il faut accepter qu’une part de nos comportements ne soient plus basés sur la seule logique analytique et sociale ; une part d’intuition, de ressentis, de sensations entre dans la composition de nos choix. Ici s’arrête cette première explication…à la prochaine fois ! Lila  

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stéphane 07/02/2012 17:47


C'est vrai que parfois c'est lourd et un peu esclavagiste quand le soi supèrieur fait le Maître. Disons que serviteur est mieux approprié, un peu robotisé parfois mais c'est toujours dans un
sens évolutif. On arrive a décroché quand celui-ci a fini de passer les informations, du moins c'est lui qui nous décroche...

Nadine 07/02/2012 17:22


pas esclave non, mais maître du Don d'amour et du partage de soi plutôt, encore que je n'aime pas le mot "maître"....

Nadine 05/02/2012 17:24


revenez nous vite... :)   merci Lila

lila 07/02/2012 10:30



J'étais à peine partie que l'écriture a repris...peut-on être esclave de son Soi?