L'inspiration issue du Sûtra du Diamant

Publié le par lila

Ma vie n'étant pas encore impéccable, j'ai souvent besoin de me purifier. Et rien de tel pour affermir la volonté et la persévérance qu'une prière fiable.

J'allais en chercher une qui m'aide à asseoir mon énergie de manière plus propre (plus complétement) quand mon oeil est tombé sur un idéogramme, en cherchant sa signification j'ai débouché sur le Sûtra du Diamant, un des textes fondateurs de la voie bouddhique de l'éveil par la libération en une seule pratique.

Bref, je commence à lire la traduction la plus récente et je suis touchée autant par l'introduction faite par celui qui la présentait que par la force de la vacuité qui imbibait le Sûtra lui-même.

 

Je ne suis pas un maître, et il ne me viendrait pas de faire un commentaire sur le Sûtra lui-même, je peux simplement vous transmettre mon témoignage après cette première lecture du Sûtra du Diamant.

 

Ce que j'ai compris en un clic, est qu'un boddhisattva est un être qui s'est déja éveillé à plusieurs reprises. Si l'on considére que l'éveil est une longue suite de devoilement des processus de cohésion  entre l'individu et la collectivité.

Donc le but du Bodhisattva est d'arriver à l'expression du corps de lumière, qui est à la fois unique à chacun et donné à tous. Que ce corps de lumière est lui-même soutenu par un Souffle de Vie d'une nature différente de toutes les perceptions et de toutes les matières et non-matières (y compris les plus subtiles d'entre elles) qui semblent structurer ce monde et les au-delà. 

Mais cela je le savais déjà, à travers une de mes expériences d'éveil.

 

Donc, le processus d'eveil est interressant : chaque individu nait collé à des matrices qui lui servent de supports de croissance :  Première matrice ; le corps qui symbolise la Terre,

                        Seconde matrice  ; les parents et le réseau social (les attachements affectifs symbolise l'eau),

                        Troisième matrice ; les idées (l'air symbolise le mouvement de la pensée tourmentée ou calme),

                        Quatrième matrice ; la pratique religieuse  qui produit la passion de vivre et symbolise le feu.

 

Ensuite vient le besoin de dépasser la dualité, les besoins terrestres. Et l'on commence à travailler non plus avec l'âme mais avec la Conscience pure, symbolisée par l'Ether. Dans cette étude, les objects et les êtres sont tout autant porteurs d'informations énergétiques. La forme ne compte pas, les circonstances et les intentions deviennent de nouveaux supports de croissance.

Le premier support de la conscience est le Soi ; un état de connaissance qui permet d'englober la vie terrestre et tous les aspects des circonstances de notre vie d'un point de vue panoramique. Chaque strate doit être clairement mise à jour depuis le point de vue du Soi, de la conscience impersonnelle mais individuelle. (non-moi ou Soi)

 

Ensuite, il y a un autre niveau d'étude. Avec un nouveau support qui se trouve être l'état de Bodhisattva. Cet état est caractérisé par le fait que l'on ne reçoit plus l'énergie pour croître depuis l'extérieur ; il n'y a aucun besoin d' un support d'énergie terrestre. L'énergie qui permet la croissance est issue de la reliance entre l'état d'amour et l'état de vacuité ou en d'autres termes entre le centre d'énergie du ventre et celui du Coeur ( bouddha et Christ) cela produit une énergie puissante qui attire des bénédictions, c'est-à-dire des forces spirituelles, une "manne" nourricière qui permet de comprendre comment fonctionne les processus non-duels (la croissance hors de la Terre et du corps).

 

A partir de cette connaissance, le coeur et la conscience fusionne, pour former une nouvelle racine, une pousse sans support autre qu'elle-même. Et cette pousse se nourrit d'Esprit. L'esprit ne se décrit pas, il n'a pas de forme, pas de taille, pas une conscience telle que l'on peut la concevoir aux précédents niveaux. L'Esprit est non-mouvement, il imbibe le visible et l'invisible, le dense et le subtil, les interstices de vide entre les particules. Il Est mouvement, parce que nous en faisons partie et que nous nous déplaçons en Lui, par Lui et grâce à Lui. C'est notre Conscience individuelle et impersonnelle (transcendante) qui permet de faire encore une distinction entre Soi et cette infinitude.

Le corps de lumière est  -de ce point de vue- encore une membrane, un corps qui habille le Soi, et pour Etre complétement, véritablement dans cette infinitude, il faut encore retirer la conscience individuelle qui s'attache au corps de lumière et renoncer à toutes les bénédictions pour Devenir Esprit et faire partie de Lui à un autre niveau de Conscience, encore plus élargi, prendre une autre taille de Conscience, collective et individuelle à la fois.  

 

En cours résumé : à soi tout seul, on ne devient utile qu'en reconnaissant l'importance du collectif, et en oeuvrant pour le faire croitre (croisser vous-mêmes et multiplier vos consciences afin de manifester la beauté glorieuse de l'Esprit).

Je ne sais pas si ce petit texte aura une valeur pour vous, mais je voulais simplement témoigner de ces fulgurances qui me sont accordées et vous les partager. Lila

 

 

Publié dans Expériences vécues

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