L'imposture

Publié le par lila

Certains pensent qu'il suffit de dire "je pardonne" pour éclairicir une situation. Et c'est bien prétentieux de leur part.

La réalité du Pardon est :  "je remercie pour ces circonstances qui m'ont appris par la peine et par la douleur, la sagesse et la profondeur de l'amour". J'ai appris dans la douleur car je n'ai pas su apprendre par l'Amour, fasse la Sagesse que je sache mieux choisir mon chemin la prochaine fois.

http://b6.img.v4.skyrock.net/b62/imagentoi/pics/730285942_small.jpgAinsi, lorsque l'on est capable de pardonner, c'est à dire de sentir de la gratitude pour ceux qui vous ont blessé, de voir la justesse dans les circonstances, et de la sagesse dans ce qui est advenu, alors, il y a pardon, c'est-à-dire libération du mal, de la culpabilité et de la victimisation.

Je souhaite vous donner un exemple de circonstances d'imposture.
En fait, c'est un imbroglio d'impostures qui se résolvent par la sagesse divine, voyez....


Il y a à peine un siécle, ça paraît déjà si vieux!
Une jeune fille aisée aime le commis de son père. Ensemble, ils partent pour Paris, la ville des romances.
Après bien des péripéties qui sont des désillusions, la fille se trouve un mari et recrée le commerce de son père, dans un petit village. Bien des années passent et les gens ne s'habituent pas à ces nouveaux venus qui n'ont pas le même teint, ni le même accent qu'eux...pourtant au bout du compte ils ont une fillette qu'ils régalent et qu'ils traitent bien.
Leur seule amie est une femme qui a accompagné son compagnon militaire et brutal dans des pays lointains. Vite revenue après des déconvenues, et connaissant depuis le rejet et l'oprobe par ses enfants et son isolement.
Cherchant du travail cette femme seule et couturière experte, désire ouvrir un magasin de  modiste (chapelière).
La jeune commerçante y voit son interrêt, aide à vendre les quelques productions en échanges d'une certaine rétribution. Leur affaire va bon train au point d'éveiller la malveillance d'une autre modiste qui y voit de la compétition.
La vieille dame avec des consoeurs se mettent en peine de régler leur compte à ces jeunesses...et entre poupées mortelles et sorceleries....les punaises gagnent leur pari.

Dans ce petit village, le fils du chef est amoureux.
Il aime une jeune fille rondelette et bien élevée, nourrie d'amour par ses parents qui la traitent comme une reine.
Le fils du chef est envieux, car lui ne reçoit pas cet amour filial tellement délicieux. Il ne reçoit que les devoirs et les punitions, tandis qu'elle reçoit les bonbons.
Tous les deux vont à une école très lointaine de chez leurs parents, et ils prennent le même train.
Cela leur donne l'occasion de se voir, mais pas de se parler....

A l'église, le fils du chef croise une autre fille, délurée et très débauchée, qui s'est mis en tête d'être la femme du chef....ou de son fils. Après la défaite de sa mère elle a décidée de se venger : le fils du chef sera celui qui devra payer ! 
Cette fille-là est une sorcière, avec les livres et les magies, elle transgresse toutes les lois comme elle a vu faire les consoeurs de la vieille dame chapelière, ainsi devenue une révoltée contre Dieu et l'ordre des Hommes, elle veut la liberté et le respect qui lui ont été refusé.
Avec ses trucs et ses ficelles, elle essaye de séduire le fils du chef, bien bênet pour ces choses-là!

Alors, ne désesperant pas d'y arriver, elle désire devenir l'amie dévouée de cette jouvencelle dont lui est si émoustillé.
Et c'est facile de l'aimée, elle est gentille et souriante, affable et bouclée, bien habillée. Sa mère lui a appris à pardonner, c'est une bonne amie, confiante....qui raconte tout et si sage, que ça pourrait en dégouter de faire le mal pour ne pas l'abîmer....sauf que c'est pas son style à la cosette mal élevée de se laisser ramolir par l'amour ou l'amitié, elle pense que la rage est le chemin destiné à sauver les Hommes de leur férocité.

Ainsi, de mauvais conseils en traquenards, la bien-aimée jeune fille devient une autre, et le fils du chef reste avec celle qu'il n'aimait pas, la délurée qui pleure d'avoir gagner. 
La jeune fille gâtée, se marie avec le frére de son "amie" et parfois la nuit, on change de mari.
Ainsi naissent des enfants dont le père n'est pas toujours celui qui le dit.
Et de naissances en naissances, les non-dits s'allongent et deviennent pesants. Trahisons ou amitiés, qui saurait définir les vrais liens qui tissent leur loyauté? Les pactes en ces années de guerre avaient valeur de lois. Et après des années de mensonges qui oserait rompre le silence? Pas moi. Tel est le prix de la honte.

Criailleries et disputes deviennent le quotidien, entre les couples et entre les familles qu'ils ont crées, se voir c'est se déchirer ou se moquer.

Les enfants issus de ces mélanges préssentent plus qu'ils ne savent que leurs racines sont mélangées. Et eux-mêmes se sentent embarrassés, confus ou déprimés. Mal dans leur peau par nature, ils ne font pas vraiment cas de leur corps et encore moins de leurs sentiments. De bavures en blessures, ils traînent des histoires à dormir debout, et mettent bien des années à retrouver le nord et une saine vitalité.

Leurs enfants à eux aussi ressentent un très grand manque d'amour et de respect, comme si la Dignité leur était refusée. Et puis, la même histoire de nouveau se répéte : une fille s'amourache d'un garçon qui n'est pas fait pour elle...et sa sorcière de mère va l'aider à assoir cette passion et créer l'occasion d'autant de nouvelles blessures.
De trahisons en vilainies, des morsures sur des décennies....et aujourd'hui tant d'éclaboussures qu'il faut pardonner, laver et nettoyer afin que les petits-enfants ne revivent plus jamais ça!  Comprendre ce qui à l'origine a crée l'ambiguité et pardonner ce qui n'est pas à vous, mais à ceux que l'on vous a présenté comme vos Ancêtres.

Ce travail est le nôtre, porteurs d'espoir nous sommes. Porteurs d'une autre compréhension.
La religion n'est plus un crime, et l'on peut épouser ou être libre.
Nous banissons les voiles et les hypocrisies pour ne pas vivre en demi-teinte et en demi-mesure.
 Etre heureux est devenu un droit, et pas seulement une chance.
Le sexe n'est plus tabou, et c'est un bien après tout, tant qu'il n'y a pas d'abus.
Et justement, c'est une autre histoire...ou la même, après tout....
Une transgression par-ci, une transgression par là...qui jugera? Pas moi! Pas moi....Lila

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