L’Etat de Maîtrise

Publié le par lila

 Nous sommes libres de décider de notre vie, c’est ce que l’on nous a dit, et cela est vrai lorsque l’on base ses actions sur les désirs de son cœur.

Mais souvent, avant d’être capable d’écouter la voix de son cœur - la « voix intérieure »- de longues années s’écoulent où nous sommes entraînés à vivre selon des paramètres extérieurs : choix faits par les parents, exigences dûes à la pression sociale, besoin de construire sa personnalité selon des normes afin de faire partie d’un groupe et de trouver sa place.

 

Une fois que l’on s’aperçoit que tous ces paramètres n’empêchent pas notre existence d’être soumise à des hauts et des bas  (car répondre parfaitement aux exigences extérieures ne protége pas des risques inhérents à la vie), on commence à donner de la valeur à sa propre vie, à sa propre volonté.

Au début celle-ci s’exprime de manière abrupte et narcissique, pour contrebalancer les effets du cycle précédent : on a donné de l’attention et « on » a la sensation de s’être fait avoir. Et c’est en partie vrai. Donc, « on » réajuste l’énergie et les pensées sur « soi » pour mieux décider de sa vie et vivre en harmonie avec soi-même.

 

Mais aussi ermite que nous nous permettons d’être, il advient que l’équilibre intérieur passe par l’échange avec les autres !

On ne peut pas être heureux seul très longtemps.

Alors, de nouvelles rencontres doivent être envisagées, avec leur lot de déconvenues et d’ambiguïtés. Vouloir communiquer demande de l’ouverture, de la tolérance pour les désirs et les modes de vie des autres. En plus, il ne s’agit pas de perdre ce que l’on est devenu, et de nouveau se sentir submergé par les influences extérieures.

Gérer l’échange est un art.

 

Une autre vérité a été dite : ce que nous croyons vrai devient la réalité ; nos vérités intérieures profondes produisent les circonstances.

Faire le tri des vérités, des croyances permet d’orienter sa vie.

Ensuite, la méditation ou l’analyse des intentions qui nous soutiennent, nous entraînent à développer notre conscience et à comprendre nos actes en profondeur, ce qui leur donne de la valeur et plus de répercussion.

 Au fur et à mesure que nous accroissons notre coefficient d’attention, nous découvrons des opportunités derrière ce qui semble anodin.

 

La Conscience permet d’analyser plus finement la vie et ses rythmes. Alors,

notre échelle des valeurs change graduellement.

Pourtant, la réalité reste globalement la même qu’avant notre périple vers une vie libre des conditionnements. Curieusement, la conscience met à jour les cycles programmés par les générations antérieures ; plus on désire être soi-même et plus on s’aperçoit qu’on ne sait pas ce qui fait de nous un être unique…parmi tous ces conditionnements il devrait il y avoir un germe originel, une entité qui saurait qu’elle est intouchée mais la trouver semble relever du miracle !

 

Pour épurer les conditionnements antiques il faut soulever les strates qui gisent dans l’inconscient individuel et forment l’inconscient collectif.

Puis creuser encore le substrat hormonal et mammifère, héritage utile mais conditionnement malgré tout.

Enfin, l’énergie se dégage des vies antérieures,  de la préoccupation pour la survie, des obligations sociales : on commence à faire les choses parce qu’on « aime » les faire, juste pour le plaisir.

Ce goût de la vie pour elle-même est un trait que l’on trouve chez les jeunes enfants : curiosité, intrépidité, action.

Et chez un adulte, on peut y ajouter la jubilation de retrouver de la liberté, de la conscience de soi, du plaisir d’avoir dépasser ses limites imposées par l’éducation ou les situations rencontrées au cours de la vie. Bref, c’est une forme de renaissance, un apprentissage à Etre Soi.

 

L’apprentissage sous-entend qu’il y aura encore des erreurs ou bien des aléas mais comme les années d’étude formatent la façon de penser, l’analyse des intentions et la méditation venue du cœur formatent également l’intelligence de l’individu, lui donnant des atouts pour éviter les pièges, dans la mesure de ses capacités à les reconnaître.

Le manque de connaissance ou la mauvaise gestion des connaissances entraîne l’erreur : nous sommes principalement des gagnants, destinés à le rester pour peu que l’on soit attentif.

 

Rester attentif à l’extérieur tout en vivant en harmonie avec ses émotions : c’est le projet de toute maîtrise.

On part de soi sans oublier les autres. On s'inscrit dans le cercle de l'échange. 

C’est une forme d’équilibrisme moral et énergétique, un cheminement qui doit trouver son point de gravité …comme par hasard, ce point est justement votre vérité originelle, votre raison d’Etre.

Lorsque l’on rejoint la valeur que les autres nous renvoie, avec la valeur principale qui a conduit tous nos actes, on trouve notre valeur véritable pour le cycle dans lequel nous existons, notre état de maîtrise. Lila

 

 

 

 

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Commenter cet article

PH'ART 27/06/2011 18:53



Un petit bonjour fraternel en passant !



lila 28/06/2011 19:06



Super, merci!