L'énergie et ses structures religieuses

Publié le par lila

La structure de l’énergie change suivant le rituel religieux

Vous aurez remarqué que tous les courants religieux ne décrivent pas les mêmes sentiments, et que chaque religion évoque des grandes étapes de développement intérieur un peu différemment les unes des autres. En qualité de claire-consciente multidimensionnelle,  j’ai l’avantage de me projeter en corps, âme et conscience là où se trouve la lumière, or il se trouve qu’elle existe partout mais ne se ressent pas sous la même forme suivant l’intention qu’on lui donne.

Je vais essayer de vous transcrire avec des mots, les sentiments et les grandes étapes de structuration de l’énergie pour chaque religion ou philosophie que j’ai essayée. Le mot  « essayer » vous choque ?  Parce que vous considérez qu’une religion est inébranlable. Ce n’est pas la religion qui est sacrée, c’est l’énergie qu’elle permet de consacrer par son Enseignement et sa vibration. C’est le Divin qui est offert et dévoilé par l’Enseignement qui est sacré, tout le reste est condamné à évoluer et à être interpréter de multiple manière. Essayons celles-ci, voulez-vous ?

 

Le Soufisme : la communion avec le Soi d’Amour Divin

On commence haut et intense, avec le Soufisme. L’objectif du danseur est d’être l’équivalent du soleil et de danser au milieu des planètes. Cela semble un peu prétentieux tant que vous pensez que le soleil rayonne pour lui-même. En fait, le Soleil pense essentiellement à éclairer les autres, donc le danseur doit être « vide » de ses propres aspirations pour se mettre dans l’état de donner humblement sa contribution à la Danse cosmique.

Le premier pas consiste à oublier sa propre importance. Il faut arriver à une première purification émotionnelle de ses attentes personnelles pour avoir le droit d’entrer dans le Cercle des Danseurs. Lorsque cette autorisation est donnée, il y a plusieurs phénomènes  intérieurs qui vont progressivement se mettre en place.  D’abord, le corps éthérique prend du poids, les chevilles deviennent lourdes pour faire entrer « l’axe » qui va appuyer la danse. Durant la danse le sang  circule selon un rythme qui imprègne le cerveau  autrement, ce qui libère des sentiments oubliés, des flashs du passé reviennent subitement et se superpose à la réalité. Au fil de la pratique, chaque chakra est purifié et ouvert, le chakra couronne se modèle comme un vase posé sur la tête et le pied de ce vase (graâl) descend jusqu’au chakra du diaphragme et même plus bas : le corps éthérique tout entier devient un vase. 

Au départ, le vase est en suspension à l’intérieur du corps physique,  il rend conscient du corps éthérique  mais il se ressent seulement au moment de l’intériorisation et de la prière.  Mais au fur et à mesure, il s’établit une autre structure, autour du corps physique, qui intègre le corps physique  dans des cercles dont les morceaux viennent s’ajouter suivant la pureté des intentions du danseur et l’axe de sa prière. On ressent que l’on  est un vase posé dans un autre vase. Le choix d’aimer tel ou tel aspect de la Divinité rend  l’énergie réactive et construit la forme de la structure éthérique, donnant un « visage de lumière », une fleur géométrique particulière et unique à chacun des danseurs. Le danseur prend une forme stylisée et lumineuse changeante durant sa Danse. Le Soufisme amène à connaître la Douceur et l’Acceptation du monde et de soi, il aide à construire la discipline et la volonté d’aimer tel que les choses sont : ni bonnes, ni mauvaises mais réelles ou illusoires suivant les règles de l’énergie des sentiments. Le corps d’énergie se construit pas à pas en respectant strictement la rigueur dont chacun est capable.

La Prière musulmane : l’harmonie entre le moi humain et le Soi divin

On a du mal à se rendre compte de la pureté de la prière musulmane à cause des horreurs que pratiquent les déviants hystériques. Il faut dire que la prière lorsqu’elle est pratiquée assidûment est épuisante physiquement justement pour canaliser l’énergie mentale et émotionnelle vers le corps éthérique qui prend de la force. Cette force du double d’énergie engendre un grand enthousiasme, une jovialité intérieure qui efface les difficultés de la vie matérielle, les rendant irréelles ou « basses ». Le travail ou certaines choses ordinaires semblent déconnectées de la véritable essence des choses, de l’Amour et de la Paix dont on a l’impression que l’on ne fait pas assez pour les obtenir pleinement et durablement. Cette obsession de la pureté, et  l’ivresse qu’elle crée dans l’âme ; on ressent un tourbillon de joie au milieu du cœur, qui passe au milieu du front et ouvre la conscience à l’Harmonie cosmique, à la Perfection de Dieu, remplit au point qu’on en oublie les besoins du corps et le respect de la Terre. 

Faut-il craindre la prière ?

Tant qu’elle est encadrée par des sages intégrés dans une communauté saine et stable, non. Mais lorsque des gens pratiquent seuls, les étapes d’ouverture à la Magnificence de l’énergie ressemblent à des moments d’extase. Le cerveau est irrigué plusieurs fois par jour grâce au geste de se plier vers la terre. Le manteau de l’énergie de la terre recouvre les épaules lorsque l’on s’assoit sur le tapis de prière, puis recouvre  la tête au fil de la pratique. L’énergie autour de la tête se construit en forme de carré, puis en structure allongée. Autour de la poitrine, accroché aux épaules, un long manteau d’énergie donne le sentiment d’être couronné et habillé comme un Prince ou une Princesse. Ce manteau de reconnaissance tissée avec l’énergie  s’allonge au fil des prières, donnant le sentiment d’être béni et protégé en même temps que d’être piétiné par l’intention des autres. Ce décalage entre son soi divin et son être humain physique crée une pression, une frustration qu’il appartient à chacun de réguler. Cela peut-être un moyen de se sentir plein de générosité et de compassion pour ceux qui n’ont pas connus l’extase et qui ne sont pas impliqués ou bien un moyen de se révolter et de se rigidifier dans une doctrine de plus en plus stricte, excluant ceux qui ne sont pas « dignes » d’approcher un croyant.  Ces 2 réactions humaines  forment les courants émotionnels de l’Islam.

 

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Le Bouddhisme : Faire corps avec les 4 éléments dans leur forme éthérique

On oublie que les peuples asiatiques sont des gens  soumis depuis des millénaires à des conditions difficiles dont la plupart du temps est consacré au travail. Alors, même s’ils ressentent comme tout le monde des aspirations pour développer leur âme, ils savent que le temps d’une vie humaine ne suffit pas à connaître la totalité de l’Univers. Pragmatiquement, ils se consacrent donc à l’éveil de la face subtile des éléments qui existent autour d’eux. Le bouddhisme fait avant tout confiance à l’énergie éternelle de la Terre, lieu d’éveil,  source de jouvence et de réincarnation.  Le Bouddhisme est l’acceptation des éléments extérieurs comme facettes de son propre être. L’autre et moi, sommes les faces d’une même énergie, d’une même source de vie. Respecter l’autre revient à me respecter.

Je n’ai pas encore pu découvrir toutes les sensations reliées à chaque élément dans ses différents degrés d’approfondissement, mon approche est encore grossière, je vous transmets ce que je sais. J’ai commencé par l’Eau, puis ensuite je suis entrée en lien avec la Terre, qui m’a conduite au Feu puis à l’Air et à l’éther de l’Eau (Amour fraternel), à l’éther de l’Air (Conscience universelle). Je suis en chemin pour les 2 autres (initiation à l’éther de la Terre = abondance, éther du Feu= Amour vivant rayonnant)

L’eau est d’abord une entité structurée en longueur et en profondeur, un chemin d’énergie qui s’étire le long de la terre, légèrement au-dessus d’elle en une énergie légère et gaie lorsqu’elle est en surface  mais qui devient progressivement froide et impersonnelle, neutre et inconsciente au plus loin des profondeurs. La première sensation entraîne à l’insouciance, à la superficialité, au plaisir sans fin de jouer pour le plaisir du jeu. La fatigue venant, on est moins rapide, on sent l’inertie de l’eau  comme une masse écrasante qui « glace le sang » et forme un carcan non-structuré, une « main » écrasante pour le corps, la conscience et les sentiments. On se rétracte au maximum, on se condense pour résister au poids de la masse stagnante et froide qui fait naître dans l’âme le désir d’un Feu ardent, d’une stabilité dense et structurée comme le roc : l’eau sert à faire naître le goût de ses contraires.

La Terre s’est présentée d’abord sous la forme d’un carré de glaise doux donné dans un rêve. Lorsque l’on m’a demandé de créer mentalement quelque chose avec ce morceau d’énergie « terre », il m’est vite apparu nécessaire d’avoir une forte volonté à la fois tranchante et lissante.  La deuxième rencontre avec la terre s’est matérialisée sous la forme d’une pierre, couchée au fond d’un torrent et se faisant masser sans interruption par le courant…

 J’ai compris que la Terre est d’abord un sentiment de stabilité et d’extase, d’exubérance, de foisonnement et que sa structure dense est un moyen de trouver de la Confiance dans les possibilités qu’offre la vie. Mais le risque est de s’enivrer des plaisirs terrestres sans restriction, alors on s’intègre à cette densité dont on ne peut plus s’extirper, on en perd son propre rythme, on en devient aussi stable qu’un roc. On vit au ralenti tant que l’on ne s’approche pas de l’esprit spirituel de la terre : l’éther de la terre est aussi léger que l’eau, tendu comme une toile d’araignée autour des hanches, réchauffant l’estomac  et apportant en toutes circonstances paix et confiance en soi.

Le Feu est une énergie consciente, experte, très ancienne, chaleureuse, intime et aussi très noble, retirée vers la pureté et l’Unité avec toutes les étoiles. C’est « l’ancien » par excellence, le maître, l’enseignant parfait. Il y a tant de nuances dans l’énergie du feu qu’il est difficile de toutes les décrire. Les sensations sont fugaces, surprenantes par leur variabilité et l’enseignement vaste qu’elles transmettent en une fraction de seconde. Le feu est fascinant de sagesse, de puissance, de capacité d’absorption et de transformation. C’est l’élément qui m’a le plus séduite, imprégnée et nourrit. On n’en a jamais assez car l’énergie est légère, chaude, chargée de sagesse. A tout instant, le Feu apporte réconfort, sens de la générosité, lumière et compréhension, capacité de purification en profondeur des faux concepts et une amitié loyale. Etre ami du feu apporte une sensation de puissance et d’humilité joyeuse. On est fier d’être un « petit feu » au milieu du grand espace interstellaire. Contrairement à ce que nous vivons de perte et de misère à cause d’un incendie, l’énergie du feu n’est pas négative. Tout au plus sommes- nous incapables d’accepter sa Force et de le respecter pour sa puissance réelle. Le Feu nous rend conscient de nos limites humaines, il nous rend humble, comme le sol sur lequel nous marchons.

L’Air est une énergie triangulaire. Nous sommes son point de départ, la respiration est notre point d’interconnexion avec cette énergie ample et vaste qui s’étire dans toutes les directions dès lors que nous ne la compressons pas par notre respiration. Lorsque l’on regarde du point de vue de l’énergie, l’air est une toile très fine et transparente que chacun aspire en un trait plus concentré, blanc. Au départ, on voudrait certainement le respecter sans le « manger », mais il s’avère que lui, aime être mangé et s’introduire dans tous nos interstices, nos alvéoles et nos cellules. Il aime être indiscret, farfouilleur, curieux. C’est d’autant plus embêtant que l’air est indispensable pour vivre. Alors, lorsque l’on prend conscience de toute cette impudeur, il vaut mieux lâcher du lest sur nos prétentions à l’intimité ou au secret et admettre qu’il est plus fort que Soi : il connait tout sur tout le monde. Au début, c’est gênant. Il peut à tout instant vous remémorer vos erreurs, vos mensonges, votre manque de rectitude entre vos valeurs et vos comportements. C’est un enseignant difficile à amadouer, strict, vertical lorsqu’il enseigne, presque tranchant. Alors, ou vous apprenez à vous aimer avec vos imperfections et vos faiblesses, ou vous acceptez d’avoir plus d’humilité en relation avec les autres ou alors, devenez parfait et faites de l’Air votre ami, votre enseignant, votre Maître. Le triangle est expliqué par ces trois attitudes mentales.

L’éther est une énergie que l’on capte en devenant plus réceptif et attentif aux éléments. A l’intérieur de chaque chose visible se trouve différents niveaux d’énergie. En se raffinant intérieurement, on raffine également sa sensibilité et alors l’éther n’est plus un air vicié mais une autre fréquence d’énergie à l’intérieur de chaque élément, transformant les structures et les sensations décrites précédemment. A chaque niveau la connaissance est remise en perspective, ce qui rend difficile d’établir une vérité absolue.

 

Le ZEN : établir son âme dans l’Infini, devenir son meilleur ami.

L’esprit du zen est l’impermanence de toute chose, la mutabilité, le mouvement, la transformation comme seul point de repère. L’œil du cyclone est la demeure du méditant zen qui a établi sa stabilité en lui-même.   Dans le zen, on ne peut pas se plaindre de perdre, car ce qui est perdu ne nous appartenait pas réellement  et si par hasard on nous prend quelque chose temporairement, cela nous reviendra.  Rien ne se perd, tout se transforme : reste à s’y adapter sans ressentir de peine.

Le zen sert à accepter la solitude de l’Infini cosmique, la perte de son corps et de ses proches sans se sentir spolié, abandonné ou isolé injustement : l’océan cosmique est vaste et entre les vies vécues par la conscience, il existe des temps morts. Le but est d’apprendre à établir des relations avec soi suffisamment riches et satisfaisantes pour être un ami paisible et discret pour soi-même. J’ai adoré cet enseignement qui peut être dur et solitaire mais nous transforme en cœur moelleux et plein de douceur, sachant se satisfaire de peu autant que de beaucoup, sans y attacher d’importance et en cultivant la gratitude et  la reconnaissance. Le Vide est aussi bien que le plein. La lumière est insatiable, remuante alors que la nuit est ignorance paisible, un « potentiel à venir ».  Passer dans l’énergie du zen est se déconstruire pour se simplifier et mieux s’accepter. La tolérance commence par l’amour et le respect que chacun se doit à lui-même.

J’ai appris le zen dans des conditions difficiles, donc j’y ai trouvé de la force et de la stabilité pour me construire. Au départ, le zen relie la conscience au corps, à la circulation du sang. La conscience doit s’approprier chaque organe, chaque mouvement. Le but est de découvrir le mouvement d’énergie idéal  dans le mouvement musculaire ou  l’influx nerveux. Il faut « s’écouter »  pour ajuster la sensation physique à la circulation de l’énergie dans le corps. Le but est de jouir de vivre, de bouger, de sentir. Puis d’augmenter l’énergie éthérique autour de soi pour créer un cocon de tempérance, d’amour et de confiance et s’y ressourcer. Le pratiquant zen semble strict mais c’est un bon vivant dans ses sensations, un « jouisseur de l’énergie ». Il cherche l’Absolu dans le corps, sans jamais se brusquer. Lorsque l’on voit la difficulté des aléas de la vie, rester plein de vitalité et de joie intérieure jubilatoire en toute circonstance n’est pas si facile : c’est un Art philosophique.

 

Le Tao : Unifier les contraires

Au contraire du Zen qui part de soi pour arriver à l’acceptation du mouvement et des fluctuations, le Tao explique toutes les tendances en leur attribuant un opposé qui le neutralise, lui réattribue son « vide » initial. En voyant le monde par paires, par « couple », personne n’est  jamais seul.  Nous vivons tous au cœur d’une tension entre des tendances qui se complémentent l’une l’autre.  J’ai mieux compris l’Asie en étudiant succinctement le Tao.  La base de la famille est le couple. Or chaque partenaire est imprégné du respect très structuré qu’il doit à sa famille. Les parents eux aussi sont soumis à des rituels et une gratitude pour les ancêtres qui correspond à la reconnaissance de la seule unité possible : la lignée génétique, porteuse de l’énergie stable dont les humains sont les héritiers et les créateurs. Le Tao est un moyen de mettre l’Humain au centre du temps, de donner à chaque individu une perspective et des moyens de « rectifier » ses actes pour que les conséquences soient positives pour toute la lignée : du grand ancêtre au dernier- né, tous doivent entrer sur le « chemin du milieu », chemin de l’équilibre des forces. C’est une philosophie qui enseigne la puissance et la constance de l’Humanité alors que chaque individu est porteur de faiblesses.

C’est l’ensemble des intentions qui créent la Destinée : un individu n’est pas libre, mais ses intentions le sont, cette interprétation de l’énergie libère de la peur de l’erreur et de la culpabilité et rend malgré tout responsable de ses actes individuels. Le Tao se ressent intérieurement comme un regard doux posé sur le monde, une énergie centrique élargie autour du cœur qui ne laisse pas les détails du quotidien de côté : l’esprit du Tao, comme celui du Zen, rend alerte et éternel, patient et opportuniste, respectueux et audacieux.

 

Krisna : les rythmes de la danse cosmique éternelle

La danse de Krisna est celles que pratiquent les esprits de la Nature lorsqu’ils veulent rendre grâce au Cosmos et aux énergies supérieures à eux en grandeur et en spiritualité. J’aime Krisna, j’adore danser pour lui, c’est comme dans le soufisme, le sentiment de liberté en plus !

L’objectif est de mettre en valeur le double rythme de l’énergie masculine et de l’énergie féminine. L’un se présente sous la forme  d’un axe vertical rigide et oscillant légèrement au centre du corps, (comme dans le soufisme) ensuite, un autre rythme, souple et flexible naît en faisant bouger les bras, les jambes, les hanches et la tête selon les courants d’énergie qui soufflent sur la terre. C’est l’équivalent d’une aurore boréale mais en danse pour que le corps éthérique fasse des nuances de couleurs et brille sa lumière.  A l’inverse des autres pratiques celle-ci sépare le corps éthérique du corps physique, ce qui permet d’avoir 2 consciences et 2 sensibilités puis éventuellement d’un faire naître une androgyne, neutre au lieu d’une seule il y en a 3 ou plus !  Il ne s’agit donc pas de faire bouger le corps physique uniquement mais d’obtenir que l’énergie du corps éthérique danse autour du corps physique, de manière à créer des multiples bras d’énergie et de liens avec le monde. C’est amusant, reconstituant et nourrissant comme un bol de lait au miel.

Etre une gopi, une « amoureuse » de Krisna est agréable mais extrêmement frustrant,  tant que l’on désire être l’unique partenaire,  tel  le soleil Krisna est fascinant, chaud, plein d’attention et …jamais complétement tourné vers une seule forme ou personne : il est la multiplicité de l’Amour. Alors, cela demande de travailler la spontanéité, la joie de vivre autant que la patience et la tolérance car nous ne sommes jamais l’Unique…puisque c’est Lui, l’axe autour duquel tous les yeux se trouvent aspirés !  Dans la pratique dansée, on se sent entouré, inclus dans une grande famille aux visages et aux formes multiples, aimé, bien nourri…jusqu’au jour où il faut rendre à Krisna tous les bienfaits qu’Il a attribué : ce moment rend nu et face à soi-même. Toute progression demande des soumissions à un « plus grand bien ». Ce qui sous-entend de restituer ce qui a été donné pour recevoir une nouvelle vie, un nouveau degré de progression et d’apprentissage.  Chaque  âge est un long chemin de découverte.

 

Le chamanisme : apprendre le respect au quotidien.

Note : Nous n’avons pas forcément une bonne perception des chamanismes puisque historiquement on nous a ordonné de penser aux oraisons vers la Nature et les êtres vivants non-humains comme des superstitions barbares. Or, avant d’avoir une idée abstraite de l’Origine de la vie, nous avions déjà des rituels de sacralisation du Vivant. Certes, il arrive que nous considérions la spiritualité chamanique comme barbare à cause de la pratique des sacrifices humains et de l’intelligence des forces animales.

Critiquer, c’est oublier que le monde moderne à produit pour des raisons abominables, des génocides en quantité industrielle et bien loin du respect que les peuples premiers accordaient à leurs messagers vers les Divinités. Puisque l’énergie éthérique et astrale est commune aux morts et aux vivants, aux animaux et aux plantes, il semblait logique d’envoyer un message en s’assurant que le messager irait jusqu’au bout du chemin vers les Dieux, en ce sens,  tout sang  versé n’était pas un crime et aussi paradoxal que cela puisse paraître, c’était un honneur. Nous acceptons de reconnaître la valeur du sang versé lorsqu’il s’agit des soldats tombés au combat pour la nation, je ne vois pas en quoi le chamanisme  ancien est différent sur ce point, d’autant que les victimes étaient moins nombreuses.

Le chamanisme est l’acceptation de la Terre comme pourvoyeuse de notre forme physique, de notre énergie et de notre nourriture. Ceci étant dit, la Terre fait partie du Cosmos, elle est incluse à une ronde cosmique et dans une famille interstellaire, reliée à des frères et sœurs qui eux-mêmes sont pourvus de vies intelligentes et variées. 

Suivant les tribus et les continents l’objectif  reste le même : survivre à des conditions difficiles en s’aidant des sagesses animales, des forces vitales des lieux et des plantes. Le chamanisme respecte la vie car il en connaît la rigueur, les aspérités. Etre chaman consiste à accepter la vie telle qu’elle se présente, en gardant la fierté d’être un être vivant sur la Terre, en ne se sous-estimant pas et en ne surestimant pas. Confiance et fierté, joie et simplicité, vanité et parure sont nécessaires pour garder une dignité face aux étoiles.

Energétiquement  le lien se traduit par l’ouverture de l’énergie des hanches jusqu’au centre de la Terre, et le renforcement de l’accroche entre la plante des pieds et le sol. Le chamanisme fait fondre l’individualisme en absorbant l’énergie de l’individu dans l’énergie chaleureuse et ronde de la Terre : il est humain et c’est tout. Lorsque cette osmose est bien établie, marcher avec l’énergie consciemment permet de faire « avancer le monde » et de parcourir de longues distances sans fatigue. Il y a des degrés à développer dans les structures de l’énergie des jambes, certains dessins montrent que c’est une sorte de « roue de vélo » qui se construit et permet d’avancer selon l’énergie de l’éther plutôt que l’énergie terrestre normale. L’axe vertical rejoint le sommet du crâne au centre de la terre et le centre du cœur, au centre du soleil. Ce double axe permet de relier l’âme dans des aspects masculins et féminins équilibrés, ce qui détend l’esprit individuel et lui donne un sentiment d’autonomie et de liberté.

Le voyage astral est également une caractéristique du chamanisme. La connaissance s’obtient en rencontrant d’autres êtres intelligents sur leurs territoires, ce qui demande de s’oublier physiquement pour obtenir des forces ou des pouvoirs. Ensuite ces forces et ces pouvoirs  obtenus ou appris doivent être intégrés au corps éthérique afin de renforcer sa structure.  En respectant notre âme et ses intuitions, le chemin de l’évolution se crée pour chacun selon sa propre sensibilité. Le respect de la sensibilité de l’âme est vitale, c’est le lien entre tous les êtres vivants sur la terre et dans l’univers, la verticalité appelée aussi dignité est fondamentale et s’obtient en démontrant sa capacité à survivre et à être instruit par l’Intelligence de la Nature.

La Nature du point de vue chamanique n’est pas uniquement terrestre mais est d’abord perceptible grâce aux signes terrestres, aux symboles. Tout est symbole ce qui permet d’inclure l’invisible dans la réalité vécue, sans véritable distinction entre ce qui est vécu par l’âme et ce qui est vécu par le corps : la poésie et la sensibilité prennent le dessus sur les rudesses et les exigences de la vie. C’est donc un accompagnement vers la Beauté, le respect de l’humain et le don de soi qu’entraîne le chamanisme lorsqu’il est pratiqué avec sagesse. Entraide, autonomie, sagesse et opportunisme forment une seule voie qui rend grâce à l’Esprit de la Terre, du Ciel et des Etoiles et à tous leurs peuples. 

 Le shintoisme : L’importance donnée à l’énergie

J’ai eu peu de rapport avec le shintoïsme, qui m’a été montré comme une union entre le chamanisme, le bouddhisme et l’esprit zen.  Cette réunion met en valeur l’éther et l’énergie subtile spirituelle (énergie vibrale) à travers une pratique de gratitude envers la Nature, de reconnaissance de la parenté énergétique avec les animaux, les plantes, les éléments (eau, feu, terre, air) auxquels on ajoute une dimension supérieure à travers des rituels simples et « vides  de pensée » afin que l’énergie vienne remplir le vide mental.  Mise à part la sensation de faire partie d’un groupe sélectionné et hyper-pointu en matière de sensibilité et de développement de l’intuition, on ressent une franche coupure avec l’humanité « vulgaire » et un raccordement avec d’autres êtres vivants vibrant sur le même plan de sensibilité. C’est fortifiant pour la conscience supérieure et approcher l’énergie pure.

 

 

Les Christianismes : aimer la transcendance, exiger le meilleur de l’homme.

Chaque religion chrétienne  s’intéresse à une facette de l’humain.

L’Orthodoxiechrétienne met l’accent sur les « parents spirituels » : l’individu est mis dans la position de l’Enfant Divin à qui la vie donne TOUT, son effort sera en retour d’obéir et de respecter les évangiles et les textes sacrés, de réciter des prières et de construire son « mastaba », sa structure énergétique en pyramide. Le corps éthérique s’intègre dans une structure familiale et épiscopale. Ce soutien permanent rend celui qui s’est soudé à la structure un sentiment d’appartenance aussi solide que la pierre taillée d’un temple. L’impression d’être relié, soutenu pour toute la vie jusqu’après la mort évite les incertitudes mais rend vulnérable à la solitude.  Tout se conçoit et se vit en groupe, pour le groupe avec le groupe. La communauté  est la mère d’appoint, on lui sacrifie son énergie individuelle dans l’espoir de faire partie des disciples des Saints, protégé par la main providentielle de l’autorité spirituelle paternelle reconnue comme un axe vertical reliant le Ciel à la Terre. L’Histoire éthérique et astrale relie cette communauté à l’Egypte et aux premiers commandements. Si la communauté humaine est une mère, l’homme est choyé comme un jeune enfant et la femme est responsable du lien énergétique entre sa famille et la communauté. Ce qui donne un sentiment de plénitude et d’harmonie à l’énergie féminine. Le masculin se conçoit comme un axe vertical, la féminité comme une spirale, ce qui ressemble à la danse de Krisna et au soufisme par certains aspects.

Le Catholicismemet l’homme en position de pêcheur, de traître ou d’inculte. L’énergie des prières et des structures s’élance vers le ciel, donnant de la lumière à ce qui est situé au plus haut, mettant dans le noir et le sentiment d’écrasement la communauté des croyants, errant dans les ténèbres de l’ignorance pour sa Rédemption. Cette vision noire du catholicisme reste hélas, celle de l’énergie. Bien sûr le monde moderne réinvente le message, rend de la dignité aux femmes et aux communautés des croyants cependant ce remaniement est encore trop récent pour restructurer en profondeur des centaines d’années de pénitences et d’auto-jugement. Jésus, le messager et l’enseignant de l’Amour le plus pur est exhibé mort, en souffrance et humiliation comme une pièce de viande à l’étal d’une boucherie. Ses blessures sont censées nous aider à pardonner la souffrance que nous traversons physiquement et rechercher un réconfort dans la mort et le pardon. Le goût du sacrifice gratuit inculqué à des générations  n’a pas rendu les gens meilleurs (c’est mon avis). 

La Foi et la Transcendance sont données à travers l’ouverture du cœur qui ne peut pas être forcée mais être stimulée par la Confiance dans le soutien de la Providence. Or, cette Providence est symbolisée principalement par Marie et les Saintes dont la plupart ont créés des centres d’accueil et de santé,  alors que leur importance est régulièrement réduite au minimum dans le message, c’est par Elles que l’énergie de la Providence et de l’Abondance spirituelle touche les cœurs et adombre les esprits. Une religion où l’homme n’a pas d’attributs (chasteté) et la femme est soumise à son rôle de servante ne contribue pas à l’éveil de la Grandeur de l’Homme dans ses aspects nobles. Le doute et l’inconstance, le vice et l’excès ne peuvent qu’être les fruits d’une utilisation de l’énergie sans conscience et sans direction ferme. L’église est l’abri mais en dehors de l’église, l’homme redevient un errant.

Le Luthérianismerépare l’erreur du catholicisme de mettre les femmes et l’énergie intuitive de côté. Le plan terrestre est perçu comme un lieu d’apprentissage et d’amélioration de soi. L’énergie est construite à partir de la communauté humaine et quelques anges qui servent de structure de soutènement et de liaison vers le ciel. La communauté est une « chaumière » qui valorise l’entraide et le repentir au lieu du Pardon des pêchés. C’est à chacun d’être digne de se montrer pur face à Dieu. Le Luthérianisme sert à développer l’amour des humains, l’esprit fraternel lorsqu’il est vécu avec sincérité et en dehors de l’individualisme. Le développement de la lumière du cœur est le point d’unité de la communauté,  Luthérianisme et le Calvinisme ont ce point en commun.

Le Calvinisme met l’accent sur l’intériorisation. Toute énergie doit nourrir celui qui l’émane. L’extérieur est séparé de l’Intérieur. Dieu est séparé du monde humain : les 2 mondes ne se retrouvent que lorsque l’homme développe sa Conscience intérieure, cet « espace intérieur » est conçu comme un temple individuel où réside la lumière divine.  Cette lumière divine n’est pas clairement comprise en essence par tous les croyants. On peut imaginer que les calvinistes n’en sont qu’au début de leur apprentissage spirituel, et que cette approche religieuse met en valeur l’autoréalisation, la valorisation de l’individualité, la transcendance par la Solitude. Les temples sont bien structurés, très limités dans leur plafond énergétique, ils cherchent à ramener le croyant à son centre, à réverbérer l’énergie vers le centre du Soi, telle l’énergie d’une grotte.  Cette approche permet de renforcer la conscience de soi parfois jusqu’à la rigidité. La politesse et la distance entre les gens leur permet de respecter leur énergie individuelle, en revanche la liaison fraternelle et pure entre les croyants s’établit à partir de l’âme de chacun, une fois passer les premiers degrés d’isolement et de rejet,  un sentiment d’appartenance véritablement fraternelle s’établit entre ceux qui ont développé leur lumière du Cœur avec assiduité et conscience. La recherche de l’élitisme et de l’excellence jusque dans la spiritualité est une particularité que l’on retrouve dans certaines confréries comme les hauts degrés de la Franc-maçonnerie et de la Scientologie.

La communauté mormonem’est apparue sous un angle spirituel très pur et dans une structure humaine rayonnante et naturelle.  L’esprit mormon est vaste, pur et inspiré comme un ciel dégagé en haute montagne. L’impression est nette, sans fausseté.  La structure terrestre est à l’image d’une communauté spirituelle jeune, aspirant à s’étendre et relier les âmes d’aujourd’hui avec  celles qui font partie du même arbre génétique en une seule énergie astrale, une « nouvelle Jérusalem ».  L’énergie n’est pas reliée au cosmos, aux planètes ni à la Terre.  Dans cette approche l’Homme est une création divine indépendante, vivant dans sa bulle d’énergie astrale et mentale. C’est assez étonnant d’imaginer survivre dans les conditions d’une bulle de savon placée dans l’air, mais rien n’est impossible, puisque l’Esprit qui guide est éternel !

L’Anglicanisme assemble l’énergie de la Sainte Providence avec l’énergie de la Terre d’Angleterre. Cette alliance énergétique donne le sentiment  d’un rayonnement  maternel  rassurant et protecteur. Je n’ai jamais autant senti l’énergie maternelle attribuée à Dieu que dans les temples anglicans, cela met à l’honneur la sacralité de l’énergie féminine débarrassée de l’aspect séduction et lactation. Cette pureté féminine rappelle la Sainteté de la Vierge Marie, la virginité d’Athéna dans la vision grecque c’est-à-dire l’énergie spirituelle qui émane de la féminité lorsqu’elle est pure quintessence. C’est intense, doux et puissant, l’image qui illustre cette énergie est une lumière blanche réverbérée sur une lame d’épée (l’épée ici  est symbole de la volonté de protéger par tous les moyens de la Conscience Divine, et surtout pas l’arme) L’épée est une forme de volonté absolue et pure donc tranchante lorsqu’il s’agit de faire des choix, la lumière y éclate dans toutes les directions en forme d’étoile.

Le Judaismevéritable est hermétique, ce qui signifie qu’il ne suffit pas d’être clair-conscient pour en comprendre le fonctionnement et les racines. On a la sensation de prime abord qu’il ne s’agit pas d’une énergie humaine ou éthérée comme les autres énergies. Cela ressemble à un labyrinthe dans lequel des portes- cadenas sont posées. Ce que j’ai constaté par les bribes que j’ai reçues et intégrées est le lien entre le Feu et l’écriture hébraïque.  De même je ne sais pas si les archanges du Judaïsme sont les mêmes que les archanges habituellement maîtres des éléments, je n’ai pas trouvé les liens qui pourrait les relier ensemble.

Par ailleurs j’ai compris que l’esprit hébreu est économe, patient  et  joueur. La plupart des écrits sont donc interprétables sous différents angles et un même dessin peut contenir plusieurs fragments distincts dans leur signification et réajustables entre eux lorsque l’on comprend ce qu’ils représentent spirituellement. Il faut donc COMPRENDRE pour OBTENIR. Cela fait des rituels une célébration à la fois profane et sacrée, suivant que l’on sait se relier réellement  à l’énergie inclue dans les paroles de la Thora. Le niveau d’ouverture du Cœur,  l’énergie des chakras et le travail intégré par le corps éthérique compte pour évoluer et débloquer les connaissances contenues. J’aurais tendance à garder l’étude de cette religion et de ses aspects mystique  pour plus tard, lorsque j’aurais affermis ma propre conscience en l’énergie et que je serais libre d’expérimenté sans entraves.  J’ai la sensation que l’énergie autoritaire paternelle qui saisit le profane n’est qu’un leurre pour éloigner les curieux. Mais avant d’avoir gagné le droit de faire alliance, il vaut mieux faire profil bas…

Je n’ai pas oublié les autres tendances spirituelles, l’Hindouisme, le Sikhisme, le Jaïnisme, le Manichéisme, le Candomblé, le Vaudou et d’autres rituels plus anciens ou très récents comme les Disciples de Jéhova ou l’Eglise des saints des derniers jours, mais elles ne sont pas toujours facilement  définissables ou bien elles sont trop petites et leur influence est peu marquée. Si vous voulez en savoir plus sur votre groupe de prière, vous pouvez me poser des questions et nous pousserons nos recherches.  A plus ! Lila

 

Publié dans energie vitale

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Saïda 28/05/2013 00:42


Merci Lila pour votre réponse ! Je comprends ...


Que la Paix soit en Vous et vous protège également !

Saïda 27/05/2013 00:34


Bonsoir Lila,


Je suis ravie de lire votre message sur l'énergie et ses structures religieuses. Faisant partie de la communauté musulmane, je me rends compte que beaucoup choses que vous décrivez au niveau de
l'énergie ne sont pas communiquées et enseignées dans les livres, les madrassas ou dans les mosquées. Je trouve que ce sont des éléments essentiels, quant à la pratique régulière de la prière
musulmane de connaître l'impact de l'énergie sur soi, en soi et autour de soi. J'ai pratiqué la prière musulmane 5 fois par jour (en plus des veillées) de mes 15 ans jusqu'à mes 30 ans. Dans la
religion musulmane, la pratique de la prière est primordiale, en plus du jeûne (Ramadan). C'est vrai qu'au moment de la prière seule ou en collectivité (à la Mosquée), je me retrouvais dans un
état de joie et me sentais nourrie à l'intérieur. Cet état de plénitude (planer) peut nourrir longtemps notre intérieur. Comme l'exemple que je vous avais donné, dans un précédent mail : je
faisais partie des gens qui percevaient leurs tracas, leurs angoisses du quotidien avec beaucoup de distances et de positivité (en se situant en haut de la montagne, nos problèmes vu d'en haut
paraissent plus que surmontables). Oui, c'est vrai, la pratique de la prière et/ou du jeûne permettent une totale déconnexion des choses ordinaires, des échecs ou autres. On se sent comme dans
une bulle, un cocoon doux et chaud, indispensable à notre vie ou survie (c'est comme cela que je le vivais aussi car je ne ratais aucune prière, sinon je ressentais un manque).


A partir de mes 30 ans, je n'ai plus ressenti la même chose (je ne sais pas si c'est dû à une fin de cycles). J'ai remarqué plusieurs personnes de culture musulmane, à partir de cet âge-là,
ressentent la prière, même la religion sous un autre angle. En clair, je me suis retrouvée en bas de la montagne, comme si le ciel me tombait sur la tête. On se sent vidé, désorienté,
déphasé ... parce que je pense qu'une part de nous-mêmes nous dit de passer à une autre étape, à un autre niveau de conscience. Je pense aussi que la face ou la vision dogmatique de la
religion musulmane n'est plus assumée par le pratiquant.


Je peux me tromper, mais j'ai l'impression que cette structure est chargée d'énergie ou de flux masculine (Yang). Lorsque l'aspect féminin (Yin) d'un être humain (homme et femme) se
développe ou se fait sentir, il se sent étouffé par cette strucure. Or, c'est la Lune, voire le croissant de Lune, qui est symbole et référent du culte de l'Islam.


J'aimerais vous poser cette question, pourquoi ce déphasage ? Si selon vos expériences et ressentis, la prière, en l'occurence musulmane, amènent à l'harmonie entre le Moi humain et le Soi divin
?


J'insiste sur le fait que je ne remets pas en question vos expériences vécues, ni ce message posté, bien au contraire je vous trouve très juste dans votre ressenti. En vous remerciant d'avance
pour votre complément d'information.


 

lila 27/05/2013 12:09



Merci Saîda de ce témoignage très riche. Je suis d'acord avec vous, lorsque l'on grandit moralement, les besoins de vivre la spiritualité "éthérée" et extatique n'est plus nécessaire. En fait, on
prend le temps de vivre sa vie humaine, de se donner de la valeur en tant qu'être humain posé sur la terre, dans un monde où la violence est une blessure constante, et où notre devoir est
d'adoucir nos relations avec les autres. Or, ce n'est pas toujours bien compris, ni bien accepté. Il y a beaucoup de gens qui aiment et désirent la guerre, le cynisme, la méchanceté comme moyen
de vivre avec les autres. Ce qui nous renvoie une image de perdants, puisque ceux qui ont connus la pureté ne peuvent pas la trahir sans trahir leur âme. Pour retrouver une certaine unité et une
harmonie, il faut revenir aux gestes quotidiens en les chargeant de Paix, d'amour et de respect. Alors on réconcilie l'âme, l'énergie , le corps et l'Esprit de Dieu. Que la Paix soit sur Toi et
te protéges. Lila



philippe Bouquet 26/05/2013 21:39


Sujet sensible pour le moins, mais quelle belle approche.


Tu répond à mes attentes avant même que je les formules....


Sois-en remerciée ma chère Lila

nadine 26/05/2013 20:17


merci Lila pour cet enrichissement