L’axe des choix

Publié le par lila

La plupart de nos choix se construisent sur une structure intérieure.

Cette structure concerne notre conscience et dévoile nos intentions profondes.

Or, il y a deux formes possibles de structure intérieure ; l’une est égotique, l’autre est empathique.

Elles ne peuvent pas se mélanger, ni se confondre.

 

La structure égotique

 

La base de cette conception du monde s’appelle « moi ».

Le monde est perçu selon deux mondes : moi / mes besoins et les autres.

Dans cette perception, le monde est une jungle dans laquelle « Mr Je » doit se faire une place.

Pour cela Mr Je doit se construire une image qui lui donne le droit d’occuper une « niche sociale ».

Dans le cadre de cette structure les besoins des autres n’existent que pour donner le beau rôle à Mr Je, qui doit toujours garder le contrôle de son image.

Cette image est plus importante que sa propre vie. Mr Je est capable de tout pour conserver et nourrir cette image, gage de son droit à exister et d’être reconnu par les autres.

 

La base sur laquelle Mr Je construit son image est variée.

Ce peut-être l’étendue de son réseau social (je connais tout le monde), sa puissance financière (je peux tout acheter), sa santé florissante et sportive (je suis en super forme), sa formidable capacité d’équilibre (je réussis tout ce dans quoi je m’investis)

Et même le déséquilibre, l’autodestruction et la marginalité peuvent être gage d’une réussite « à l’envers » car ce qui est important pour Mr Je est d’être dans une case reconnaissable, qui lui donne des droits…donc, être quelqu’un qui n’a pas de chance, qui a des problèmes peut également être un moyen de se distinguer des « autres ». 

Le principe de Mr Je étant de montrer qu’il est différent des « autres ».

 

Dans ce cadre de références particulier, Dieu est crée pour servir Mr Je, qui devient le héros, le sauveur, ou le perdant, le méchant. Donc toutes les circonstances sont analysées depuis un cadre ou « moi » est la chose à préserver, coûte que coûte car les autres n’existent pas « réellement » pour Mr Je, ils ne sont pas envisagés comme ayant les mêmes besoins, ils font partie du décor, sans plus.

 

La structure empathique

 

La base devient « moi au milieu des autres »

A chaque fois que l’on entreprend une action, on se demande comment harmoniser son rôle avec celui des autres. Sans se laisser dominer ni chercher à dominer les autres.

Cela demande de se connaître afin de reconnaître ses compétences personnelles ainsi que leurs limites et d’avoir suffisamment d’ouverture vers les autres pour accepter leurs compétences sans se sentir diminué, envahi et en insécurité.

Normalement, la vie est faite d’échanges entre des gens aux talents complémentaires.

C’est sur ce modèle que sont construites les interactions dans la nature.

 

Concrètement cela signifie garder une attitude courtoise dans le quotidien.

Conserver l’habitude du contact sans animosité à priori et surtout sans jugement sur les apparences.

Le niveau de dépenses financières n’est pas un moyen de juger de la valeur d’une personne.

Si l’on se base sur l’argent pour « estimer » les gens, alors naître noir et orphelin en Afrique, c’est naître condamné à la dévalorisation constante et être contraint à la révolte pour exister. Qui désirerait rester soumis et contraint de porter une image qui ne correspond pas à ses ambitions, à ses véritables talents ? 

Le monde moderne offre beaucoup plus d’opportunités de rencontres, d’ouverture d’esprit et de conquêtes intellectuelles qu’autrefois. Notre civilisation occidentale n’est pas violente, indépendamment de ce que certains médias aiment vendre. La réalité est plus sereine quand les gens sont éduqués à vivre avec les autres, en bonne intelligence. Et cela est de plus en plus facile, si l’on décide que le monde n’est pas une jungle mais un espace de rencontres et d’apprentissage commun.  

Un espace suffisant pour loger tout le monde, si l’on se pose la question de promouvoir la paix et les moyens de structurer le monde sur cette base équitable. Partager ce n’est pas perdre le « plus » qui de toute façon serait gâché ou dévalorisé. Donner une chance à quelqu’un c’est s’offrir une chance à soi-même le jour où l’on en a besoin, parce que la vie vous le rend bien et que la meilleure image que l’on peut s’offrir est d’être partenaire de la vie, de prendre le risque de vraiment vivre « avec les autres ». Lila

Publié dans philosophie

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