L’Adoubement de l’âme

Publié le par lila

Cela a eut lieu pour moi en Avril 2003, je vivais au Brésil depuis trois ans et j’avais beaucoup travaillé à l’alignement entre mes actes et mes pensées, guidée par Maître El Morya.

J’ai donné du temps comme jamais auparavant pour étudier et faire du bénévolat autant que j’ai pu.

A bien des niveaux, cette période fut intense : éreintante et pourtant joyeuse.

C’était une vie au grand air toute l’année et quelque soit la température, de toute façon les maisons ne sont pas vraiment isolées et chauffées et les montagnes sont froides même sous le climat tropical.

 

Un leader, un maître de Volonté comme El Morya ne se laisse pas facilement émouvoir et déstabilisé.  Il faut construire une relation durable et stable, une reconnaissance intime du caractère de l’autre.

Après cinq ans de travail avec maître El Morya, j’avais eu le courage de rechercher son histoire intérieure,  car aimer c’est offrir plus qu’une oreille attentive et un cœur ouvert,  c’est donner de son Soi intime, utiliser son talent spirituel vers le Maître. J’avais voulu « comprendre » mon ami et conseiller.

Voir, c’est comprendre. Comprendre, c’est aimer et  aimer, c’est rendre la liberté.

Nous avons fait l’Unité et cela nous a rendu notre liberté.

 

En communiant à la même Source, Morya m’a aidé à me voir comme un membre de la Fraternité et à me reconnaître en tant qu’être spirituel complet bien qu’immature sur certains aspects.

Après ce court instant de reconnaissance mutuelle, il n’était plus mon maître. J’étais devenue autonome, responsable de mon développement.

 

Ensuite de longs mois se sont écoulés, j’étais seule, parfois les assistants des maîtres terminaient leurs études avec moi, mais une page se tournait. Il n’y avait plus la chaleureuse présence de mon maître, ami et conseiller, il me manquait mais ce n’était plus pareil.

Durant ce temps, il fallait récapituler, c’est-à-dire extraire l’énergie des moments partagés afin d’en conserver la Sagesse.  Lorsque l’on vit intensément, on ne prête pas attention aux détails qui deviennent par la suite les lucioles de lumière et d’amour importantes pour traverser les épreuves.

 

J’avais grandi en Foi, je ne pouvais plus douter de l’existence des maîtres  ni de la nécessité de la discipline mentale pour trouver le point de centrage vers l’unité avec l’esprit de l’ange.

Je devais apprendre à retrouver ma verticalité, cet étirement de l’âme et de la volonté, sans l’aide protectrice de Morya.

Je devais poser mon cœur au point où « j’existe » signifie vraiment quelque chose, en dehors de l’existence humaine, en dedans du mystère alchimique.

 

Il m’a fallut des semaines pour ressentir les prémisses des changements vibratoires : l’énergie qui s’accumule et forme un décalage entre l’extérieur et l’intérieur de l’aura.

L’électricité statique qui se décharge à chaque fois que l’on touche les boutons électriques ou la voiture.

L’impression de porter des chaussures à semelles compensées, tant l’énergie qui se dégage par-dessous, forme un tapis moelleux sous les pieds ; les chaos de la rue disparaissent ne laissant qu’une  sensation de marcher sur une herbe grasse et verte même lorsque l’on trotte sur des sentiers desséchés.

Cette douceur protectrice descendait progressivement des jours durant. 

A chaque degré, je perdais quelque chose de cruel, je perdais ma vision étriquée et marquée par l’instinct de survie.  Les tristesses du passé s’effaçaient, prenant d’autres interprétations, d’autres couleurs et cela devenait juste. Il y avait des Lois qui ne changeaient pas, en dépit des arrangements intimes avec la trahison et la mesquinerie dont chacun est capable, il y avait de l’Amour immuable.

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Plus j’acceptais les choses qui venaient vers moi, les changements psychologiques et les sensations, plus l’énergie se densifiait, prenait corps autour de moi.

Et puis, je ne saurais dire quel jour, il y a eu « épanouissement » de cette énergie déversée : j’étais devenue haute, brillante et forte. Ce jour s’est étiré sur plusieurs autres, et « Je Suis Lila » est devenu mon seul nom, ma vérité.

 

A ce nom s’accrochait un nouvel avenir, un autre horizon.

Quelques semaines plus tard, je retournais en France, sans certitude, avec seulement la permission de croire en moi.  Lila

 

 

 

Publié dans Expériences vécues

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