Du Ciel à l’Extrême

Publié le par lila

J’aurais préféré que ce titre sonne comme « un Ciel plein de Crème » ou encore

« Entre- deux de nuages à la crème »…comme cela aurait été doux et merveilleux, un avant-goût de Paradis, un rappel du jardin des nantis.

Mais nous sommes sur la Terre, chargée d’habitants remuants et fébriles ; à peine capables de se parler sans mentir ou crier.

Les plus forts se déchirent et s’étripent pour se montrer comme ils s’aiment, à moins que ce soit par goût de la haine ? L’amour, la haine ne sont pas des notions très claires chez ceux qui vivent la tête prise dans un chaos désespérant et nu.

 

Communiquer avec les Anges, cela semble enfantillage quand il s’agit plutôt d’être solide des artères et de ne pas trembloter de l’intestin face à l’intensité atomique du chœur des Archanges, nimbés de lumière dorée, drapés de vérités tranchantes tel l’épée.

Rencontrer un soleil, transpirer ses conseils, cela semble irréel ; cela ne s’intègre pas facilement à nos carcans humains ; tous ces corsets dont nous encombrons nos têtes, tous ces paravents qui font de vilaines ombres, aggravant nos tourments tandis que l’Absolu ne s’encombre de rien : entre vous et lui, seule la lumière passe.

 

Quand on s’approche du Ciel, on surfe sur l’extrême, le corps détendu, en apnée.

Entre deux mondes, la conscience s’ouvre en parabole. Le cœur, en suspension, s’épanouit : il n’a personne qui le ralenti, aucune lourdeur, aucun attachement.

Ce délicat mille-feuilles d’énergies vous fait sentir aussi grand, que petit.

Alors, pour ne pas se perdre dans cet espace surnaturel, il est bon de se reconnaître, de se tâter, de prendre le pouls de sa propre grandeur d’âme.

Dans la grandeur d’âme on met de la prétention alors que mon conseil  se veut simple et pratique. Il n’y a pas de honte à posséder une grande âme, pas plus qu’il n’y a d’orgueil dans une petite. On a l’âme qu’on peut, et puis voilà !

 

Votre âme est plus belle que vous. On n’y peut rien, ce n’est pas un sujet sur lequel se disputer ; mêmes vos actes mauvais ne peuvent altérer sa beauté.

Au pire, cette perle de lumière vous abandonne pour se réfugier dans le cœur d’un Ange, qui vous la rendra  lorsque vous serez guéri de votre culpabilité. L’âme ne vit pas en amertume, elle se meure dans l’acidité et les violences.

Voyez, il n’y a de punition que celle que vous vous infligez.

La plus cruelle d’entre elles est sans nul doute l’indifférence pédante avec laquelle vous traiter votre âme. Cette petite fleur n’a pas mérité un tel châtiment, vous vous traitez injustement en niant la partie éternelle, qui un jour, faute de soins, d’affections, de tendresse s’en va vivre au loin.

 

Et alors, vous voilà pleurant : comment a-t-elle pu m’abandonner !

Moi, qui lui partageait tout ! Comment croit-elle que je vais vivre, sans ses ailes sur mon coeur ? Elle s’en fout ! Quand vous faites la bête, elle n’a pas de plaisir à vous voir vous fourvoyer, elle est libre …bien plus que nous !

C’est elle qui vous donne le droit d’être heureux où cela vous chante, c’est elle encore qui vous conseille quand l’amour vous hante.

Elle est présente à chaque envolée du cœur, et vous réconforte de sa chaleur quand tout vous lâche. Puisque rien ne l’effraie, elle reste accrochée quand vous vous amusez ; d’aucuns vous diront doctement, très sûrs d’eux que l’existence de l’âme n’est pas prouvé, et ce sont les mêmes qui, lorsqu’ils la retrouvent parmi les trucs qu’ils ont égarés, sont en pamoison devant sa légèreté intense comme un baiser.

 

Mon âme, ma belle, brille pour moi, s’il te plaît !

Comme dans « Peau d’âne » sort tes robes de satin, tes brillances et tes dentelles avant que nous ne partions, ensemble vers un nouvel ailleurs. Lila

 

 

 

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