De la Structure de l’Orgueil à la Liberté.

Publié le par lila

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L’Orgueil est un état d’esprit, donc un mode de fonctionnement du cerveau qui interprète toutes les informations venues de l’extérieures sur le mode de la « conversion à soi » : le monde n’est plus libre d’exister en lui-même, il est interprété selon ce qu’il peut apporter à celui vers qui il vient.

L’Orgueil s’apparente à des œillères géantes posées sur l’aura, des filtres teintés de la couleur dont l’humeur du sujet est remplie. Parfois rose, si son cœur aime, parfois grises ou noires si son âme est attristée et pleine d’amertume.

La perception objective du monde s’en trouve altérée : la réalité n’existe que selon les contraintes vécues par le sujet, lui-même joué par sa conscience du moment. Se sent-il bon, alors le monde doit le lui faire remarquer et lui renvoyer cette image flatteuse qu’il se porte à lui-même.

On voit bien que l’œil mental est tourné à analyser l’impact du sujet sur le monde, en quelque sorte, l’Orgueil fait croire au sujet que le monde existe parce qu’il y vit, lui : sans son regard, personne n’aurait eu besoin d’exister ! D’ailleurs, si le sujet ferme les yeux, il suppose que le reste à cesser d’exister, puisqu’il ne le voit plus…

Un autre type d’orgueil consiste à se faire voir du monde, à s’en sentir une extension : c’est le concept de « sans moi, le monde n’est plus autant … » Si « je » n’existais pas, il faudrait m’inventer …Combien de gens se font prendre à ce « je » ?

Que l’on se sente le centre du monde, ou bien une extension de son pouvoir, on est toujours prisonnier d’un carcan mental, d’une « obligation d’existence », avec la sensation étrange d’avoir un œil posé sur soi en permanence…cela crée une tension, un besoin d’être à la hauteur des espérances qui tantôt viennent de cette dignité imposée, ou d’une soit disant pression extérieure et d’un modèle dans lequel il faut entrer. En réalité le monde réel est plus libre que les concepts ne le font croire.

Lorsque l’on comprend le formatage ovoïde de l’orgueil, où l’œil mental est tout-puissant, on cherche tôt ou tard à savoir s’il existe un monde en dehors de cette bulle. Curieusement, en descendant de ses prétentions, ou en glissant en dehors de cette obsession d’être vu de soi ou des autres, il se passe une chose étonnante et brève : on glisse dans la liberté. Une liberté du cœur et de l’énergie. De fait, ni le corps ni l’esprit ne sont plus obligés de plier sous le joug des corvées imposées. Certes, le monde reste le même les histoires de hiérarchies et de formatage vissent les yeux intérieurs des gens sur eux-mêmes petites carcasses imbues d’elles-mêmes mais notre œil sur le monde et sur notre Soi a changé : la liberté ne s’explique pas, elle est libre par elle-même, se nourrit d’aucune nourriture qui alimentait l’orgueil, ne voit pas le monde comme séparé du sujet ou de la Vie : le courant de la Force entraîne vers toujours plus d’horizon, sans que jamais rien n’arrête le regard, sorti de lui-même, Il se remplit du monde mais ne le juge pas. Lila

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