D’ores et déjà

Publié le par lila

Je suis triste et en colère, pourtant malgré ces émotions humaines négatives qui me traversent comme tout un chacun, l’espérance et la certitude que tout est juste guide mon âme.

En ce moment les motifs d’inquiétude sont nombreux, c’est à croire que personne ne s’aperçoit de l’intensité et des conséquences gravissimes de ce qui vient : décortiquer  les problèmes n’écarte pas le danger. 

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L’argent n’est pas ce qui manque dans la société mais il n’est pas dans les mains de ceux qui en ont le plus besoin. Cette société s’achemine progressivement vers un monde à 2 vitesses, où une frange de la population va être intégrée, participative, bien nourrie et une masse de gens accumulent les frustrations et les handicaps sociaux  pour protéger des structures désuètes et une lenteur d’un autre temps, nous allons perdre en un clic, tout ce qui stabilisait la société car psychologiquement nous sommes à la veille  de basculer dans l’abîme et quelques- uns veulent encore nous faire croire qu’un long chemin de croissance s’ouvre à nous ?

Avant de donner à l’usure financière (la vente de crédits) les droits de dominer la vie humaine, nous avions un avenir. Et tant que les emprunts seront plus chers au cœur du monde que l’établissement d’une société évoluée et en bonne santé, nous laisseront filer les dernières chances. Le monde va vivre mais notre mode de vie est déjà mourant, ce qui signifie que bientôt les maladies de la pauvreté et de la misère vont ressurgir. La barbarie ne sera plus seulement une impulsion passagère mais un moyen de soumettre des quartiers à des gangs organisés. La sectarisation deviendrait-elle un nouveau modèle de sécurité intérieure? Un blocage de "l'intérieur" des quartiers qui sert à séparer les mondes : le système des castes serait-il réactualisé?

On peut penser que j’exagère alors que je suis  bien en dessous de la vérité, mon objectif n’étant pas d’affoler. 

Ayons une vue d'ensemble : si la France est faillitaire, elle ne peut plus sécuriser les crédits qu’elle-même a contractés pour sauvegarder la monnaie européenne et consolider les pays du sud de sa zone -tandis que nous nous engagions sur nos deniers, l’Allemagne s’est renforcée peut-être pas pour notre bien-  Or rien ne dit que la création forcée d’un fond européen qui rachète les dettes des uns et des autres pour fournir un nouveau socle de sécurité en cas d’impondérable sera assez solide pour empêcher la dévaluation si le jeu de la Deutch Bank avec la Banque Centrale Européenne n’est pas clairement dénoncé, les petits jeux des amis de l’Allemagne n’étant pas forcément les nôtres.

 

L’Amérique n’est pas en reste. Dévitalisée par la crise des subprimes à laquelle il faut ajouter les emprunts Obama pour mettre en place les engagements de sa politique sociale et les ultimes destructions causées par les aléas du climat (et vont largement aggravés la situation jusqu’à créer une rupture -probable- avec la Fédéral Bank, lancée par les lobbies républicains dépités. Si le gouvernement est déclaré sous tutelle, impuissant à continuer ses engagements, et que l'état est désolidarisé de sa structure financière, comment éviter l’immersion dans une crise mondiale puisque tous les partenaires commerciaux des Etats-Unis seront contraints d’acheter leurs dettes qui ne cessent d’augmenter ?

http://www.les-crises.fr/category/crise-economique/

 

Jusqu’à présent la Chine semblait le seul pays encore en pur développement financier et économique, mais son point faible est qu’elle est dépendante du pouvoir d’achat de ses clients, comme toute entreprise. Réduire un pays à la méga-production ne le rend pas seulement indispensable et intégré mais hyper-vulnérable aux marchés. Certes, tant que l’argent circule et que les gens ont de quoi acheter, ils cherchent à gagner sur le coût de revient, mais aujourd’hui, la Chine n’est plus un pays de pauvres exploités soumis, et les pays susceptibles d’être pauvres et exploitables ne sont pas dotés d’une main d’œuvre suffisamment éduquée…nous sommes rendus devant un non-sens : les produits vont coûter plus chers car la main d’œuvre est aussi consomm’actrice, elle sait que son pouvoir réside dans son pouvoir d’achat et l’argent pour produire et investir ne sera pas disponible puisqu’il est engagé dans des produits financiers coupés de l’économie réelle.

Tant que l’argent réel est considéré sur les mêmes bases que les crédits –qui sont de simples promesses de remboursements-  les institutions financières sont susceptibles de vivre un clash faute de circulation d’argent ; lorsque tout le monde est appauvri, toutes les consommations baissent, c’est déjà le cas mais cela va s’aggraver-  La richesse des banques n’est pas suffisante pour que la société soit en bonne santé, encore faut-il que les différents circuits s’alimentent les uns les autres. La recapitalisation des banques par les états et la sécurisation des crédits contractés par le passé ne seront pas suffisantes pour alimenter l’économie d’aujourd’hui puisque les besoins de développement et de reconstruction vont s’ajouter aux pertes et ne seront plus compensées par des bénéfices, c'est le principe de récession dans lequel nous venons de nous engager réellement.

Les pays semblent encore en bonne santé, les banques semblent se bien porter car personne n’a osé réévaluer leurs acquis déclarés sur la réalité concrète : les projections et les analyses ont été faites sur des bases qui ne sont peut-être plus valables et les approximations liés à la confiance dans le système dureront-ils pour dépasser l’état de crise ?  Telle est désormais la question. Lila

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Publié dans philosophie

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