Les limites

Publié le par lila

Notre société est entrée dans la phase de reconnaissance de ses limites de contrôle et d'organisation.
Il y en a qui s'affolent à ces mots, pensant que le chaos est proche.
Et il y en a d'autres, comme moi, qui y voient une formidable opportunité de recentrer nos comportements et de se réadapter vers le mei
lleur.

Il s'agit désormais de comprendre d'une manière différente : l'individu -qu'il soit une personne, une nation ou un état- ne peut plus aller jusqu'où ses désirs le ménent. Nous allons devoir sortir de l'idée que notre libérté vaut mieux que celle des autres.
Jusqu'à présent, il y avait toujours un territoire, un marché ou une personne à conquérir, mais aujourd'hui les états comme les personnes désirent être respectés. La conquête devra donc se transformer en reconnaissance, en échanges de savoir-faire et en alliances d'autonomies.

Ceux qui croient qu'il s'agit de traiter une crise de confiance ont du chemin à faire, il y a longtemps que l'égoîsme et l'individualisme sont les maîtres-mots pour réussir. Comment faire confiance à quelqu'un qui donne plus de valeurs à son interêt, à son bien-être plus qu'à celui des autres? Croyez-vous que la réduction du confort va rendre les individus plus "partageurs"? A priori, non.

 De plus, les limites ne sont pas uniquement financières ou d'ordre économique, elles sont aussi atteintes en matière de médecine, d'éducation et de découvertes scientifiques au niveau le plus pointu...mais également dans le domaine des rencontres amoureuses ou des relations sociales. Que peut-on encore apprendre ou faire socialement qui n'ait été déjà fait dans d'autres siécles? La comédie humaine décrite par les penseurs des lumières est encore d'actualité, nous nous répétons et cela est devenu lassant.

Il faut une nouvelle façon de percevoir et une volonté de comprendre notre monde d'une façon inusitée, incrée jusqu'à présent....mais qui est pourtant à l'intérieur de chaque être humain depuis le début, comme un potentiel à germer.
Ce n'est pas une crise dont il s'agit ; c'est d'un changement de psyché collective.
Il faut repenser les statuts des individus et deséxualiser les rôles, cesser de concevoir l'âge comme un aspect de respectabilité ou de sagesse. Il y a des personnes qui ont beaucoup vécu et peu appris! Et d'autres dont la profondeur de vision n'attend pas les années. Regarder avec des yeux neufs, des yeux qui n'ont pas souvent servis : les yeux du Coeur ne transigent pas avec les faits, mais ils mettent en perspective et adoucissent les jugements.

Il faut comprendre qu'une vie humaine n'est pas uniquement destinée à travailler ou produire.
Il faut comprendre et accepter qu'élever des enfants ne dépend pas seulement des familles mais aussi de la disponibilité de la société pour son futur.

Il faudra remettre la tolérance à l'honneur dans les relations locales et internationales. Oublier pendant une période les besoins de guerre afin de permettre aux générations oubliées par les guerres d'hier ou d'aujourd'hui de rattrapper leur retard en developpement et en éducation.
Le monde de demain se construit aujourd'hui, autour de soi, au quotidien.

Si -par malheur- nous ne trouvions pas de nouveaux chemins, notre monde disparaîtrait, et toutes les connaissances stockées dans nos genes, dans les cristaux et dans les mondes virtuels (appelés mondes psychiques) devraient recommencer à partir de notre échec.
L'Esprit a l'éternité devant Lui. Il n'est pas pressé de réussir, Il sait que tôt ou tard nous sortirons du Labyrinthe d'excentricités que nous avons crées pour mieux connaître la vastitude de nos possibilités créatrices.

La Terre est un lieu de "Je". Un espace où ceux qui y naissent peuvent faire l'expérience de leurs limites afin de mieux gérer leurs véritables forces, celles qui existent au-delà du Temps, dans l'infini de leur essence originelle. 
Mais cet infini ne peut exister comme tel s'il ne trouve pas un moyen de se reconnaître, alors ils existent des mondes "finis"ou "denses" pour que les choses immatérielles puissent s'exprimer sous une forme plus concentrée, plus "exactes".

Tant que nous concevons le monde comme extérieur à nous, nous ne nous y impliquons pas, et alors, nous ne sommes que des passants ou des voyeurs.

Lorsque nous commençons à nous engager dans ce monde selon notre vision, il semble que ses lois nous asservissent, et nous contraignent, nous avons le sentiment d'être abusés par des forces extérieures à nous-mêmes qui nous poussent dans des expériences parfois loin de notre idéal d'autant que l'énergie nécessaire pour exister dans ces conditions est difficile à conserver, on finit par se sentir vieux et dépassé et alors la tentation de se laisser porté par les évenements devient la plus forte. Et résister ne fait pas exister dans la durée.

La troisième voie consiste à s'engager avec ceux qui nous complétent. Quand bien même nous ne pourrions leur faire confiance, nous pouvons au moins faire confiance à leurs tendances naturelles...puisque nous ne sommes pas nés pour changer ce que nous sommes, mais pour le révéler. Chaque vie est une chance d'expression des potentiels de l'Esprit. L'Esprit ici, signifie germe de connaisance en expansion. La Terre est une gigantesque serre de créateurs, de guerisseurs, d'experts en toutes les matières divines. La situation actuelle est un moyen de prendre conscience de ces choses de manière individuelle et collective, et que cette conscience "mondiale" soit suffisante pour rompre nos habitudes psychiques et exister selon des modéles différents.
 C'est notre regard sur les gens, sur nous-mêmes, sur ce que nous appelons "les problèmes" que nous devons changer.
Tous ceux qui en sont capables ressentent au fond d'eux-mêmes un grand soulagement, ce n'est pas la crise qui nous réjouit, c'est ce qu'elle cache de positif.
Après tout, les Livres des grandes traditions, les "voix de l'Esprit" en quelque sorte, avaient annoncées que nous devions grandir collectivement et accepter de renoncer à notre égoïsme pour exister à un niveau "supèrieur".

Concrétement, la situation ressemble de plus en plus à ce qui a été annoncé....et même ceux qui ne croient en rien de spirituel finissent par se poser des questions!
La peur des lendemains qui déchantent se lit dans beaucoup de regards.

Le monde ne va pas exploser, ni se dissoudre.
Les gens resteront des inconnus, si vous ne leur adressez pas la parole...mais, dans le cas où vous acceptiez de les reconnaître, vous pourriez découvrir des perles posées sur votre chemin.  Ce qui compte aujourd'hui n'est pas le temps, nous sortons des exigences de ce type pour entrer dans le monde de l'Etre.

Qu'est-ce que Etre? Et bien, c'est quand on sait à quoi l'on sert pour sa famille, pour son cadre social, et dans le cadre de l'Esprit.
Curieusement, nos talents s'expriment simultanément dans les différents cadres, avec plus ou moins de bonheur....et Etre, c'est précisément quand nos fonctions nous remplissent de Joie.

Que savez-vous faire qui vous remplit de joie? Que faites-vous et qui ne vous lasse pas, parce que justement, c'est ce que vous faites de mieux?

Il y a ceux qui encadrent, ceux qui soignent, ceux qui projettent et créent, ceux qui protégent, ceux qui nourrissent, ceux qui transmettent, ceux qui appuient et donnent du poids. Et tant d'autres peut-être....
A chacun "son rayon" et comme chaque rayon est aussi une couleur, nous vivons -sans le savoir - dans un monde en multicolor ; des limites, encore des limites, jusqu'où irons-nous?....il nous faut décidément, pousser nos limites de perception ! Lila

Publié dans philosophie

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valou25 25/02/2009 19:28

coucou lila,et bien que dire de plus... ya du travail en tout cas. pourtant je m'aperçois que certaines personnes spirituelles sont appelées vers un travail plus dans leur valeur et lâchent leur ancien mode de vie et trouvent ou retrouvent le plaisir, par contre les autres restent encrées dans leur matérialisme et coulent... bon courage à toivalou25