2012 : tout est dit et après?

Publié le par lila

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J’aurais adoré vous faire peur et participer de tout mon cœur à ce grand capharnaüm médiatique et psychologique  sur 2012 et la « fin du monde »- c’est un manque d’opportunisme de ma part et je devrais être désolée de louper le coche mais en réalité, je suis stupéfaite, étonnée jusqu’à l’ébahissement que les vieux trucs de peur cauchemardesque fonctionnent alors que par ailleurs de vrais changements bénéfiques et transformateurs sont oubliés et laissés de côté, nous sommes au début d’une nouvelle ère, à l’aube d’un nouveau développement. 2012 est l’occasion d’enterrer la peur de l’Enfer parce que nous avons à de nombreuses reprises enfreintes les Règles naturelles.

Les prédictions des médiums d’avant la première guerre mondiale (avant 1914) avaient énoncés que nous connaîtrions de grands changements, que nous nous éloignerions de la Nature pour construire un monde différent ; pour eux, cette séparation entre l’Homme et la Nature était la représentation du mal incarné, et c’est vrai que les machines à vapeur étaient d’étranges visions pour des gens simples. Avec le modernisme et le confort, sont entrés dans nos vies la notion de plaisir et de jouissance du corps. Cette idée semblait une perversion impossible avant que l’on ne délaisse les corsets, les guêpières et autres instruments de tortures ordinaires destinées aux femmes, et que les machines en tout genre commencent à nous aider dans les tâches les plus difficiles. Pour des gens éduqués dans la rigidité des structures religieuses   -le corps en lui-même était une perversion et la sensualité restait la cause de la perte du paradis. 

Le cinéma et la photographie, les sports ainsi que de nouvelles définitions de nos objectifs de vie mettent en valeur le corps et certaines âmes pensent que le retour à  un équilibre vertueux devrait nécessairement se produire à la façon décrite pour les « villes du péché » Sodome et Gomorrhe, anéanties par la « colère de Dieu ». Pourtant, à l’heure numérique, les fanatiques du chaos  essayent encore de nous affoler  avec le passage à l’an 2000 et, puisque cela n’a pas buggé comme prévu, ils se rabattent sur une autre date butoir : le 21 décembre 2012.

Nous n’avons pas  besoin d’une date pour considérer les changements incroyables et miraculeux qui se manifestent dans le monde qui nous entoure : en quelques décennies nous avons grandement  changés de manière d’être, de penser, de consommer, de voyager, de communiquer et de vivre. Nous sommes entrés -sans nous en rendre compte- dans un autre monde et ce n’est que le début d’une nouvelle aventure où tous les peuples prennent conscience de leur place, de leurs droits et peut-être un jour, de leurs limites.

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Au travers du 19éme et du 20éme siècles les sciences ont jouées le rôle de locomotive pour promouvoir un nouvel état d’esprit, une autre approche de notre écosystème planétaire, de notre humanité. L’Homme s’est aligné sur le rythme effréné de la machine, petit à petit nous avons appris à être indépendants les uns des autres et à nous dégager des anciennes allégeances : -au temps et au vieillissement, aux saisons, aux lieux  et aux méthodes de culture : les produits des hémisphères vont et viennent avec rapidité dans les airs. Nous sommes devenus des citoyens libres de parler, de nous émouvoir, de nous décontracter, de voyager.  Nous vivons dans un monde qui a  réussi à dominer ce qui lui faisait peur comme la famine, les maladies et les handicaps : on peut dépasser l’infertilité, greffer des organes y compris le cœur, reconstruire des visages, rendre la vie aux morts ou conserver les gens dans les limbes du coma. On sait qu’il sera possible de cloner des êtres entiers et en attendant les recherches permettent de cerner certains des codes du génome.

Grâce à tous nos instruments de recherche nous reconstituons  petit à petit l’histoire réelle de notre planète, de ses humanités et des espèces qui se sont succédées au fil du temps mais personne n’a d’idée pour mieux définir notre avenir.

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En moins de 30 ans les dictatures politiques se sont dissoutes au profit des tendances contemporaines d’égalité des sexes, des droits individuels et du commerce.  Le monde cloisonné  en « murs politiques » a volé en éclats depuis 1986.  En s’ouvrant à une autre vision du monde, les populations ont commencé une longue marche vers plus de bonheur individuel. Toutes ces choses vues de près semblent détruire l’environnement, pourtant si certains modes de vie très anciens disparaissent, cela permet d’envelopper le monde d’une plus grande douceur et d’une abondance plus régulière. Il faut désormais apprendre à vivre selon l’abondance sans la gaspiller, en respectant la diversité des propositions multiples qui sont nées de cette ère de transition, où toutes les rencontres entre les peuples ont lieu.  Aujourd’hui les clans de tous les continents peuvent s’émanciper de la douleur de vivre et peut-être cela crée-t-il un sentiment d’injustice chez ceux qui ne verront pas l’aboutissement de ce nouvel âge d’épanouissement.  Certaines zones du monde sont habitées par des populations très jeunes où l’éducation et les chances semblent moins évidentes mais partout les zones urbaines  ont évoluées

Cette période est précieuse : nous fermons une ère  où le sacrifice était devenu le symbole de l’Honneur et du respect du Bien commun pour ouvrir le temps d’un épanouissement des sens, des sentiments et de la Grâce. Désormais nous devrions refermer les dossiers de l’esclavage, des guerres, des contrôles arbitraires sur les femmes, les enfants et les espèces vulnérables.  Des victoires doivent encore être remportées sur les mentalités anciennes mais le temps, la connaissance et la conscience sont nos alliés. Eduquer, expliquer, rendre responsable permettra peu à peu d’établir de nouvelles évidences : l’homme et la femme sont égaux bien que différents. Les animaux sont intelligents, émotifs et conscients, les plantes sont pleines de secret et renferment des trésors.

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Nous vivrons vieux, dans un monde douillet si nous le désirons vraiment, alors apprenons dès à présent à Etre heureux ensemble. Ce bonheur  ne nait pas des acquisitions matérielles et des conforts nouvellement apparus mais aussi de la reconnaissance de notre héritage sensible et du droit d’exprimer les vérités de notre âme individuelle et collective : de notre droit de vivre en paix.

Cette âme collective s’exprime à travers la communion médiatique : bonheurs,  avancées et drames collectifs font notre nouveau terreau, pour une histoire moderne différente où vivre sur la Terre signifie partager des émotions et des préoccupations communes, tout en étant soi, librement.  Lila

Publié dans philosophie

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Valentine :0056: 23/12/2012 15:00


C'est très juste ! D'ailleurs la "date-butoir" n'était-elle pas celle du solstice d'hiver ? A chaque solstice d'hiver son renouveau, fêtons-le donc avec la joie qu'il mérite, et grosses bises à
toi en cette occasion (puisque Noël en fait encore partie !).

Evelyne 20/12/2012 10:32


Le "Meilleur des Mondes", quoi !

lila 20/12/2012 13:49



C'est vrai que les femmes doivent se montrer de plus en plus "pneumatiques", que vivre en couple durant de longues années passe pour être une hérésie, que l'on considèrera bientôt que "faire un
bébé" vaut aussi bien qu'adopter un enfant et que les strates de la société sont mieux "gérées" par des gens aux QI pré-selectionnés, même s'ils manquent d'empathie. L'humanité est peut-être en
train de perdre ce qui lui a permit de survivre jusqu'à présent : la qualité d'aimer et le goût de protéger ses semblables. Si chacun se considère "unique", et plus précieux que les autres, alors
le risque est de vivre dans un monde froid, calculateur et hiérarchisé par la valeur que l'on dépense pour se mettre en valeur. L'argent, le temps et les artifices prévalent sur le Coeur, la
fraternité et les mouvements collectifs.


Vers quel avenir voulons-nous aller? C'est à nous de le décider Maintenant, car plus tard, cela ne sera plus possible.