Le passage à l'âge adulte

Publié le par lila

Il y a quelques jours, je me suis fais un tirage de cartes qui me disait en résumé : "relies-toi à tes racines familiales, elles t'apporteront la force énergétique qui te manque pour entrer en pleine puissance".

Puisque c'était juste avant Paques, et que nous allions nous promener pas très loin de là où je ne suis pas née, nous avons profité de l'occasion pour faire un crochet et nous arrêter là où petite mes parents et mes grands-parents m'emmenaient me promener : sur la plage.
Le vent du Nord faisait danser l'eau vert clair - petite je croyais être une siréne parce que j'ai les yeux de la couleur de cette mer.
Comme des caisses naufragées, mes souvenirs revenaient en vrac, images, phrases, tout un fatras d'énergies qui revenaient sans filet se prendre dans mon esprit, qui aussi froid et lucide que le vent, faisait un tri d'une main glaciale sur ces émotions et ces comportements passés. Je comprenais ce que l'on avait voulu me transmettre, mais parfois cela ne correspondait pas à mes valeurs d'aujourd'hui.
Derrière toutes ces veilles affaires, je cherchais le point d'apprentissage : que pouvais-je tirer de ces brocantes? Et, un chemin s'est dessiné : l'amour est l'apprentissage essentiel qui se cache derrière les préjugés et les séparations.
On apprend l'amour aussi par le manque!

Pour m'aider à classer mes idées j'avais eu le reflexe de faire un tri dans mes armoires, et une fois ce classement effectué je savais où se trouvaient mes propres valeurs émotionnelles, mes intentions étaient plus claires et structurées dans mes cellules, je pouvais donc compter sur une force énergétique plus solide.
J'avais à peine terminé cet épisode, qu'un sage à la mise hindoue me sussurra à l'oreille lors d'une méditation : "la véritable humilité est d'accepter ce que la vie te donne".

La nuit suivante des rêves prenaient le relais.
Chaque rêve me presentait un scénario absolument plausible, avec des ressentis d'ordre réel.
Le premier rêve m'amenait à vivre des circonstances où je perdais des relations affectives importantes pour moi. Et où de nombreuses "vérités" sur mes faibleses m'étaient révélées à travers un passage dans des circonstances difficiles.
Le deuxième rêve m'amenait à reconnaître ma valeur humaine et mes instincts propres, en me faisant vivre une initiation chamanique auquelle j'étais invitée par des Indiens Lakotas rencontrés à un Pow Wow.
Ce deuxième scénario était si réaliste que je ressentais toutes les transformations physiquement, et que le lendemain j'étais aussi courbaturée que si j'avais vraiment vécu demi-nue pendant des jours dans les forêts canadiennes!

Ces deux scénarios s'inscrivent dans mes "possibles". Mais il est bien évident que nous avons le choix, lorsque la vie nous propose des situations de les vivre réellement ou simplement d'en tirer l'essentiel et de passer à autre chose.
Pour ma part, j'ai préféré faire les changements utiles "avant" d'être confrontée aux situations qui, si elles sont enrichissantes, ne sont pas forcément faciles à vivre.
Les choix que j'ai pu faire autrefois : de vivre des hauts et des bas, de vivre "inténsément" (c'est-à-dire émotionnellement dans ce cas), ne sont plus mes nécessités aujourd'hui.

Depuis j'ai pris des mesures pour changer ma posture sur quelques détails, mais qui font en quelques jours toute la différence dans ma façon d'être respectée.
Et surtout j'ai intégré (compris avec mes tripes) que nous devons éduquer chaque partie de notre etre. Après avoir construit notre volonté, il nous faut sortir des schémas émotionnels désuets, puis trier les énergies qui nous constituent depuis notre origine physique, agrandir et rénover nos liens énergétiques avec la Nature sauvage et instinctive et pour parfaire et solidifier le travail, renforcer le "double" fait d'énergie vitale.

Nous sommes libres de choisir la manière dont nous réagissons à ce que la vie nous propose. Mais l'humilité est de reconnaître qu'à aucun moment la Vie ne nous punit par des circonstances difficiles, ce sont nos propres énergies non reconnues qui nous aménent à faire des apprentissages, qui pour être véritablement compris, et donc "transmissibles par nos génes" doivent se transformés en circonstances physiques.

Dés lors, si notre vie ne nous convient pas, il n'est pas nécessaire d'accuser ses parents, son éducation ou les circonstances : c'est à nous de reconnaître et de trier....ce n'est pas facile tous les jours, et après? Malgré tout
 ça vaut la peine! Lila

 


Publié dans Expériences vécues

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