Ce morceau de texte est l'introduction à une expérience
bien plus palpitante et représentative de la perception multi-dimensionnelle. Je souhaite que vous compreniez que les visions archétypales (fée, animal-totem) sont des étapes
préparatoires à l'acceptation d'une autre conception de la réalité, bien plus "atomique" et scientifique.
Dans mes livres de découvertes, j’avais trouvé des indications pour faire des voyages d’explorations
intérieures. Je savais que pour obtenir certaines guérisons nous pouvions faire appel à des archétypes, des grandes formes-pensées bénéfiques, qui possédaient le pouvoir de transmettre de
l’énergie positive. Que c’était cela « prier ».
Alors, je demandais pour ma quête intérieure, l’aide d’un animal –guide.
Une belle ourse, se présenta dans mon esprit et elle m’emmena avec elle dans mon subconscient.
Ainsi, au lieu d’expérimenter quelques jours de noirceur, je passais par une purification surprenante car
elle eut lieu en rêve ; durant trois jours je fis le même rêve qui était à chaque fois la continuation logique de la nuit précédente, et où j’appris à utiliser la baguette magique du
« Verbe créateur ».
Mon rêve commençait ainsi : guidée par l’ours j’étais arrivée dans une maison dont certaines pièces
étaient très sales – notamment les caves- il me fallait laver et repeindre complètement ces espaces immenses et crasseux jusqu’à la nausée où des poissons primitifs et dangereux vivaient
dans des piscines d’eau noire et épaisse comme du bitume, le conduit d’évacuation de la douche était obstrué par une immense éponge glissante et tentaculaire comme une méduse géante, les murs
étaient saturés de moisissures : tout était affreux de crasse et j’avais tout juste trois nuits pour rendre l’ensemble pimpant et rayonnant comme un spa ! Pour m’aider j’avais une fée
magnifique, habillée comme une princesse de taffetas et de voiles rose, et une ribambelle de lutins de toute taille. Mais aucun ne pouvait faire de travail si je ne lui demandais pas
clairement.
Ainsi j’appris à demander de l’aide, à nommer les tâches à accomplir et à utiliser mon intention pour faire
des miracles. Avec mon imagination j’avais réussi une purification totale des lieux sans prendre la brosse ou le balai et le résultat dépassait mes espérances !
Suite à cette découverte du pouvoir des mots combiné à l’intention je refis consciemment un vœu très
ancien ; celui de voir la « vraie réalité ».
J’avais retrouvé mon entrain, mes
objectifs et j’incorporais à ma vie la méditation analytique le jour et la méditation du ressenti, le soir.
La méditation analytique est aussi appelée « la traque ».
Il s’agit de remonter le fil de nos pensées pour comprendre d’où provient une idée, une émotion. Cette
recherche permet de mettre de l’ordre dans nos idées, dans notre vie et de se détacher des concepts obsolètes. C’est un peu comme faire le tri avant un déménagement. Cette méditation utilise la
partie gauche et rationnelle du cerveau.
La méditation du ressenti est appelée : « le Rêve ».
Elle permet de prendre conscience de nos tensions physiques, de donner de la valeur à nos sentiments, à nos
ressentis physiques et à faire la Paix en nous-mêmes par le vide et la douceur. Cette méditation utilise notre réceptivité par l’hémisphère droit.
En alternant les deux méditations, mon cerveau s’habituait à créer des ondes harmonieuses qui créaient un
« pont » d’ondes cérébrales de basses fréquences, qui me permettait d’ouvrir mon esprit à d’autres niveaux de compréhension.
Trois semaines plus tard, alors que je me concentrai pour entrer en méditation avant de m’endormir, un
guide ressemblant à une rosace de cathédrale par sa forme et ses couleurs jaune, vert, bleu royal et rouge, présentées en roues virevoltantes et émettant des vagues de compréhension comme autant
de bras fluides et chaleureux, apparut sur l’écran de mon esprit. Il m’expliquât qu’il élèverait mes vibrations pour que je puisse m’étendre en cinq niveaux de perceptions différents et
simultanés mais qu’avant toutes choses nous devions nous rendre dans un sanctuaire de purification par l’Amour.
Je me retrouvai traversant l’espace et le temps et j’arrivais dans un lieu inimaginable tant il était beau
et vivant : mon corps d’énergie était baigné par une brise fraîche et régénératrice à chaque inspiration. Nous allions dans un palais fait d’une
matière claire comme le cristal et vibrant de vie. Partout des cascades, des petits ponts, des paysages à la fois colorés et translucides, et une sensation enivrante d’exister par l’amour et pour
l’amour.
Après ce voyage éclair et fantastique nous nous trouvions de nouveau au-dessus de mon lit et soudain je
perçus cinq niveaux d’échanges énergétiques qui existaient là où je vivais.
D’abord, je pris conscience de l’infra monde ; cet état de conscience qui est la réalité de ceux qui
vivent en volant, trichant, mentant, leurs visages sont laids et leurs traits bestiaux, l’air qu’ils respirent est visqueux et fétide à cause de la violence et de la haine qui se dégagent d’eux,
c’est en quelque sorte la porte de l’Enfer.
Au dessus de cet état se trouve la Vallée des Perdus, où errent ceux qui ne sont pas
conscients d’être morts et ceux qui n’ont plus d’espérance en une vie meilleure. C’est une prairie grise, sans fin où les gens ont l’œil perplexe de ceux qui ne retrouvent pas le chemin : il
n’y a ni sons, ni couleurs, ni odeurs, l’air est dense et mouillé comme par des milliers de larmes, climat chagrin de la solitude éternelle ; c’est la réalité des dépressifs et des
suicidés. C’est la réalité que j’avais atteinte dans mes moments d’égarements.
Ensuite, il y a la réalité ordinaire, celle dans laquelle nous interagissons quand nous nous sentons
écrasés par le poids des réalités matérielles, par le rythme de l’extérieur et les exigences du monde, par l’excès de contrôle.
Dans cette réalité les couleurs sont souvent pâles ou salies, le temps passe lentement et s’étire sans
enthousiasme. Il n’y a pas d’Amour mais des attachements, des contrats et des possessions, des routines et des obligations limitatives. C’est la réalité des gens qui ne « peuvent pas »
changer les choses ou s’investir avec enthousiasme dans leur vie. C’est une forme de prison mentale, émotionnelle ou énergétique.
Enfin, au-dessus se trouve une réalité alerte et joueuse, où tout est vivant et vibre de musiques, de
bruissements et de couleurs flamboyantes. Dans cet état de conscience tout semble rapide, léger, diversifié ; c’est la réalité des désirs réalisés, et de l’interpénétration de l’Esprit dans
la matière dense, celle à laquelle nous accédons lorsque nous sommes amoureux, que rien ne semble impossible, comme une ivresse qui tourne la tête. C’est la réalité des jours de fête, des
mariages heureux, c’est la dimension des Fées de mon enfance, et des rencontres importantes pour notre Destinée, celle où apparaissent l’inspiration et les solutions idéales pour nous. Lorsque
nous sommes capables de vivre dans cette réalité, nous sommes « vrais » et spontanés, notre vie prend un nouveau départ à chaque instant. Nous sommes épanouis.
Et puis il y avait enfin le point de conscience vers l’Unité.
Dans cette réalité les atomes ressemblent à des soleils distants les uns des autres. Mon
guide m’emmena me promener à travers les systèmes solaires qui constituaient la table de ma salle-à-manger, je passais en conscience à travers le
canapé et dans tous les meubles et les murs de mon appartement. A chaque fois, je savais différencier la matière qui constituait la réalité matérielle, ainsi l’énergie qui constitue la mousse du
canapé n’était pas aussi dense et verticale que celle qui servait pour édifier les murs. A chaque matière correspondait une pensée « moule » qui lui permettait de conserver l’énergie
dans la forme choisie et d’être perçue par nos sens. Chaque énergie était marquée d'un sceau, l'équivalent d'un brevet technique. Dans cet espace gigantesque, illimité, j’avais la
compréhension cellulaire de vivre hors du Temps, je comprenais le sens du terme « immobilité
dans le mouvement » : aucun bruit d'abord, et puis un rythme tranquille comme le battement d’un cœur au
repos. Mon guide avait changé d’apparence, les couleurs qui le constituaient étaient devenues plus brillantes, pastelles et iridescentes, et elles se transformaient en sons aussi harmonieux et
doux que ceux d’une harpe. Ces sensations sont reprises dans le film Abysses.
D’ailleurs chaque atome transmettait cette sensation d’harmonie, de cohésion et de paix
véritable. C’était comme regarder la Voie Lactée lors d’une chaude nuit d’été ; Immensité, Paix, et dans la nuit noire des millions de lumières qui bougent et scintillent dans un
mouvement immobile. C’était absolument fantastique !
Il me fallut six heures pour m’éveiller de ces sensations le jour suivant. Je tournais et retournais
incrédule dans mon appartement, touchant chaque meuble, palpant les murs comme si je cherchais à passer les mains à travers, rien de tout cela n’était réel, rien n’avait de consistance, en fait
c’était la force mentale de millions d’âmes qui rendait solide la matière ! Mon appartement coquet dont j’étais si fière quelques jours auparavant semblait désormais être une grotte
sombre et antinaturelle. L’illusion était si énorme !
Comment était-ce possible qu’autant de gens acceptent de souffrir pour défendre une illusion ?
Les jours qui suivirent furent douloureux, je ne pouvais pas m’arrêter de pleurer, mais cette fois ce
n’était pas pour me plaindre, ni faire la victime, c’était de compassion, parce qu’enfin je me sentais solidaire de cette humanité souffrante et que je savais qu’il me faudrait faire quelque
chose pour que d’autres se réveillent.
A partir d’alors, j’orientai mon jeu de tarot de manière métaphysique et scientifique plutôt que
psychologique, pour éveiller la conscience, je voulais associer les connaissances scientifiques à la mystique pour unir notre conception de la matière à l’Amour.
Et depuis, j'ai approfondi jusqu'à l'écoeurement et l'extase ces notions. Depuis l'Enfer de la cruauté
aux sentiments de pur désespoir à ceux de Pure Compassion, d'Unité par l'Amour guérisseur. Entrer sur l'infiniment petit ou accéder aux super-chakras cosmiques : ce n'est pas cela qui améne la
guérison, c'est la vibration.
Etre, c'est vibrer sa
Nature, Etre un maître c'est être capable de moduler la puissance selon la capacité de l'environnement à en prendre le meilleur. Y a du
boulot! Il est encore
long le chemin... La patience fait plus que force ni que rage. Lila
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