Rebirth

Publié le par LilaLuz

Rebirth

 

Cela a commencé dans la nuit du 19 septembre, je me suis réveillée soudainement prise de contractions si intenses que je n’arrivais plus à respirer. Tandis que je mordais mon oreiller pour ne pas réveiller la maisonnée et reprendre mon souffle, je pris le temps d’analyser la tension : elle n’était pas physique, mon corps ne ressentait aucune douleur, il gisait un peu replié mais l’origine de cette immersion venait d’un fœtus qui recevait l’ordre de se positionner dans le canal de naissance.

En tant que membre du genre féminin il m’arrive d’accompagner avec mon corps énergétique les spasmes ou les trop fortes tensions des futures jeunes mères, cela ne m’étonne plus de recevoir des contractions sans raison physique, j’ai pris l’habitude de le faire depuis tellement d’années que cela fait simplement partie des facettes de mon travail de coaching, j’y prête attention mais cela ne m’empêche pas de vivre ma propre vie. Cependant, quand il s’agit d’une personne en cours d’accouchement, je reçois une image d’elle dans la situation et je comprends ce qu’il faut transmettre à la mère ou au bébé mentalement ou énergétiquement pour que les choses se passent bien. Je ne suis pas sage-femme, je suis « médiatrice des douleurs » pour les femmes avec lesquelles j’ai des contrats d’âmes, cela fait partie du service de la Bien-Aimée Qwan Yin ou de la Vierge Marie. C’est une fonction accessible aux empathes clairsensibles, dans le bouddhisme on nomme cela « bodhisattva ».

Mais cette fois-ci la douleur continuait même après la prise de conscience, elle s’est accentuée et précisée autour de mon ombilic…d’ailleurs… qu’avais-je à ressentir un cordon ombilical ? Dans l’ombre de mes mains se trouvait un cordon, assez gros, accroché à mon corps fœtal…il m’arrive souvent de me trouver en fusion de conscience avec d’autres personnes, surtout lorsqu’elles se posent une question morale ou religieuse importante pour la santé de leur âme, donc le fait de vivre momentanèment avec des pensées qui ne m’appartiennent pas ne me gêne pas, dans la mesure où j’identifie la provenance et le type de questionnement j’y réponds avec bienveillance sans en avoir l’air, puisque c’est «la voix intérieure » de la personne qui lui répond, en respectant ses ressentis et ses contradictions intimes. En pistant l’énergie de la conscience du fœtus, je me suis retrouvée impliquée presque physiquement dans l’entièreté du processus, repliée en boule, l’estomac bloqué par les jambes…ce type d’implication spécifique est la marque d’une mémoire personnelle, ce n’est pas seulement un « point commun » énergétique ou psychique avec quelqu’un et cela exige une posture mentale « molle », c’est-à-dire de bien respirer et de laisser passer le souvenir en ne s’y accrochant pas avec des questionnements personnels.

Dés lors, j’ai suivi le cours des évènements en assumant d’être « au cœur » du vécu, je me suis centrée et j’ai écouté ce que ce fœtus-moi avait à me révéler mais sans m’attacher à sa blessure, à ses peurs existentielles…ma tête s’est enfoncée en boule dans les oreillers et j’ai senti la forte poussée des jambes de ce double éthérique miniature pour aller vers sa naissance, en sentant ses minuscules jambes pousser mon estomac, déjà ma conscience se dédoublait sous la douleur venue du passé, produisant le réveil de ma conscience de veille ; mon ventre recevait les spasmes de la contraction de l’intérieur et mon corps tout entier ressentait le voile du placenta autour de lui, collé, j’étouffais presque et bientôt il faudrait être encore plus compressée. J’étais morte de peur. Je me réveillais consciemment pour respirer vraiment.

Quand la peur m’eut complètement sortie de mon demi-sommeil, je n’ai pas compris immédiatement ce que je venais de vivre, j’étais simplement désolée d’avoir encore écourté ma nuit…déjà pas si longue !

Le lendemain j’étais dans un état endolori, je me sentais fiévreuse au niveau du thymus mais je ne ressentais aucune douleur physique, seulement le sentiment d’avoir le chakra du cœur à l’envers, avec une forte pointe douloureuse dans le thymus et je ressentais du vague à l’âme comme on dit, l’impression étrange de passer à la machine au moment de l’essorage. Mon cœur était trempé à l’intérieur, dégoulinant de larmes que je ne pleurais pas ; physiquement je n’étais ni malade, ni triste mais apparemment mon corps émotionnel n’avait pas dû faire ses lessives depuis longtemps ! A la fin de journée je n’ai pas attendu 21 h pour dormir profondément, d’aucuns diront « comme un bébé » !

En ce second jour, après une nuit époustouflante de sérénité tout était normal…mais je ressentais des douleurs partout. A ce point, on n’en tient plus compte, parce que ce ne sont pas de « vraies » douleurs, ce sont les toxines des crispations émotionnelles et étheriques du jour précédent qui refont surface et sont matérialisées dans le corps physique, cherchant à être conscientisées et éliminées. Il faut boire beaucoup d’eau, sortir se promener, faire des choses plaisantes  autant qu’on le peut et ne plus y penser. Nouvelle nuit magnifique…jusqu’au moment où une énorme araignée me mord violemment dans la nuque …puis sur la tête, après m’avoir paralysée je la sens fière d’avoir « eu sa proie » En la regardant dans ses double paires d’yeux une question m’est venue : pourquoi moi ? Le rêve était tellement réaliste que mon cou a ressenti la morsure et s’est contracté, alors je me suis réveillée. Sur le moment, j’ai échappé à la crise de nerf, de fait elle s’est manifestée lors de mon atelier de yoga, quelques heures plus tard…en plein exercice je me mets à pleurer à chaudes larmes comme un enfant abandonné. J’ai l’habitude des variations d’humeur lorsqu’il y a de grands bouleversements terrestres mais là, c’était vraiment le « gros chagrin » d’un très jeune enfant. En tant qu’adulte je trouve un peu étrange cet aspect de l’âme humaine ; les pleurs servent normalement à évacuer les tensions du système nerveux qui perturberaient la réception d’informations, mais chez les jeunes enfants, les pleurs sont aussi un moyen de communication complexe. Alors, analyser les pleurs, les nôtres ou ceux des autres est intéressant dans la mesure où ils expriment les émotions et les sentiments les plus purs qui ont été blessés ou trahis. Le plus dur dans ces circonstances est de rester objectif car on est tenté de se reapproprier les sentiments comme s’ils étaient encore actifs, comme s’ils étaient encore « nous », alors qu’ils sont passés et ne représentent pas ce que l’on a choisi d’être.

Ce petit texte, intime je le conçois, sert à illustrer la Nouvelle Lune et les fameux « lâchers prises » de nos vieilles valises…on n’imagine pas le nombre de cochonneries qui traînent dans nos placards subconscients ou cellulaires ! C’est fou ce que l’on emmagasine ! Alors un peu de courage et de la patience pour finir de faire le ménage. Namasté ! LiLa

 

 

 

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