Intégrer la Conscience à la Matière.

Publié le par LilaLuz

Intégrer la Conscience à la Matière.

 

Les changements qui sont en cours m’indiquent le chemin vers la Matière. Il ne s’agit pas d’aller vers la matérialité ou le matérialisme, quoi que cela n’ait rien d’étrange sur une planète où tant d’énergie reste sous la forme de roches et où l’esprit est fasciné par la géométrie naturelle des pierres. La gravité attire la conscience et formate l’esprit en habitudes qui nous appellent à désirer l’Ordre jusque dans nos pensées, encadrant l’air qui nous traverse, par des pulsions de stabilité qui se transforment en désirs matérialistes. On cherche à suivre le courant de l’énergie, fluide et léger,  traversant avec amour et créativité la mode, la déco, les découvertes technologiques ou médicales. Ces nouveautés que nous nous procurons, alimentent la certitude d’appartenir au groupe des initiés, à l’élite capable de pister cette intuition matérielle, de matérialiser le don d’Abondance. Grâce aux créations, nous approchons les êtres capables du prodige de matérialiser leur énergie-pensée, leurs émotions, en formes psychiques puis en objets : ils réussissent à transmuter des concepts éthérés en choses ; en nous saisissant de l’objet  nous redevenons des mages, mais ce n’est qu’une illusion nous conduisant à emmagasiner toujours plus d'objets dont la quantité achève de nous accabler.

La conscience étherique m’a servi au départ comme transition vers le sol et la « gravité » de la condition humaine. Elle m’a ouvert les portes des mondes naturels et féeriques, l'éther imprègne les êtres de sa douceur et unifie toutes les strates de vie en une seule Unité, en un grand Manteau caressant la Terre, lui donnant sa capacité nourricière.  Mais il a fallut vivre -malgré toute l’aide de l’éther- les différentes nuances de la gravité humaine ; par les drames et l’inévitable, l’injuste et les pleurs, l’impardonnable et toutes ces choses que l’on vit sur Terre pour éduquer notre Conscience.  

Je suis passée par la Conscience de l’eau. J’en ai reçu le sens de l’immensité, de la vastitude des formes et l’instinct de vie, ensuite j’y ai trouvé la profondeur et de la fluidité des mots, puis encore la capacité de lire les mondes psychiques, de les goûter sans m’y noyer, la joie des torrents jeunes, la transparence du temps immuable, la mémoire du vivant. La Conscience de l’Air m’a appris à accepter les tempêtes et les délires du ciel avec la même tempérance que les brises délicates ; les passions intérieures, les frustrations ou les emprises extérieures, les colères, les conflits, les murs d'impuissance aussi hauts que les tornades ne doivent pas faire plier ni enfermer le cœur de l’être : l’air enseigne la Liberté d’être Soi, chacun habite son espace intérieur et celui qui le peut, occupe aussi avec conscience l’espace qui l’environne…

Qu’enseigne la rencontre de conscience avec la Matière ? La structure planétaire, la structure des singularités et la nature chimique ou subatomique des particules élémentaires. La matière est à la fois Singularité et Multiplication, diversité et complémentarité, l’union et la fusion, la transformation. La matière est à la fois Vide et Densité selon la science avec laquelle on la regarde. La matière ne transporte pas, elle émigre, se mute, impose ses décisions au plus grand nombre. Si la Terre tremble, vous obéissez…et vous redevenez serein seulement lorsqu’elle s’apaise. Sentir l’onde de la Terre sous vos maisons, comme si elles étaient posées sur un tapis volant, donne le sentiment à notre conscience autant qu’à notre corps d’être minuscules et invisibles, à peine plus importants que des cloportes et pourtant méritant de vivre. Cette prise de conscience conduit à l’Humilité, à la reconnaissance de la puissance réelle des éléments. La Matière exige nos forces pour être domestiquée : forces physiques, psychiques ou spirituelles.  Transmuter c’est mettre sa conscience en osmose avec un élément puis tel un caméléon, organiser sa propre structure sur le diagramme de l’élément, respecter sa géométrie,  sa chimie intérieure, s’y poser et puis le déstabiliser pour retrouver la particule de lumière. Intérioriser la Matière  en y projetant sa conscience et s’unir à lui, comme on le ferait avec un soleil. Derrière chaque structure se trouve un gardien de la Forme, comprendre en soi et s’unir au Sel de l’Univers, à l’universel. Je suis Iridium, je suis carbone, je suis silicium…combien d’autres éléments contient-on? LiLa

Publié dans Expériences vécues

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