Du leadership pyramidal au leadership collégial

Publié le par LilaLuz

Du leadership pyramidal au leadership collégial

Lorsque l’on parle d’un changement de société, la moitié des gens aspirent à ce changement et l’autre partie la craint. Le changement qui s’opère actuellement n’est pas une révolution sanglante en devenir, un affrontement civil ou militaire. Il s’agit d’une nouvelle organisation des pouvoirs décisionnels.

Les peuples et les entreprises étaient –jusqu’à présent- gouvernés d’une manière pyramidale, avec un chef unique ou un conseil d’administration représentatif d’une stricte autorité décisionnelle. Or la tendance actuelle est à l’autonomie des personnes, à la prise de responsabilités pour soi-même plutôt qu’à une ligne directrice collective institutionnelle.

La vie et les choix des gens deviennent le nouveau modèle de la société, où chacun décide de son parcours et de ce qu’il va faire de son énergie : au final, cela entraîne une nouvelle manière de vivre, de travailler et de penser sa vie et ses droits, augmentant le besoin d’entraide entre les personnes tout en conservant un fort besoin d’autonomie individuelle. La meilleure façon de combiner ces 2 directions opposées que sont l’individualisme et la vie en société est la collégialité : la prise de décision par les « conseils » et les centres associatifs d’où la mise au monde d’un grand nombre d’association avec des objectifs variés et bien implantés dans la vie de la société.

Lorsqu'elle donne de l’importance à sa vie, à son énergie, la personne s’implique dans la société pour chercher le mode de vie qui lui correspond. Cela induit une nouvelle organisation du temps et de l’espace de vie, autant que des espaces de travail et des habitudes pour prendre des décisions en relation à cette nouvelle intégration de Soi dans le monde.

L’objectif de ces changements recherché par tous et à tous les niveaux de l’économie ou de la société est l’économie de temps, d’énergie et d’argent pour concevoir le meilleur mode de vie, de production et ainsi conserver des espaces de liberté et d’épanouissement personnel à chacun.

Ce n’est pas un programme politique mais une direction collective où chacun à son niveau contribue par ses choix de tous les jours. Manger sain, s’occuper de son bien-être et de sa santé, optimiser son temps et ses talents, choisir plutôt que subir à tous les niveaux d’implication sont les aspects qui font se transformer la société patriarcale hiérarchisée et autoritaire en une autre société, plus pragmatique, technique, et économiquement moins consommatrice (à terme) avec une implication des citoyens marquée et une collégialité locale, nationale, continentale et mondiale établissant des « cercles d’influence » pour différents types de décisions plutôt que des lignes d’opposition franches et marquées entre des hiérarchies doctrinaires.

Si l’on regarde la société sous l’angle de ces cercles décisionnels, on s’aperçoit que cela permet de conserver des productions locales agricoles ou artisanales, des fonctionnements collectifs nationaux ou internationaux d’échanges et d’implantations tels qu’aujourd’hui. La société n’est pas en train de s’effondrer mais d’évoluer vers une collégialité induisant de la bonne volonté et des comportements d’intégration plutôt que d’exclusion.

Définir ce en quoi l’on croit et défendre des valeurs personnelles, vivre selon ces principes tout en s’inscrivant dans un modèle collectif qui les reflètent c’est ce que l’être humain à toujours fait mais cette fois, les populations ne désirent pas « obéir » mais choisir et vivre en donnant plus d’importance à la vie plutôt qu’à l’argent ou à l’Idéal. Savoir vivre, bien vivre, mieux-vivre sont les maîtres mots de cette société de l’épanouissement global. LiLa

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