La douceur de vivre

Publié le par LilaLuz

La douceur de vivre

Lorsqu’on évoque Paris - en France ou à l’étranger- on imagine les promenades sur les ponts de Seine, les croissants et les pâtisseries chargées de crème dans les cafés, le luxe de la joaillerie et de la haute-couture, le charme des rues pavées où des personnalités ont construits leurs palais, le romantisme, l’amusement, le calme du Champs de Mars au petit matin, les lumières des péniches posées le long des berges et la tour Eiffel éclairée de tous ces feux la nuit. Même si on râle parfois des embouteillages, c’est aussi un moment de jubilation où l’on peut admirer le paysage et faire corps avec Paris. Etre parisien est un privilège puisque même les jours de pluie font décor de cinéma. Alors, Paris ville de l’amour et de la liberté tombée dans les griffes de la folie islamique ? On a des difficultés à croire que la France soit entrée dans la tension des guerres moyenâgeuses du Moyen-Orient, inéluctablement. Ces jours de haine et de tristesse ont été douloureux pour tous les français, beaucoup d’entre nous en porteront longtemps les séquelles physiques ou psychologiques, injustement.

J’ai toujours pensé que les humains, malgré leurs diversités seraient tous amenés à évoluer dans une voie de tolérance mais, je me pose aujourd’hui la question de nos différences. Qu’est-ce qui différencie notre pays des autres ? C’est sans aucun doute la douceur de vivre. Cette qualité nous est venue autant du climat que de l’habitude d’aimer. Aimer la terre qui nous porte et nous nourrit, aimer Dieu aussi sous une forme humaine et vulnérable dans la figure du christ ou de Marie, authentiques de vérité, compatissants malgré les trahisons humaines.

Je me suis aperçue que notre culture française et laïque est vraiment chrétienne dans ses valeurs profondes, bien que nous ne soyons pas tous chrétiens, nous réalisons au quotidien, et au travers des valeurs universelles portées par la laïcité, notre chrétienté universelle. Nous sommes vraiment fraternels, ce n’est pas une utopie, nous défendons vraiment l’égalité des droits pour ceux qui sont sur notre territoire et dépendants de nos administrations, nous avons chacun le droit d’exprimer nos idées - aussi farfelues soient-elles- dans la mesure où nous respectons les lois et les personnes. Nous avons acceptés -après l’usure des guerres- que le respect devienne la base de notre relation à l’autre, cela n’est pas venu du jour au lendemain, c’est une décision collective qui fut longue à mettre en place et qui nous rends fiers lorsque nous réussissons à récolter la paix.

Sans nous en rendre compte, nous vivons selon les valeurs très anciennes et très pures, ce qui nous rend parfois un peu naïfs ou utopistes sur l’amélioration de l’Humanité. Nous voyions le monde à travers nos propres conquêtes physiques, morales ou intellectuelles or elles sont nombreuses car patiemment, une génération après l’autre, nous avons intégrés ce qui vient d’ailleurs pour l’amélioration de l’ensemble. Nos paysages et notre gastronomie sont le résultat du travail, de la persévérance et de la Foi en l’humain, en ses forces, en son histoire, en ses talents. Nous sommes riches de nombreuses ressources, car nous sommes aussi économes, structurés, organisés mais cette solidité ne se démontre qu’en ultime nécessité, lorsque notre cœur est touché, que l’idée que nous nous faisons de la vie est abîmée.

Il peut sembler, à nous voir vivre si légers et libertins, que nous n’avons pas de profondeur ou de véritables valeurs, pourtant nous sommes des résistants. Certes, nous n’aimons pas la guerre car pour nous, c’est une perte inutile de temps et d’énergie, nous l’avons suffisamment vécu sur les 1500 ans scellant notre passé. Qu’aurions-nous donc à gagner, puisque nous avons déjà la mer et les montagnes, 5 semaines de vacances, des aides de santé, l’éducation et la technicité de la modernité? Qu’aurions-nous à désirer qui ne soit pas déjà dans les pensées de nos artistes, de nos créatifs ? Nous sommes en avance, car nous avons intégrés à nos vies l’idéal auxquels les autres aspirent.

Si la France, ne recherche pas systématiquement la nouveauté ou les changements c’est parce que certains d’entre eux représentent une régression. Nous voulons avancer sans revenir sur nos pas, nous avons abandonnés les carcans, les préjugés sur ce qu’il faut dire ou faire pour plaire aux gens et être aimés de Dieu. Nous avons découverts collectivement que le véritable amour est dans l’acceptation de la Vie qui nous est donné : ni les honneurs, ni la bravoure ne sauraient mieux couronnés une vie que la Douceur de Vivre.

Une pensée spéciale pour tous ceux qui dédient leurs vies à sauver et protéger celles des autres. MERCI. Lila

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